Le numéro un européen des technologies spatiales vient de signer un contrat avec le fabricant allemand de satellites OHB System.

Objectif : développer et fabriquer les systèmes de propulsion biergol qui équiperont les satellites Meteosat de troisième génération.

mily: Arial">
Satellites d’imagerie et de sondage Meteosat de 3e génération - ESA /P. Carril

mily: Arial">Astrium (groupe EADS) vient de signer avec l’ allemand OHB System, filiale du groupe OHB spécialisée dans les satellites, un contrat portant sur la livraison des systèmes de propulsion des six satellites Météosat de troisième génération du programme MTG (quatre d’instruments et d’imageries et deux de sondage) prévus pour être lancés à partir de 2017. Un programme conjoint de Eumetsat et de l’Esa piloté par unconsortium dont le chef de file est le français Thales Alenia Space et OHB un partenaire majeur. Pour ce programme, Astrium, lui, a développé un système de propulsion unifié (Unified Propulsion System, UPS) comprenant un module de propulsion pré-intégré complet

mily: Arial">Selon les termes du contrat passé avec OHB System, le numéro un européen des technologies spatiales se chargera de la conception initiale, de la production, de l’intégration et des tests de ces sous-systèmes complets sur son site de Lampoldshausen (Allemagne), spécialisé dans le développement et la fabrication des systèmes de propulsion chimiques biergol. L’opération y mobilisera un quarantaine de collaborateurs dont l’objectif sera de livrer le premier système de propulsion complet au premier trimestre 2015.

Dans le détail, les systèmes de propulsion pré-intégrés seront équipés d’un moteur principal délivrant 400 Newtons de poussée et de 16 petits propulseurs chimiques (d’une puissance de 10 Newtons chacun) destinés au contrôle d’orbite et d’attitude. L’ensemble sera alimenté par deux réservoirs de 925 litres d’ergols : l’un contenant de l’hydrazine (MMH) et l’autre du tretroxyde d’hydrogène (NTO). Une fois séparé du lanceur, le satellite sera ainsi placé en orbite géostationnaire (36 000 km d’altitude) par le moteur d’apogée qui consommera environ 80 % des ergols. Les 20 % restants seront utilisés, durant les 13 années de mission, par les 16 propulseurs pour maintenir le satellite sur sa trajectoire orbitale exacte et pour d’éventuels ajustements.

A cette fin, Astrium fournira donc la structure du satellite nécessaire à l’intégration de l’UPS, installera les réservoirs d’ergols et d’hélium, ainsi que le moteur d’apogée, la structure du satellite – un cylindre central d’environ trois mètres de haut – et les petits propulseurs. Puis la filiale d’EADS soudera tous les conduits, modules et réservoirs au système, avant de se charger de l’ensemble du câblage et des essais finaux.


Écrit par Arielle GONCALVES
agoncalves@lesechos.fr
| 09/07 | 18:54 LesEchos.