<font color="#333333">mily: Arial">Accord Canal+/beIN Sports : voici ce que pourrait être les futures offres avec toujours une offre à 12,99€ par mois chez Free


mily: Arial">Le 18 février dernier, Canal+ avait annoncé un projet d’accord pour commercialiser beIN Sports. Bien évidement, ce projet reste soumis à l’avis de l’Autorité de la concurrence qui rendra sa décision fin mai. En effet, le gendarme de la concurrence serait très attaché à ce que beIN Sports puisse être proposé en solo. Avant d’attendre l’éventuel feu vert, les deux groupes planchent déjà sur les futurs abonnements.
D’après les informations de BFM Business, bonne nouvelle, car le pack beIN Sports sera toujours accessible en one shot au même prix. Soit toujours 12.99 euros par Free, 14 euros par mois chez Orange, 14,99 euros par mois chez SFR et 13,99 euros par mois pour Bouygues Télécom. Interrogé par Univers Freebox concernant une augmentation du tarif de beIN Sports chez Free comme les autres opérateurs, Free n’a pas encore répondu à notre demande mais selon le plan commercial (détaillé ci-dessous), le tarif restera le même.
Idem pour l’abonnement sur PC ou Tablette via la marque beIN Sports Connect : 13 euros par mois sans engagement et 12 euros par mois avec un engagement de 12 mois.
Le projet vise surtout à augmenter la base d’abonnés de Canal+. Les consommateurs qui s’abonneront à la fois à beIN Sports et Canal auront une ristourne de 3 euros par mois. Encore mieux, une promotion supplémentaire sera offerte la première année allant de 7 a 20 euros par mois.
Les analystes restent cependant sceptiques. Pour que cela engrange un maximum d’abonnements, il aurait fallu obligatoirement souscrire à Canal pour avoir accès a beIN Sports comme c’est déjà le cas pour Eurosport. "Sans réelle exclusivité, l’accord attirerait finalement peu de nouveaux abonnés à Canal. Cela détruirait de la valeur", craignent les analystes d’Exane BNP Paribas.
Le projet d’offre commerciale :

  • beIN Sports seul : 13 euros par mois sans engagement (14 euros chez SFR Numericable, Bouygues Telecom et Orange)
  • beIN Sports Connect (accès sur PC) : 13 euros par mois sans engagement ou 12 euros par mois avec engagement de 12 mois
  • beIN Sports + CanalSat pack 100% sport (Eurosport, MCS...) : 13 euros par mois la première année puis 20 euros par mois, avec engagement de 12 mois
  • beIN Sports + CanalSat Panorama : 24,9 euros par mois la première année puis 34,9 euros par mois, avec engagement de 12 mois
  • beIN Sports + Canal Plus les chaînes : 34,9 euros par mois la première année puis 49,9 euros par mois, avec engagement de 12 mois
  • beIN Sports + Canal plus les chaînes + CanalSat pack 100% sport : 39,9 euros par mois la première année puis 59,9 euros par mois, avec engagement de 12 mois
  • beIN Sports + Grand CanalSat : 59,9 euros par mois sans les chaînes adultes ou 65,9 euros avec les chaînes adultes, avec engagement de 12 mois
  • beIN Sports + Canal Plus ou CanalSat : tarif actuel de Canal Plus ou CanalSat + 13 euros par mois sans engagement (ou 10 euros avec engagement de 12 mois)



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Découvrez la lettre de Vincent Bolloré à ses collaborateurs de Canal pour expliquer sa stratégie


Ce matin se tenait à L’Olympia l’Assemblée Générale des actionnaires du groupe Vivendi. Vincent Bolloré a expliqué sa stratégie et a adressé une lettre à tous ses collaborateurs.
Dans ce document auquel Ozap a eu accès, Vincent Bolloré explique que Vivendi ne peut pas risquer de voir une des filiales historiques françaises les entrainer dans la faillite. En effet, le groupe Canal+ ayant un endettement supérieur à 1 milliard, Bolloré indique que Vivendi ne pourra pas mettre indéfiniment la main à la poche. Il indique que 20 personnes ont été remplacées "avec des conditions financières très honorables", tout en regrettant l’impact médiatique : "Dans toute autre société, le changement d’une équipe de 20 personnes sur 8 000 aurait été banal ; chez Canal+, le retentissement médiatique a été malheureusement considérable. A cela s’est ajoutée une campagne sur une censure présumée, totalement injustifiée car Canal+ est l’un des groupes de médias où les responsables sont les plus libres aujourd’hui".
Vincent Bolloré revient aussi sur le bashing médiatique sur les programmes en clair. Selon le président de Canal+ , les abonnés ont droit, avec ce qu’ils payent mensuellement, d’avoir accès en priorité à des programmes de qualité : "Il est donc naturel de rechercher à avoir ces contenus dans l’offre Canal+. J’espère de toutes mes forces que l’accord entre Canal+ et beIN Sports, essentiel, aboutira car le sport reste le contenu le plus attractif pour nos abonnés qui sinon, inexorablement, se désabonneront en grand nombre, mettant en cause l’existence-même de Canal+".
Vincent Bolloré se veut confiant pour l’avenir et tente de rassurer ses collaborateurs : "Je sais que la période est difficile et que le "bashing" quotidien peut en faire douter beaucoup et inquiéter chacun. Mais lorsqu’une entreprise comme Canal+ voit les piliers qui ont fait ses succès s’effondrer et ses pertes s’accumuler par centaines de millions d’euros, il n’y a qu’une seule solution pour s’en sortir : c’est de poursuivre notre travail avec courage, confiance et détermination".
La lettre en intégralité :
Nous travaillons depuis moins de deux ans à transformer Vivendi, qui était devenu une holding financière, en un véritable groupe industriel intégré dans les contenus. Face à la culture américaine et à la culture asiatique, la culture européenne vaut la peine d’être développée et peut même être exportée en Amérique, en Asie, en Afrique. Vivendi peut être l’acteur clé de ce beau projet.
C’est toujours bien d’avoir une idée, une stratégie, mais pour la transformer en réalité, en réussite, il faut tout d’abord des équipes. C’est ainsi que nous pouvons compter, avenue Friedland, siège du groupe, sur des gens compétents, dynamiques et solidaires : Arnaud de Puyfontaine, Hervé Philippe, Stéphane Roussel, Simon Gillham et Frédéric Crépin, et bien d’autres. Cette équipe a su finaliser les cessions d’actifs au meilleur prix : GVT au Brésil, le solde de Numericable - SFR, le solde d’Activision Blizzard. Près de 3 ou 4 milliards ont pu être accumulés par rapport à la valeur d’aujourd’hui !
Nous avons pu aussi avancer dans notre stratégie :
- Conforter la musique avec Universal Music Group, le numéro 1 mondial, sous la direction talentueuse de Lucian Grainge. La musique est le premier contenu, le plus important pour les audiences sur les plateformes digitales - c’est un immense atout pour notre groupe.

Mettre le cap sur le Sud, en partenariat avec les télécoms, et Mediaset en Italie et en Espagne.

Retourner dans les jeux vidéo.

Développer le " live and talents ".

Prendre une participation dans la Fnac.

Développer des contenus et du digital avec Studio+, Watchever et Dailymotion.

Cette stratégie offensive se met en place pas à pas.Malgré ces avancées positives, nous ne pouvions risquer de voir une de nos filiales historiques françaises nous entraîner dans sa faillite. Canal+ a été créé il y a 30 ans par Havas, sur qui La Générale des Eaux - Vivendi avait fait une OPA pour en prendre le contrôle.
Canal+ a toujours connu une vie mouvementée : un lancement avec "tambours et trompettes" vite suivi par des rumeurs et un risque de faillite. Puis une période de gloire, puis des pertes colossales (déjà 500 millions). Puis un redressement. Puis à nouveau une période difficile à cause de la concurrence de TPS qui, racheté très cher par Vivendi, permettait à Canal+ de connaître encore de belles années. Puis l’arrivée de beIN Sports et autres Netflix entraînant les chaînes Canal+ dans des pertes considérables – 180 millions en 2014, 250 millions en 2015, 400 millions d’euros pour 2016 !
Face à cette terrible situation, l’équipe de Vivendi a accepté de faire son devoir en s’impliquant dans une tentative de redressement. D’abord, afin d’intervenir sans contestation, Vivendi a dû racheter les minoritaires mécontents : Lagardère et la SECP - cela a coûté la bagatelle d’1,5 milliard d’euros ! En effet, Canal+ est un mélange de 5 activités bien distinctes, dont une seule présente un grand danger, les actionnaires minoritaires des autres activités auraient légitimement bloqué toute aide inter-activités :
- Canal Overseas, qui dispose d’équipes remarquables et solidaires dans le monde entier sous l’autorité de Jacques du Puy, représente 1,5 milliard de chiffre d’affaires et dégage un bénéfice positif de près de 250 millions d’euros.
- Studiocanal, dirigé désormais par Didier Lupfer, dispose d’équipes compétentes et dégage un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros ainsi qu’un bénéfice d’environ 50 millions d’euros, grâce à l’un des plus beaux catalogues de films d’Europe qui est chaque année complété par la production de nouveaux films.
- CanalSat, dirigé désormais par Jean-Marc Juramie, achète des chaînes de télévision à des tiers (Disney, Eurosport, Lagardère) et les diffuse avec succès puisque son bénéfice est supérieur à 250 millions d’euros pour 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
- Les chaînes Canal+, dirigées désormais par Gérald-Brice Viret, fabriquent des programmes en achetant sport, cinéma, séries, documentaires et émissions. Elles devraient réaliser un chiffre d’affaires d’1,5 milliard d’euros mais 400 millions de pertes cette année.
- Enfin, les chaînes gratuites, dont D8 et D17, sont en train de gagner leur pari de l’audience et de la rentabilité. Cependant iTélé perd des sommes importantes : - 16 millions d’euros en 2014, - 20 en 2015 et - 24 prévus en 2016, alors qu’arrivent deux nouvelles concurrentes aux actionnaires puissants : LCI de TF1 et France Info de la télévision publique.
utre iTélé, c’est évidemment sur les chaînes Canal+ France que doivent se concentrer nos efforts. En effet, le groupe Canal+ ayant un endettement supérieur à 1 milliard d’euros n’obtiendra pas de Vivendi, dont 70% du capital est détenu par des fonds étrangers, de mettre indéfiniment "la main à la poche".
Comme toujours, le premier pas a consisté à choisir une équipe capable de faire face à cette hémorragie. Outre la compétence - bien sûr essentielle - il est souvent nécessaire de faire venir du "sang neuf", car les personnes déjà impliquées ont du mal à modifier profondément le travail qu’elles faisaient auparavant. Si un jour dans le groupe Bolloré, en Bretagne - à Dieu ne plaise - il fallait faire un plan d’économies, je serais le moins bien placé pour le faire, étant trop attaché aux personnes et aux usines que j’ai contribué à embaucher ou construire.
C’est ainsi que dans la direction, 20 personnes ont été remplacées - croyez-moi, avec des conditions financières très honorables - et une nouvelle équipe a été constituée autour des "anciens". Maxime Saada, en tant que Directeur Général, et Grégoire Castaing, comme Directeur Financier, ont apporté leurs compétences et leurs connaissances de la maison au Directoire présidé par Jean-Christophe Thiery et qui comprend Jacques du Puy. Cette nouvelle équipe commence à travailler ensemble et je ne doute pas de son succès.
Dans toute autre société, le changement d’une équipe de 20 personnes sur 8 000 aurait été banal ; chez Canal+, le retentissement médiatique a été malheureusement considérable. A cela s’est ajoutée une campagne sur une censure présumée, totalement injustifiée car Canal+ est l’un des groupes de médias où les responsables sont les plus libres aujourd’hui.

Il y a 4 mois, j’avais annoncé à l’Olympia ce que nous voulions faire : investir pour redonner à Canal+ sa puissance et son attrait, et nous le faisons ! Nous investissons dans les programmes pour les abonnés... On parle beaucoup de nos programmes en clair mais nos abonnés ont droit, avec ce qu’ils payent mensuellement, d’avoir accès en priorité à des programmes inédits et intéressants.
Pour le sport, dirigé avec talent par Thierry Cheleman, tout est déjà joué entre aujourd’hui et 2020, et beIN Sports possède l’essentiel des droits qui nous intéressent. Il est donc naturel de rechercher à avoir ces contenus dans l’offre Canal+. J’espère de toutes mes forces que l’accord entre Canal+ et beIN Sports, essentiel, aboutira car le sport reste le contenu le plus attractif pour nos abonnés qui sinon, inexorablement, se désabonneront en grand nombre, mettant en cause l’existence-même de Canal+.
Pour le cinéma, nous avons rattrapé fin 2015 les 4 millions d’euros de retard pris auparavant, et investi même plus, montrant ainsi notre soutien à cette création essentielle tout en offrant des films pour nos abonnés. Nous avons aussi développé avec Studio+ un grand nombre de séries courtes. Mais Canal+ n’est pas seulement un robinet à films. Il faut éditorialiser davantage, assumer les choix, les coups de coeurs. Nous investissons en France et à l’étranger dans Mars Films, Bambu ou Iroko.
Pour les émissions, nous avons investi dans Banijay, le 3ème groupe mondial de contenus (après les n°1 et 2 détenus par nos concurrents Murdoch et Bertelsmann) et soutenu des talents ramenés ou découverts par notre efficace équipe de Vivendi Talents. Le digital, le live et l’international vont également représenter des investissements importants avec les plateformes Watchever et Dailymotion, qui permettront de faire connaître nos contenus partout.

Enfin, la Direction Marketing et Commerciale - dirigée par Frank Cadoret, fort de sa longue expérience chez SFR - a lancé un plan de transformation dont le succès est crucial. L’exploitation des data va être mise en oeuvre, et Francine Mayer qui dirige nos régies publicitaires, va également développer nos diversifications. Mais investir ne veut pas dire ne pas faire attention aux dépenses exagérées. Ainsi, la décision de ne pas dépenser les millions d’euros habituels au Festival de Cannes a été prise, tout en augmentant nos investissements sur le dispositif cinéma sur place et en supprimant les dépenses de fêtes - relations publiques - et chambres avec vue sur mer. Dans cette période difficile, nous faisons le choix d’investir dans des programmes pour nos abonnés. Nous allons continuer à réduire ce qui est inutile et à réinvestir dans les contenus pour nos écrans.
De même, le Directeur des Achats a revu l’ensemble des contrats avec nos fournisseurs, qui pendant longtemps ont profité du groupe Canal+. Ce sont des signes forts d’une volonté de réduire les coûts dans tous les domaines.
Je sais que la période est difficile et que le "bashing" quotidien peut en faire douter beaucoup et inquiéter chacun. Mais lorsqu’une entreprise comme Canal+ voit les piliers qui ont fait ses succès s’effondrer et ses pertes s’accumuler par centaines de millions d’euros, il n’y a qu’une seule solution pour s’en sortir : c’est de poursuivre notre travail avec courage, confiance et détermination.
Ainsi, Canal+ pourra participer avec fierté au succès de tout le groupe Vivendi.


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Vincent Bolloré estime que la validation du partenariat avec beIN Sports par l’Autorité de la concurrence est une condition de survie de Canal+


Ce matin, lors de l’Assemblée Générale de Vivendi, Vincent Bolloré a alerté ses actionnaires de la santé financière fragile de Canal+, faisant la validation du partenariat avec beIN Sport une condition de survie.
L’homme d’affaire a estimé que Canal traversait une période de faillite, avec 264 millions d’euros de pertes en 2015 et une estimation de 400 millions d’euros en 2016. Vincent Bolloré estime hériter des problèmes de la précédente direction et se voit en sauveur tout en nuançant ses propos : "Si à un moment, on n’a pas l’autorisation de distribuer beIN, si les pertes continuent, on sera obligé à un moment d’arrêter le robinet. Vivendi ne pourra apporter indéfiniment de l’argent à Canal+".
Le critiques ? Bolloré s’en moque. Il est conscient qu’à Canal il n’est pas très populaire. Il ironise d’ailleurs sur la situation : "Evidemment, à Canal, je ne suis pas populaire. Là, il y a Cannes qui arrive en mai. C’est délicieux Cannes au mois de mai : la Croisette, les olives, la mer bleue... C’est sûr que quand on dit aux gens, vous n’êtes plus 469 à partir mais 50, oui, vous n’êtes pas populaire. C’est sûr".
Source : Ozap