Le dernier jour de vie pour les télés privées sera pour le 31 décembre. Ennahar TV, Echourouk TV, El Djazairia TV, Hogar TV et Dzair TV ont officiellement reçu une réponse du ministre de la Communication, le 29 décembre, concernant le renouvellement de leur accréditation.
Ainsi, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a annoncé que les autorisations attribuées aux chaînes de télévision privées émettant en offshore seront prorogées après la date de leur expiration (31 décembre 2013). «Ces autorisations seront prorogées dans l'attente de l'entrée en vigueur de la loi sur l'audiovisuel et de la mise en place de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel», a précisé le ministre en marge d'une rencontre à Alger sur la carte nationale de journaliste professionnel.
Le ministre du secteur avait indiqué, déjà lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, que la loi sur l'audiovisuel, adoptée par le Conseil des ministres, sera soumise au débat durant l'actuelle session parlementaire, réfutant, ainsi, toutes les spéculations autour d'un éventuel report. Pour de nombreux observateurs, ces télévisions sont tolérées car elles servent une cause: donner la parole au peuple et à certains leaders de l'opposition. Une mission de service publique que l'Entv n'était pas autorisée à offrir. En fait, ces télés privées qui ne dérangent pas pour autant le système politique, survivent à une mondialisation qu'elles gèrent très mal. Il y a quelques jours, deux télévisions privées qui n'étaient pas accréditées par le ministère de la Communication n'ont pas survécu à la mondialisation audiovisuelle. Al atlas TV, a libéré ses journalistes suite aux différends avec son principal actionnaire, Hichem Bouallouche et son directeur, Tarek Yahiaoui. Les deux hommes ont convenu de faire un break pour tenter de régulariser la situation financière et administrative de la chaîne.
D'ailleurs, le principal actionnaire Hichem Bouallouche est à Paris pour tenter de régler les choses et éventuellement relancer la chaîne le 1er février. Pour de nombreux observateurs, cette chaîne ne sera relancée que pour les besoins de l'élection présidentielle et elle ne roulera que pour un seul candidat. Si pour ATLAS TV, l'audiovisuel est lié avec la politique, le cas de la chaîne Kawaliss TV est beaucoup plus complexe. Lancée au début du mois de décembre, cette nouvelle télévision algérienne qui avait organisé son lancement avec faste à l'hôtel Hilton, n'a pas bouclé un mois avant de mettre la clé sous le paillasson. Cette désillusion nous renseigne de l'anarchie qui règne dans le lancement de ses télés privées.

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