mily: arial">(Agence Ecofin) - En Algérie, le projet de loi sur l’audiovisuel a finalement été adopté le 20 janvier dernier par l’Assemblée populaire nationale (Apn). Le texte ne permet toujours pas aux opérateurs privés de créer des chaînes de télévision généralistes qui demeurent le monopole de l’Etat.
mily: arial">Malgré les amendements, la mouture finale du texte précise tout juste que les futurs investisseurs dans le secteur audiovisuel peuvent créer une ou plusieurs chaînes thématiques. L’article 7 de la loi se contente de recenser les concepts et leurs définitions, bref toute la terminologie relative à l'audiovisuel. Malgré les débats, rien n’a été retenu sur l’élargissement du champ d'activité des nouvelles chaînes aux thèmes « généralistes », que ne prévoit pas l'article 63 de la loi organique relative à l'information.
Le ministre algérien de la Communication, Abdelkader Messahel, se réjouit plutôt que l'article 7 « clarifie le concept 'thématique' ». Il précise que la loi est un acquis important pour le pays, et vient en application de la loi organique relative à l'information, ainsi qu’en application des réformes initiées en 2011 en plein Printemps arabe. Pour le ministre, l'article 7 ne change rien au fond du texte qui consacre « la diversité dans le secteur audiovisuel ».
En attendant la mise sur pied d’une autorité de régulation du secteur de l’audiovisuel, le ministre de la Communication assumera les prorogatives de l’organe à venir, conformément à l’article 106 de la loi. Les partis d’opposition critiquent l’absence de délais pour la mise en place de cette instance de régulation. Ils continuent de contester le monopole étatique sur la création des chaînes généralistes. En Algérie, l’audiovisuel public est composé de cinq chaînes de télévision, cinq radios nationales et 47 radios locales.
Le texte de loi sera présenté au Sénat avant d’être signé par le président de la République.

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