mily: Arial, Helvetica, sans-serif">Canal+ ne doit pas être détruite par l'autorité de la concurrence et le CSA
mily: Arial">Info postée le 23-05-2012 à 13:54

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L'autorité de la Concurrence est dans une position délicate face au problème Canal+.


L'autorité veut punir Canal+ pour ne pas avoir respecté les conditions de la fusion entre CanalSat et TPS. Il ne veut pas non plus laisser Canal+ entrer sur le marcher de la télévision gratuite sans réagir.
Selon Le Figaro, l'Autorité de la concurrence affirmerait que "Canal+ n'avait qu'à prendre ses responsabilités et respecter à la lettre les 59 engagements qui lui avaient été imposés en 2006".
Un certain nombre de mesures sont envisagées : séparer capitalistiquement Canal+ et CanalSat, limiter les possibilités d'achats communs entre Canal+ et Direct 8-Direct Star, interdire les plages en clair sur Canal+, etc.
Mais, s'il est certain qu'il faut punir de ne pas avoir respecter les conditions de la fusions Canalsat/TPS, , mais ne pas détruire Canal+. Si le Conseil est trop sévère, il déséquilibre tout l'ensemble.
Déséquilibrer Canal+, c'est toucher au financement du cinéma qui dépend aujourd'hui tant de la chaîne cryptée.

Déséquilibrer Canal+, c'est toucher au financement du football.

C'est prendre le risque de voir le sport français dépendre d'Al Jazeera, un acteur non européen, si petit pour l'instant en France, mais si gros dans le monde et qui bénéficie de budgets sans limites.
L'autorité de la concurrence ne peut pas, ne doit pas casser ce groupe et casser donc l'un des rares groupes de média français de taille internationale

Il ne faut pas oublier que cette autorité a une certaine responsabilité dans ce qui c'est passé. Elle a laissé faire Canal+ depuis des années, sans réagir. Si elle avait fait son travail, elle aurait vu que dès le début que Canal+ ne respectait pas ses engagements. Accepter, par exemple, sans mot dire, que les observateurs indépendants de la fusion Canalsat/TPS aient leurs bureaux dans les locaux de Canal+ est un "laisser-faire" inadmissible.
Il y a une question que l'on peut se poser : pourquoi vouloir détruire Canal+. Pourquoi vouloir casser ce superbe outil ? Ou est le problème si Canal+ devient puissant dans la télévision gratuite ?
On a l'impression que toutes les manœuvres actuelles sont faites pour protéger les concurrents de Canal+. Mais qui va croire que TF1 ou M6 n'auraient plus accès aux grands films ou aux grandes séries américaines si Canal+ reprend Direct 8 ? Et puis, même si c'était vrai, ou est le problème ? TF1 et M6 passeront alors peut-être un peu plus de séries et de films français, ce qui ne serait pas plus mal.
Mais, le pire sera peut-être évité : selon Le Point François Hollande estimerait "que la fragilisation de la chaîne privée risque d'avoir des effets boule de neige sur le paysage médiatique et aurait notamment de graves conséquences sur le financement du cinéma français (...) Protéger Canal+ et les quelques rares fleurons de notre industrie audiovisuelle: telle est la volonté de l'Elysée, où le cas Al Jazeera va être étudié à la loupe (...) Tout comme le contentieux qui oppose l'Autorité de la concurrence à la chaîne cryptée, depuis l'annonce du rachat de Direct 8 par cette dernière: là aussi, il n'est pas question de laisser cet organisme, qui dépend de Bercy, entraver dangereusement le développement du groupe piloté par Bertrand Meheut".

PS : pour rappel, SatMag est toujours interdit de séjour à Canal+. Nous ne pouvons toujours pas assister aux conférences de presse.
Rédacteur : Serge Surpin
source:satmag