Le prix de la chaîne sportive devrait s'établir autour de 12 euros d'ici à l'été, contre 11 euros actuellement. Objectif: répercuter la hausse de la TVA et réduire les pertes.



Avec 1,5 million d'abonnés, la chaîne qatarie engrange 130 millions d'euros de chiffre d'affaires (Be In Sports)





Mauvaise nouvelle pour les abonnés de Be In Sports. Le prix de la chaîne sportive va augmenter d'ici à l'été. Ce prix devrait s'établir autour de 12 euros par mois, contre 11 euros depuis le lancement de la chaîne.

En pratique, chaque distributeur de la chaîne (CanalSat, Numericable, Orange, SFR, Free...) fixera le prix de vente de son choix -même s'il est probable que tous convergeront vers le même prix.

Pour cela, le distributeur se basera sur le prix de gros de la chaîne, qui, lui, est fixé par Be In Sports.


Répercuter la hausse sur les clients

Depuis l'origine, ce prix de gros s'établit à 7,2 euros par abonné et par mois. Mais, ces derniers mois, la chaîne qatarie a écrit à tous ses distributeurs pour les prévenir que ce prix de gros allait augmenter de 10% sous quatre mois. Ce prix de gros s'établira donc désormais à 7,9 euros.

Chaque distributeur doit maintenant décider de répercuter ou non cette hausse du prix de gros sur le prix de vente. Mais il est peu probable que la hausse ne soit pas répercutée, car alors le distributeur devrait rogner sa marge. D'ores et déjà, Numericable vient d'augmenter le prix de la chaîne de 11 à 11,99 euros.


Réduire ses pertes

Cette augmentation s'explique par la hausse de la TVA sur les chaînes payantes de 7% à 10% intervenue le 1er janvier. Ce qui, pour la chaîne sportive, implique de verser au fisc 0,28 euro supplémentaire par mois et par abonné.

Mais la hausse de TVA ne représente qu'une petite partie de l'augmentation, et donc n'explique pas tout.

Visiblement, la chaîne sportive veut aussi réduire ses importantes pertes. En effet, avec 1,5 million d'abonnés à 11 euros par mois, elle n'engrange que 130 millions d'euros de revenus par an. Pas de quoi couvrir ses achats de droits sportifs estimés à 350 millions d'euros par an.


Rappelons que le plan d'affaires initial de la chaîne tablait sur une hausse de tarif de 15% pour atteindre l'équilibre. Et les contrats avec les distributeurs prévoyaient aussi que Be In Sports pouvait augmenter ses tarifs de 10% l'an dernier.

Interrogé, Be In Sports s'est refusé à tout commentaire.



source