<div class="cms_table">
mily: Arial, Helvetica, sans-serif">SES et Eutelsat sur la même fréquence
mily: Arial, Helvetica, sans-serif">Entre Astra et Eutelsat, les deux opérateurs satellites européens, les rapports ont toujours été officiellement cordiaux. Ils ont même créé ensemble Solaris, une société commune pour opérer un satellite qui diffuse des services en bande S à destination des mobiles.

mily: Arial, Helvetica, sans-serif">En vérité, derrière, en coulisse, ils se battent pour emporter les contrats de diffusion de milliers de chaînes de télévision.
C'est une bataille commerciale facile à arbitrer, chacun émettant sur des positions orbitales différentes.
Mais il y a une exception à la règle : les deux positions 28.2° (utilisée par Astra) et 28.5° degrés Est (utilisée par Eutelsat). Elles sont si proches que l'on peut les qualifier d'identiques et il n'est pas possible d'utiliser les mêmes fréquences sur les deux positions. C'est soit sur l'un, soit sur l'autre.
Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de problèmes, chacun restant sur son terrain, exploitant des fréquences obtenues soit directement (SES), soit par location de fréquence (Eutelsat).
Le 28 septembre 2012, SES a lancé Astra 2F, son nouveau satellite positionné sur le 28.2°Est. Il sera mis en fonction ce mois d'octobre.
SES entend utiliser une plage de fréquence jusqu'à présent utilisée par Eutelsat.
Eutelsat avait signé en 2005 un contrat avec la Deutsche Telekom qui possède les droits attribués par l'Union internationale des télécommunications (Genève) sur ces fréquences. La Deutsche Telekom a délégué ses droits à Media Broadcast, une autre société basée à Bonn (Allemagne). En 2011, cette société a fait savoir à Eutelsat qu'elle mettait fin à son contrat et qu'elle appliquerait un autre contrat, lui aussi signé avec SES en 2005.
Eutelsat a répondu que son contrat avec la Deutsche Telekom n'avait pas de limite dans la durée et que les droits ne pouvaient pas être transférés à un tiers.
Eutelsat demande un arbitrage à des organisations internationales. SES estime que ses droits sont incontestables et refuse cet arbitrage.
Maintenant, la balle est dans le camp SES. Soit SES attend l'arbitrage international et attend. Soit il décide de mettre en fonction son satellite et cela aura pour conséquence de brouiller une quinzaine de fréquences diffusant plus de 150 chaines de télévision.
Si SES veut passer en force, il se mettra à dos certains de ses clients qui utilisent les satellites SES sur d'autres positions et qui ne seront pas d'accord d'être la victime d'un conflit qui ne les concernent pas.
D'un autre coté, pour ces chaînes, à part sur la position 28.2-28.5°, le choix des satellites n'existe pas réellement. Chaque position satellitaire est plus ou moins spécialisée. Si on veut par exemple être accessibles aux téléspectateurs français abonnés à Canalsat, il est obligatoire d'être diffusé par SES.
À suivre.
Rédacteur : Serge Surpin