En l’annonçant à leurs abonnés ou en ne reprenant plus la chaîne dans leurs nouvelles offres thématique, les opérateurs Free, SFR et tout récemment Orange nous avaient mis la puce à l’oreille. C’est aujourd’hui, selon nos informations, une chose acquise : à partir du printemps Eurosport (et Eurosport 2) deviendra une exclusivité de CanalSat. Redeviendra même, puisque la chaîne sportive, appartenant à l’époque au groupe TF1, avait rompu cette exclusivité il y a un peu plus de deux ans.

C’est un joli coup pour CanalSat. D'abord parce qu'Eurosport est, dans différentes enquêtes publiées, la marque de sport bénéficiant de la plus forte notoriété dans l'univers thématique des chaînes de sport. Ensuite, parce que les perspectives nées de sa récente acquisition par le groupe américain Discovery laissent penser que la chaîne va connaître un nouveau développement, notamment dans l’acquisition de droits sportifs majeurs.
Pour toutes ces raisons, CanalSat, en proie à une érosion de ses abonnements (-200 000 abonnés en 2013), peut envisager repartir sur une dynamique de conquête.
Selon nos informations, le groupe aurait freiné de moitié ses résiliations d'abonnements en 2014 et envisagerait retrouver la croissance en 2015. Et compte bien, entre autres, sur Eurosport pour y contribuer, la thématique "Sport" étant en effet le deuxième motif d'abonnement au bouquet multi-thématiques de Canal.

Une exclusivité qui coûte cherMais c'est une exclusivité qui coûtera cher. Effectivement, lorsqu’une chaîne est reprise dans CanalSat, le bouquet lui reverse une redevance par abonné. Et si cette chaîne accepte d’être reprise en exclusivité alors le prix de cette redevance est plus élevé, ce que l’on appelle « la prime d’exclusivité ». Pour Eurosport, la bonne affaire sera donc financière puisque ce seront quelques dizaines de millions d’euros de plus dans ses caisses. En termes d’exposition, la chaîne sportive, qui revendiquait régulièrement 8,5 millions d’abonnés, y perdra juste un peu avec les 5 millions d’abonnés à CanalSat.
Un deal gagnant-gagnant ?

source :L'Equipe.fr