mily: courier new">1999 !
mily: Arial"> Par Hakim Laâlam
Email : hlaalam@gmail.com
mily: courier new">Lors de son installation, Miloud Chorfi a tenu à remercier à
plusieurs reprises le président de la République.
Saïd !
Près d’un demi-million d’Algériennes et d’Algériens ont quitté l’Algérie depuis 1999. Le chiffre peut interpeller. Un million de personnes en exode, c’est un fait extraordinaire. Mais plus que le chiffre, ce qui me pose question aujourd’hui, c’est la date. Pourquoi les départs se sont-ils emballés depuis 1999, pas 1998, et pas 2000 ? La succession de trois 9 dans une même date ? Je ne suis pas numérologue ni médium, mais il ne faut pas d’emblée écarter cette explication de la succession des trois 9. Un peu de travail d’archives pour essayer de mieux cerner le contexte spécifique à cette année 1999. Côté météo, rien de particulier. Les saisons ont plus ou moins respecté leur enchaînement. Il a fait raisonnablement froid l’hiver. Atrocement chaud l’été. Et mauvaise haleine durant le mois de Ramadhan. Rien à dire donc côté ciel. Même chose au niveau des différentes chancelleries délivrant les visas. 1999 n’a pas été une année marquée par un assouplissement quelconque des procédures et contraintes de visas. Il fallait toujours se coltiner un dossier lourd, faire la queue dans une rue escarpée, dire «Bonjour madame, bonjour Monsieur»,sans rouler des R, à des cerbères postés aux entrées de ce Fort Alamo qui délivre le sésame et prier toujours aussi fort pour découvrir sur son passeport plus d’un mois de permission d’aller respirer ailleurs un air plus léger, moins angoissant. Rien à signaler non plus au chapitre des catastrophes industrielles et environnementales. Aucune centrale nucléaire n’a enregistré de fuites radioactives. Pour la simple et bonne raison que nous ne possédons pas de centrale nucléaire. Juste quelques fuites de …sujets à l’épreuve du bac. J’ai beau consulter et compulser tout ce qui me tombe entre mes mains et mes deux yeux, rien de frappant en 1999 qui aurait pu expliquer ce phénomène étrange. Un million de compatriotes prenant soudain le chemin de l’exil, la poudre d’escampette, quittant le pays, fuyant un mal mystérieux, une sorte de menace sans réels contours. Je dois tout de même vous préciser, pour être tout à fait honnête, que la bibliothèque où je travaille et accomplis mes recherches sur ce sujet m’a fourni l’ensemble des archives pour 1999, sauf un mois. Celui d’avril. D’où cet appel que je vous lance chères lectrices et chers lecteurs. Si vous avez des infos sur ce qui a bien pu se passer en avril 1999 en Algérie et qui aurait pu provoquer l’exode massif d’une partie d’entre vous, transmettez-les-moi, SVP. J’en ferais bon usage, promis ! En attendant, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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