<font color="#131313">mily: Arial">comme chaque jour depuis bientôt trois mois, Simo s'éloigne de ses camarades de combat pour faire sa petite guerre personnelle. Contraire absolu de Rambo, ce militaire finlandais est minuscule, timide, incapable de faire du mal à une mouche. Et pourtant, cet homme a tué davantage d'ennemis que Stallone en une quantité de films pour ******s psychopathes. C'est le roi des snipers. L'empereur ! Avec 505 victimes à son compteur ! Aucun sniper ukrainien de la police antiémeute du Berpout n'est près de le rattraper... Simo marche à travers les bois en direction de la ligne de front. Revêtu d'une cape blanche, il est absolument invisible sur la neige. Il achève sa manoeuvre d'approche en rampant pour ne pas se faire repérer par les tireurs d'élite adverses. Enfin, il a trouvé l'endroit idéal lui permettant d'avoir une vue sur l'ennemi. Avec des gestes délicats, il édifie un muret de neige pour se planquer derrière. Il creuse aussi un petit trou pour disparaître complètement. Maniaque, il tasse la neige autour de lui de façon à ce qu'elle ne s'envole pas lorsqu'il tirera. Combien de snipers se sont fait repérer et tuer à cause du minuscule nuage blanc entraîné par le souffle de la balle ?Simo vérifie une dernière fois son arme, qu'il aime comme un cinquième membre d'acier et de poudre. C'est un Mosin-Nagant M28, doté d'une simple mire en acier. Dans la mesure du possible, il n'utilise pas de lunette de visée, ce qui l'obligerait à davantage relever la tête et à trahir ainsi sa présence. Sans compter qu'avec un froid pouvant descendre jusqu'à - 40 ° elle pourrait se couvrir de buée. Mais, surtout, l'optique d'une lunette peut réfléchir un rayon de soleil vers l'ennemi. Une fois installé à son aise, le petit homme attend. Il fixe l'autre côté de la rivière où l'armée rouge a pris position. Une brume légère flotte au-dessus de l'eau. Rien ne bouge. Mais Simo sait qu'ils sont là. Il n'a plus qu'à faire preuve de patience. Bientôt, une silhouette apparaîtra. Il n'aura plus qu'à la viser, à appuyer sur la détente et à inscrire une victime de plus à son tableau de chasse."Mort blanche"


La matinée passe lentement, quelques flocons de neige flottent dans l'air froid. Un mouvement en face ! Simo place une boulette de neige dans sa bouche pour refroidir son souffle et supprimer ainsi toute buée qui pourrait, encore une fois, le trahir. Il épaule son fusil, vise l'ombre humaine et tire. Celle-ci disparaît. Et de 505. Son visage n'esquisse même pas un sourire. Il effectue son job, calmement. Placidement. Il n'a aucun état d'âme. Ce sont les Russes qui ont attaqué la petite Finlande. Ils n'avaient pas à venir. Ils sont peut-être quatre fois plus nombreux, mais ils ne passeront pas. Foi de Finlandais ! Soudain, un bruit. Simo lève doucement la tête pour se renseigner.
Boum, une explosion nucléaire secoue son crâne. Puis le silence. Simo vient d'être la victime, à son tour, d'un sniper russe. L'arroseur arrosé. Son corps gît dans la neige, la tête à moitié arrachée par une balle explosive qui est rentrée par une joue et est ressortie en lui emportant la mâchoire. Par miracle, il vit encore. Des soldats finlandais postés à proximité ont vu la scène. Ils se précipitent en prenant, néanmoins, toutes les précautions pour ne pas se faire dégommer à leur tour. Ils tirent le corps de leur héros de la détente jusqu'à un endroit sûr, puis le font transporter à l'hôpital. Il lui manque la moitié du visage, mais il respire toujours. Les chirurgiens du front le recousent tant bien que mal. Il reprend conscience une semaine plus tard, le 13 mars, le jour où la Finlande et la Russieenterrent la hache de guerre. La carrière du plus grand sniper de tous les temps, Simo Häyhä, est terminée à tout jamais. Les Russes ont enfin réussi à faire taire la "Mort blanche" (Belaya Smert), surnom qu'ils lui donnaient. En récompense, le caporal Häyhä est promu sous-lieutenant.


Simo Häyhä n'est qu'un petit bonhomme qui naît en 1905 ou en 1906, on ne sait pas trop, dans la région finlandaise de Carélie, devenue russe aujourd'hui. À 20 ans, il effectue une année de service militaire, puis revient dans son village où il intègre la garde civile. Il poursuit une vie modeste, paysan et chasseur. Fin novembre 1939, par crainte de voir la Finlande basculer dans le camp d'Hitler, Moscou décide d'envahir une partie du territoire de son minuscule voisin pour mettre à l'abri Leningrad (Saint-Pétersbourg), proche de la frontière. Les Russes croient faire une bouchée des Finlandais. Une erreur qu'ils vont payer très cher. Dans le désert glacé du Grand Nord, les Finnois se battent comme des ours, résistant à l'ogre soviétique à un contre quatre. Mobilisé à l'âge de 34 ans, Sima Häyhä rejoint son unité sur la rivière Kollaa, où, entre autres faits d'arme, 32 soldats finlandais tiennent tête à 4 000 troufions soviétiques.
Simo se met au travail. Avec la régularité d'une horloge suisse, il abat ses cinq ennemis par jour. Durant les premières semaines, les Soviétiques n'y prennent pas garde. Puis la rumeur filtre que la plupart des morts qu'ils enregistrent sont dus à un seul homme, un tireur de génie. Dans un premier temps, les officiers russes chargent des contre-snipers de le repérer, puis de l'abattre. Mais les uns après les autres, ils reviennent avec une balle dans la tête. Alors, un bataillon de soldats est carrément envoyé à la recherche de Simo. Non seulement on ne le trouve pas, mais de nombreux hommes sont abattus. Des tirs d'artillerie se révèlent tout autant vains. Ainsi qu'un bombardement aérien. À chaque fois, le minuscule finlandais s'en tire indemne, sinon, une fois, un accroc dans sa veste. Jusqu'au 6 mars 1940 où un sniper soviétique parvient enfin à le dégommer.
Simo va mettre plusieurs années à récupérer de sa blessure. Il devient une sorte d'icône qu'on vient voir du monde entier. Quand on pose la question sur ce qu'il pense du nombre de ses victimes, il répond, imperturbable, qu'il a fait ce qu'on lui avait demandé de faire, du mieux qu'il pouvait. S'il est crédité officiellement, en tant que tireur d'élite, de 505 victimes, il faut lui en rajouter deux cents abattues au fusil mitrailleur. Soit un total de 705 morts. Qui dit mieux ? Simo Häyhä meurt le 1er avril 2002, à 96 ans. Ils étaient nombreux, là-haut, à l'attendre...

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