«Imprimer et faire circuler une masse de fausse monnaie est inévitablement un élément de gêne dans le fonctionnement de l'économie, c'est donc problématique,» nous a-t-on affirmé hier du côté du ministère des Finances.

Cette précision a été faite à propos de la découverte, mardi dernier, par la police financière italienne (GDF) d'une imprimerie clandestine de faux billets algériens de 1.000 dinars. Cette découverte a été faite dans la région de Naples avec comme «butin» en dinars l'équivalent de près de 3,5 millions d'euros. La GDF affirme, dans le communiqué qu'elle a rendu public à cet effet, que «des machines d'imprimerie sophistiquées, 350.000 billets de 1.000 dinars algériens et une importante quantité de papier spécial ont été saisis.» Le plus inquiétant est que les Italiens soulignent que «les faux billets saisis sont d'une qualité très élevée car ils ont été imprimés sur du vrai papier à billet avec les filigranes, muni d'un fil de sécurité, provenant probablement d'une entreprise de ce secteur.» En plus de près de 400 kg de ce papier qui ont été saisis, la police a procédé à l'arrestation d'un typographe napolitain en train de fabriquer les billets algériens.