Malgré ses milliards de dollars de trésorerie, Google a encore de l’appétit. A tel point qu’il est prêt à renoncer à un de ses sacro-saints principes : mettre de la publicité géante sur la première page de résultats du moteur de recherche. Si tout le monde peut accéder à ce service, nous risquons d’avoir de belles surprises.

Google a-t-il signé son arrêt de mort ? La firme de Moutain View vient de remettre en cause un de ses principes fondateurs : ne pas afficher de bannière publicitaire sur la première page de résultats du moteur de recherche.

En effet, cette semaine Google a procédé à un test en affichant des bannières géantes sur sa première page de résultats. Jusqu’à présent, le moteur de recherche se contentait d’afficher des liens sponsorisés.



Pourquoi un tel revirement ? Serait-ce la montée en puissance de Facebook dans la publicité en ligne et le flop de Google+ qui poussent Google à nous abreuver un peu plus de publicités ? A moins que cela ne soit par cupidité. En effet, le géant de l’Internet affiche une croissance insolente à deux chiffres avec un bénéfice net trimestriel de plus de 3 milliards de dollars. Google manque-t-il de liquidité au point de racoler encore plus sur son moteur de recherche ?

Parents attention !

Avec ces publicités géantes nous risquons d’avoir de bonnes surprises notamment sur certains mots. Sachant que l’industrie du porno génère des milliards de dollars, allons-nous voir apparaître des bannières géantes vantant les mérites de certains sites ? Moi je ne m’en plains pas mais les parents risquent de ne pas apprécier. En outre, le risque est que l'on a de fortes chances d’être déçu entre la publicité et le contenu du site (croyez–en mon expérience !).

Il reste une lueur d’espoir. Google a déclaré que pour le moment la présence de ces bannières XXL n’était qu’un test et qu’il limiterait les annonceurs. Pas question de voir un Double Whopper au-dessus d’un lien vers Mac Donald’s.

Avis aux personnes en colère contre Google, il vous reste encore la possibilité d’utiliser d’autres moteurs de recherche comme le français QWANT, Duck Duck Go ou Bing !, et bien sûr d’installer un stop pub.

Je suis conscient qu’en écrivant ces quelques lignes, Google pourrait me jeter dans les abîmes du web. Si DegroupNews disparaît vous aurez vraiment une bonne raison de ne plus utiliser Google.

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