salut ,
« Vous avez piraté des données ? Nous les diffusons » : c’est la proposition du réseau Anonymous avec HackersLeaks, qui vient d’ouvrir ses portes sur le Web.
Que faire quand on a fracturé une vaste base de données, comme celle de Sony Pictures, et que l’on se retrouve avec un butin d’informations diverses, de mots de passe, de petits secrets ou d’astuces pour briser les protections d’un site ? Les hackers, pour l’instant, n’ont que des solutions bricolées et s’échangent souvent leurs « exploits » sur les canaux IRC.

Le réseau Anonymous, qui regroupe des activistes libertaires du Web, veut à la fois simplifier tout cela et donner du poids aux données ainsi dérobées grâce à HackerLeaks. Les hackers, de manière anonyme, pourront transmettre leurs informations au site par différents moyens, par exemple le service PrivacyBox. Des spécialistes analyseront ces données en détail pour s’assurer qu’elles ne contiennent rien qui puisse permettre d’identifier leur expéditeur. Les données seront ensuite installées sur le site pour leur donner « la plus grande exposition possible » et « le plus fort impact politique ».
Un futur nouveau Wikileaks ?

Sur la page d’accueil, les auteurs de l’initiative assurent avoir eu l’idée lors d’une discussion entre membres du Peoples Liberation Front (Front de libération des peuples). Le groupe espère ainsi drainer des informations confidentielles recueillies par des pirates ici ou là.
C’est donc bien une sorte de Wikileaks pour hackers que veut mettre sur pied Anonymous. On se souvient que ce réseau s’était récemment rapproché, après une dispute, des pirates survoltés de Lulz Sec, partis à l’assaut, entre autres, de Sony, de la CIA et du FMI (du moins de leurs sites) avant de se saborder (mais bavardant toujours sur Twitter). L’action semble vouloir aller plus loin que la simple divulgation de mots de passe. Le réseau Anonymous a récemment « déclaré la guerre » à la ville d’Orlando, aux États-Unis, après l’arrestation de personnes distribuant sans autorisation de la nourriture aux sans-abri.
La discussion fondatrice des membres du Peoples Liberation Front aurait eu lieu le 25 juin et sur le compte Twitter de LulzSec un message rappelle que cette date est l'anniversaire de George Orwell, écrivain engagé, et auteur, notamment, du célèbre roman 1984 (publié en 1948) qui décrit un monde futur totalitaire dominé par un système de surveillance généralisé au nom devenu emblématique : Big Brother. (in futura techno)