<b> Algérie : Les nouveaux horaires de travail fixés par décret

Fonction publique
lundi 27 juillet 2009.

Avis aux fonctionnaires en Algérie : « Les horaires de travail dans les conditions normales sont fixés de 8h00 à 12h00, le matin, et de 13h00 à 16h30, l’après-midi. Il est prévu une heure de pause de 12h00 à 13h00 », informe la direction de la Fonction publique.


Quelques jours après que le Conseil des ministres ait décidé de faire du vendredi et du samedi jours de congé hebdomadaire à partir du 14 août prochain, la direction générale de la Fonction publique a publié, hier, un décret exécutif répartissant les horaires de travail dans le secteur des institutions et administrations publiques.

Ainsi, après l’adoption par le Conseil des ministres de la proposition du ministre du Travail et de la Protection sociale, Tayeb Louh, intervenue le 21 juillet dernier, le décret exécutif en question, qui a été promulgué le 22 juillet dernier, modifie le décret exécutif n°97-59 du 09 mars 1997.

Pour les wilayas d’Adrar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf, Béchar, Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Biskra et El-Oued, les horaires de travail, durant la période allant du 1er juin au 30 septembre, du dimanche au jeudi, sont fixés de 7h00 à 12h00 et de 12h30 à 15h00.

Entre le social et l’économie, le gouvernement a tranché pour une voie médiane : ainsi, il aura fallu trente-trois ans à l’Algérie pour adopter un week-end semi-universel. La décision du gouvernement a été motivée par un double souci : économique et social.

L’Algérie cumulait « week-end algérien » et universel, ce qui générait, aux yeux des économistes, un manque à gagner de 1 milliard de dollars par an. Il s’agit pour l’Algérie de répondre aux impératifs économiques et de s’adapter à l’économie mondiale. Le repos hebdomadaire avait été fixé depuis 1976 à jeudi et vendredi. Auparavant, il était observé samedi et dimanche.

L’ancienne loi avait été promulguée sous la présidence de Houari Boumediène (1965-1978). Mais elle a été « contournée » par les banques et les assureurs, qui avaient institué le week-end mixte du vendredi et samedi. Les banques et les assureurs avaient reçu une dérogation pour un repos hebdomadaire « spécial ».

Certaines entreprises algériennes et étrangères avaient aussi anticipé ce changement de législation, en passant à un week-end « semi-universel » (vendredi et samedi).

Les opérateurs privés et le syndicat UGTA réclamaient régulièrement un retour au week-end universel.

Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) avait appelé, en 2007, les dirigeants d’entreprises privées à passer au congé hebdomadaire mixte sans attendre de décision officielle.

L’Algérie rejoint ainsi le Koweït, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Qatar, qui ont abandonné ces dernières années le congé hebdomadaire (jeudi, vendredi).