En Australie, un petit drone s'est écrasé au sol, blessant au passage une athlète de triathlon. La société responsable se défend en affirmant que son appareil volant a été piraté.

Les drones, dont le nom vient du mot anglais drone pour « faux-bourdon », sont en général chargés de missions de surveillance, d’exploration, de transport ou de combat. Ils peuvent transporter une caméra ou un appareil photo haute définition pour réaliser des prises de vue aériennes. Lors d’un triathlon organisé en Australie, l’un de ces instruments aériens est tombé, blessant une des participantes. © Flying Eye, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

La guerre des drones a-t-elle commencé ? En Australie, un drone utilisé pour filmer une épreuve de triathlon à Geraldton a réalisé une chute de dix mètres, provoquant des blessures au niveau de la tête d'une athlète, qui a dû être prise en charge par les secouristes et hospitalisée dans un état stable. Certains témoins affirment que l'engin s'est précipité sur la coureuse, alors que d'autres croient l'avoir vue trébucher sur l'appareil qui s'était déjà écrasé au sol, ce que confirmeraient les images.
Le propriétaire du drone, Warren Abrams, qui gère une société spécialisée dans la captation d'images, a expliqué qu'il avait perdu le contrôle de son appareil volant qui ne répondait plus aux commandes. Mais pour lui, ce bug ne peut qu’avoir été provoqué délibérément par un hacker qui aurait détourné le canal utilisé pour les communications sans fil entre la télécommande et le drone.

Le triathlon est une discipline sportive consistant en l'enchaînement de trois épreuves : natation, cyclisme et course à pied. Cette année, au cours du triathlon de Geraldton (Australie), un drone a blessé une athlète. Était-ce l’œuvre d’un pirate ? L’enquête est lancée… © Wikimedia Commons, DP
Drone non certifié par les autorités australiennes

Très maladroit dans sa défense, Warren Abrams a expliqué qu'un incident similaire s'était produit plus tôt dans la journée, et qu'il suffisait d'un simple téléphone mobile pour réaliser ce type de piratage. Or, même s'il cherche à reporter la faute sur un tiers qu'il sera très difficile d'identifier, le cinéaste avoue de lui-même qu'il sait le dispositif mal sécurisé, et qu'il a continué à mettre en danger les athlètes alors qu'il avait déjà perdu une fois le contrôle de son drone.
D'une extrémité à l'autre de la Terre, l'incident donne en tout cas raison au coup de semonce donné par le parquet de Nancy, qui avait poursuivi un lycéen pour l’utilisation d’un drone au-dessus de la ville (une voie judiciaire qui fut finalement abandonnée après discussions).
Comme en France, où l’utilisation des drones est très encadrée, les autorités aériennes d'Australie imposent que les opérateurs de drones équipés de caméras utilisent des appareils certifiés, et que les entreprises exploitantes bénéficient d'un agrément. Or, la société de Warren Abrams, New Era Photography and Film, ne figure pas dans la liste des 92 opérateurs certifiés en Australie. Selon les autorités australiennes, les appareils certifiés utilisent des dispositifs de sécurité qui empêchent ce type de piratage.

source futura sciences