mily: Verdana">Un an après son lancement, l’usine Renault Algérie a été inaugurée, hier, sur le site de Oued Tlélat (Oran), où le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est apparu avec fierté à bord de la nouvelle Renault Symbol «made in Algéria», en présence d’une importante délégation étrangère qui l’accompagnait. Il s’agit, en l’occurrence, du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, et du ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron. Le patron de l’Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn était également présent, ainsi que l’ambassadeur de France et plusieurs membres du gouvernement algérien.
Après une visite guidée de l’usine, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est éclipsé quelques instants pour réapparaître sur scène à l’arrière de la première Renault Symbol, face à une assistance nombreuse qui applaudissait le spectacle. Pour le Premier ministre, cette usine est le fruit de l’association d’entreprises publiques nationales avec le constructeur automobile français Renault. «Elle constitue pour nous un exemple des partenariats gagnant/gagnant, que nous ambitionnons de démultiplier à travers le territoire national, et dans différents domaines d’activités». Il dira à l’intention de ses partenaires, que «la sortie» de la chaîne de cette usine du premier véhicule aux normes du constructeur et sous son label, marque, une étape importante de l’industrie automobile nationale naissante. On vous encourage à monter encore en puissance en développant de nouveaux modèles». Après avoir cosigné un tableau commémoratif de l’inauguration de l’usine avec le Premier ministre algérien, Carlos Ghosn, Président-directeur général du groupe Renault dira à l’occasion, «Renault est fier d’être le premier constructeur automobile à s’installer industriellement en Algérie et de contribuer, ainsi, au développement d’une filière automobile nationale». Une attention toute particulière a été accordée à la qualité, a tenu à préciser l’intervenant, «je tiens à vous confirmer que les premiers véhicules produits respectent tous les standards internationaux du groupe Renault. Nous avons produit une Renault Symbol spécialement conçue et adaptée au marché algérien, nous proposons ainsi une berline, bénéficiant d’équipements et de technologies de premier niveau, avec pour la première fois en Algérie, un système multimédia intégrant les services intégrés comme le GPS». Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, a expliqué à l’assistance pourquoi ce partenariat est exemplaire, «au-delà du projet de Renault : «Nous avons en commun plusieurs projets : logements, énergie, tourisme, et potentiellement des hélicoptères, et d’autres domaines encore. L’ambition commune, de l’Algérie et la France, c’est de porter très haut ce partenariat. Je suis certain que la Symbol aura un très grand succès parce qu’il faut savoir que pour ce marché, on est capable de produire un véhicule du plus haut niveau et à des prix abordables, construits par des responsables locaux avec des salariés algériennes et algériens, c’est une satisfaction extraordinaire». La question du prix final de la nouvelle Renault Symbol n’a pas été annoncée durant la visite, toutefois les services de Renault Algérie nous ont communiqué les détails à ce sujet. Il est question d’un prix final identique à la version Dynamique importée, le client algérien bénéficie du design optimisé et de tous les équipements, haut de gamme, de la version Extrême, notamment le GPS interactif avec écran tactile et les jantes alliage de 16 pouces. Deux motorisations essences sont proposées pour la version Extrême pour 1.2 75 ch, le prix est fixé à 1 223 000 DA, alors que pour 1.6 80 ch, le prix est de 1 287 000 DA.Pour rappel, le projet de Renault Algérie Production est détenu à hauteur de 51% par la partie algérienne (34% par la SNVI, 17% par le FNI) et de 49% par le constructeur français, avec une production de départ de 25 000 véhicules/an, puis 75 000 unités, avant d’arriver à 150 000 véhicules/an. Ces modèles seront destinés exclusivement au marché local, deuxième plus grand marché du continent africain. Implanté sur une superficie de 151 hectares à Oued Tlélat, le site a coûté, à ce jour, près de 50 millions d’euros et prévoit une augmentation des investissements jusqu'à 800 millions d’euros à moyen terme.

A. B. Le soir d'Algérie