Le portail Internet de la 'Canadian Nuclear Safety Commission' s'est vu modifié quelques pages par un pirate, probablement hacktiviste, et contre le nucléaire. D'après un porte-parole, le réseau interne du CNSC n'aurait pas été affecté.

Le défacement, ou defacing en anglais, consiste à modifier la présentation d'un site web à l'insu de son auteur ou propriétaire. Les changements non sollicités concernent la plupart du temps la page d'accueil de ce dernier et n'engendrent en règle générale aucune perte de données importantes. Le hacker oeuvre en exploitant une faille présente dans l'application web utilisée ou au niveau système.

Mercredi 7 février dernier, c'est le portail Internet de la CNSC (Canadian Nuclear Safety Commission), la Commission canadienne déléguée à la sûreté nucléaire, qui a été touché. Plus précisément, c'est la partie communiqués de presse que le hacker a visé. Ainsi, l'ensemble des communiqués archivés depuis 1995 a été remplacé par une douzaine d'images en couleurs représentant des explosions atomiques.

Fait plutôt rassurant, seule la partie externe du site web a été impactée. La partie interne et les informations confidentielles n'ont pas été visées par le hacker. Un porte-parole indiquait ainsi : "Le site web externe a été le seul site à avoir été falsifié. Il n'y a aucune information interne qui a été compromise. "

La faille a depuis été corrigée et le portail fonctionne à nouveau correctement depuis jeudi dernier.