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Le tireur de Washington, un ancien de la marine connu pour ses accès de colère



L'auteur présumé de la fusillade de Washington, Aaron Alexis, a été abattu par la police, lundi 16 septembre, au siège du commandement des systèmes navals de la marine américaine, où il a ouvert le feu à plusieurs reprises avec une arme semi-automatique, tuant treize personnes et en blessant au moins une dizaine d'autres. Ses motivations restent encore floues.

Lire la synthèse : "Treize morts dans une fusillade au sein de l'US Navy à Washington"
Cet Africain-Américain est né dans le quartier du Queens, à New York, puis a vécu à Fort Worth, au Texas, où il a servi de 2007 à 2011 comme réserviste à temps plein. Il a acquis le grade de quartier-maître. Les causes de son départ ne sont pas déterminées, mais un responsable militaire a précisé qu'Aaron Alexis avait été à l'origine d'une "série d'incidents liés à son comportement" dans la marine. Sans dire si cet homme, qui avait reçu des décorations militaires, en avait été renvoyé.
Aaron Alexis était depuis peu sous-traitant pour l'armée, chargé de la maintenance de l'intranet de l'US Navy à Washington. Il avait commencé à travailler sur le site de la Navy la semaine dernière mais avait déjà effectué plusieurs missions dans des bureaux de la Navy pendant l'été, a indiqué à CNN son employeur, le directeur de The Experts, un sous-traitant de Hewlett Packard.
Selon un responsable gouvernemental cité par le New York Times, il vivait depuis plusieurs semaines dans une pension avec des collègues qui travaillaient avec lui sur le site de la Navy.
Un de ses amis a confié au Star-Telegram qu'Aaron Alexis en voulait au gouvernement pour des allocations qu'il n'aurait pas perçues.
MÉDITATION ET COUPS DE COLÈRE
Après son départ de la marine, en janvier 2011, Aaron Alexis a aussi travaillé comme serveur et comme livreur dans un restaurant thaï, le Happy Bowl, selon des amis cités par le Star-Telegram. Il avait appris le thaï, et fréquentait les temples bouddhistes, où il aimait méditer, ajoute ce journal local. "Vu de l'extérieur, c'était un calme, mais je pense qu'intérieurement c'était quelqu'un de très agressif", a observé J. Sirun, l'assistant des moines du temple qu'il fréquentait.
Selon Sandy Guerra-Cline, éditrice au Star-Telegram et cliente régulière du restaurant, "il n'était pas le genre de personne à parler d'armes à feu ou de choses violentes". "En fait, confie-t-elle, je me souviens surtout de lui assis à une table en train d'étudier le thaï."

Naree Wilton, un cousin du restaurateur, rapporte au New York Times qu'il aidait au restaurant en échange du gîte et du couvert dans sa maison. Il y jouait à des jeux vidéo "pendant la nuit et toute la journée", sur l'un des trois ordinateurs qu'il avait dans sa chambre. A tel point qu'il avait fait grimper la facture d'électricité de la maison. Depuis qu'il avait commencé à travailler dans la maintenance informatique, la famille lui avait demandé de participé aux frais domestiques. Il s'en acquittait rarement et empruntait souvent de l'argent. Le propriétaire du restaurant a indiqué au Star-Telegram que ce dernier avait quitté leur maison depuis environ cinq mois et qu'il ne l'avait pas revu depuis.
La fusillade de lundi n'était pas la première dans laquelle il avait été impliqué. Aaron Alexis, qui avait un permis de port d'arme, avait été arrêté en 2010 pour avoir vidé son chargeur sur le plafond de sa voisine. Celle-ci avait expliqué à la police qu'il l'avait récemment prise à partie dans le parking en raison de nuisances sonores qu'il subissait. Selon le rapport de police de Fort Worth, elle s'était sentie menacée. La voisine avait ensuite déménagé et les charges avaient été abandonnées.
Quelques années plus tôt, à Seattle, en 2004, il avait tiré sur les deux pneus arrière de la voiture d'un ouvrier un matin, en sortant de chez sa grand-mère, selon le rapport de police obtenu et mis en ligne par le Seattle Times. D'après le quotidien, il avait alors expliqué à la police qu'il s'était senti "insulté" par les ouvriers et qu'il avait eu un coup de colère et n'avait pu se souvenir avoir tiré qu'une heure plus tard.