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mily: Arial">Le photographe Hans Silvester se passionne depuis des années pour ce peuple de la vallée de l’Omo qui résiste à l’appel de la modernité. Ce reportage exceptionnel sera projeté lors du festival Visa pour L'image de Perpignan le Jeudi 3 septembre 2015. Il y dédicacera également son livre "les enfants berger" aux éditions La Martinière, le Vendredi 4 septembre. mily: Arial">-mily: Arial">Face à ces lourdes bêtes aux terribles cornes, il n’est qu’un petit d’homme, mais il sait déjà vivre en harmonie avec son troupeau. Un équilibre ancestral, aujourd’hui précaire. Aux confins de l’Ethiopie, dans la vallée de la rivière Omo, l’existence du peuple surma, ou suri, est de plus en plus menacée par un projet de barrage et les conflits voisins. Au nombre de 25 000 environ, ces semi-nomades ont inventé une façon unique d’être au monde. Depuis 2002, Hans Silvester, grand photographe allemand de 76 ans, se glisse régulièrement parmi eux. Discret comme une ombre, il fait la lumière sur la beauté de ces existences qui s’écoulent au pas lent du bétail.Pour les enfants pasteurs, les vaches offrent un accès direct à la source. Avec lait à volonté, qu’ils partagent éventuellement avec leurs chiens en un agile bouche-à-bouche. Pas besoin d’écuelle pour ces fidèles serviteurs qui sont aussi de précieux alliés : ils guettent le troupeau, donnent l’alerte à l’approche des hyènes ou d’un étranger. Car gare à celui qui reviendrait sans toutes ses bêtes ! Ces semi-nomades voyagent léger : une calebasse, un arc et un bâton qui sert aussi à chasser les serpents. Les plus grands initient les plus jeunes avant de reprendre le chemin des pâturages.Avec la cendre et la peinture, ils font de leur corps une véritable œuvre d’art. De l’art brut. Considérées comme primitives par le gouvernement d’Addis-Abeba, ces tribus écrivent sur l’épiderme leur alphabet de formes et leurs oeuvres éphémères. Des dessins renouvelés quotidiennement, exécutés très rapidement à la main ou à l’aide d’un roseau. Au départ, les cendres servaient à se nettoyer ou à se protéger, parfois à se camoufler. Pour tracer leurs motifs, les enfants emploient ensuite un mélange de bouse, de pigments et d’argile. Plus tard, les adultes les initieront à la scarification, en incisant leurs chairs. Alors les parures deviendront permanentes.

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