<font size="3">Messaoud ben Zelmat né présumé, fut enregistré en 1894 au douar zellatou, Cne mixte de l’Aurès, appelé (l’obscur berger de l’Aurès), Ses parent Ahmed ben Zelmat et Aicha Bent Zeroual, eurent deux autres enfants l’aîné Ali et le cadet M’hamed pauvre analphabètes ils passèrent leur enfances à surveiller quelques troupeaux de chèvres, une enfance comme toute semblable à celle de beaucoup d’enfants de l’époque coloniale.
mily: helvetica">Ali, le frère aîné condamné d’une année de prison ferme par le tribunal répressif de Batna, jugé par défaut puis finalement emprisonné, ils s’évade et va grossir des insoumis ave les quelles il écume les Aurès .Durant l’année 1916 une opération militaire aboutit à la capture d’une partie de ces révoltés .Quelques jours plus tard, Ali fut trouvé mort, mystérieusement abattu, c’est alors que Messaoud prit le commandement du reste de la bande d’insoumis et jura de venger son frère.Au commencement fut donc la vengeance, en fait ce sentiment va très vite se cristalliser et se métamorphoser en révolte contre l’administration coloniale, spontanément tout les déserteurs du corps de Spahis , vont prendre le maquis et se mettre sous les ordres de Messaoud Ben Zelmat , parmi eux son jeune frère M’Hamed , Brahim Ben Mohamed, Ali Ben Saighi, Mohamed Ben Zerrouk , certains quittèrent leur garnison , emportant avec eux armes et munitions et prime d’engagement.Armés et organisés, ces insoumis se répandent dans les montagnes .Colons, bachaghas, caids et colorateurs de la France feront successivement la connaissance de Ben Zelmat.C’est ainsi que dans la nuit du 14 au 15 octobre 1917 , un village français à Foum Atoub fut attaqué véritable sac, toutes les maisons furent pillées , les hommes de ben Zelmat occupèrent le village toute la nuit et ne partiront qu’à l’aube laissant derrière eux des colons ligotés .
Le lendemain une colonne sous le commandement d’un capitaine dénommé Eck battit la campagne Ben Zelmat, le défia et alla exécuter un des meurtriers de son frère Ali et déclara (quoiqu’on fasse je serais invaincu).
La nouvelle se répandait comme une traînée de poudres, tous les Chaouias la commentèrent, la légende (Ben Zelmat) entra ainsi au fond des logis et fond des cœurs, elle gagna des douars miraculeusement accrochés aux flancs des parois verticales, appelée les Guelaa, véritable grenier pompeusement appelées châteaux fort par l’administration coloniale , les Afris grottes inaccessibles , les vallées ou abondent les palmiers, le nord ou se succède les plateaux territoire de la neige , le sud ou se dénudent la broussaille , l’argile et le schiste ,le nom de Ben Zelmat est sur toutes les lèvres.D’autres insoumis vont se révolter à Ain Leksar, à Serianna, dans les forets de Belazma, selon le capitaine Pitignot, les brigades de la gendarmerie de la section de Batna procédèrent à 1423 perquisitions 972 opérations coups de point, elle arrêta 632 insurgés dont 179 déserteurs, 433 insoumis et 20 condamnés, mais toutes ces opérations ne permirent pas l’arrestation de ben Zelmat il résistera pendant 5 longues années.Qualifié, de bandit, de rebelle, d’insurgé et même de (Begra) le (lâche) par l’administration coloniale ben Zelmat fut incontestablement un justicier et un bandit d’honneur au même titre que Hmed Oumerri et Arezki Elvachir en Kabylie, Bouziane El kalii en Oranie Hafsi Bourenane à Bordj et Abdelkader Ben Chaaa de la famille ( Mebarki de Ain Soltane) etc…Aucune trace de ben zelmat les opérations militaires d’envergure sont abandonnées poursuivi,traqué comme tous les insurgés n’étais pas à l’abri d’une trahison , la lettre qu’écrivais le 15 mars 1921 l’administrateur de la Cne mixte de Khenchla au sous préfet de Batna pour l’informer que Ben Zelmat et son compagnon Saleh Ben Ahmed , furent trahit par leur ôtes les nommées Bouziane ,M’naceur et Meziane qui les reçurent leur prépare à manger et les exécutèrent durant le repas ,cela se passa le 07 mars 1921,Messaoud Ben Zelmat venait d’avoir 27 ans et il continua longtemps à les avoir ….Rabi Yarahmou* En fait Ben Zelmat était si célèbre que son contemporain Djarmouni l’évoqua dans une chanson « adieu les gens de Merouana » dans laquelle il rappela la conscription et le fusil à clou de Ben Zelmat »Mais l’honneur fut cette chanson composé de son vivant et dont nous ignorons l’identité de l’auteur.

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