mily: Helvetica Neue">Grâce à la monnaie commune maghrébine, les opérateurs économiques et financiers maghrébins pourront exporter, importer, investir au sein de la Communauté économique maghrébine CEM, sans utiliser de devises. Les voyageurs maghrébins pourront utiliser cette monnaie et circuler librement sur le territoire de celle-ci. Un institut monétaire maghrébin se chargera d’opérer les compensations entre les flux monétaires chaque année. Le solde négatif (ou positif) au niveau d’un pays doit être réglé en devises à l’autre pays créancier (ou débiteur) ou reporté, d’un commun accord l’année suivante. Mais il est possible de faire une consolidation des comptes, en agrégeant les besoins et les excédents de devises à l’échelle des cinq Etats de la CEM. Ce mécanisme a existé entre les pays de l’est européen sous le nom de Barter (compensation).
Les co-échangistes maghrébins doivent faire face à l’obstacle du financement du commerce intra-maghrébin car les banques maghrébines acceptent rarement les lettres de confirmation des accréditifs entre elles. Ce sont les banques maghrébines qui jouent le rôle d’arbitre avec un coût financier substantiel et des retards dans les règlements.
Je préconise d’appeler la nouvelle monnaie commune qui deviendra unique, à plus long terme, le DINRHAM. C’est la fusion du dinar et du dirham en un seul mot. Le dinar est utilisé par 3 pays du Maghreb ; l’Algérie, la Lybie et la Tunisie. La monnaie marocaine étant le dirham.


Camille SARI,

Président, IEMEP

Docteur es sciences économiques, Camille SARI a enseigné dans différentes Universités parisiennes dont Paris III-Sorbonn..