Pakistan: les constructions sur les rives des fleuves ont accru le désastre

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GENEVE - Les constructions sur les rives des fleuves au Pakistan, où près de 20 millions de personnes ont été affectées par les inondations, ont amplifié les conséquences humaines du désastre, a signalé vendredi un responsable de l'ONU.
"Si les gens ne s'étaient pas installés sur les bords des fleuves, la catastrophe aurait été de plus petite ampleur. C'est la principale cause de la catastrophe", a expliqué le directeur de la stratégie internationale pour la réduction des catastrophes de l'ONU (ISDR), Salvano Briceno.
Les inondations ont tué quelque 1.500 personnes au Pakistan, qui s'étend sur quelque 800.000 kilomètres carrés et compte 167 millions d'habitants.
Quelque 4,6 millions de personnes sont toujours sans abri à la suite de la vague de destructions causée par les inondations, selon l'ONU.
Le cas du Pakistan n'est pas isolé, selon l'expert qui a également cité les glissements de terrain en Chine, les incendies en Russie et la sécheresse au Niger.
M. Briceno a ainsi dénoncé le manque d'entretien des forêts en Russie, où en raison d'une canicule et d'une sécheresse sans précédent près d'un million d'hectares ont été ravagés depuis juillet par des incendies qui ont brûlé des villages entiers, fait 54 morts et privé de leur habitation plus de 3.500 personnes.
"Il y a clairement une responsabilité humaine dans la fabrication des catastrophes, les catastrophes ne sont pas naturelles", a signalé M. Briceno.
Il a reconnu que la situation au Pakistan avait été aggravée par des facteurs humains, comme la pauvreté et la guerre, mais également naturels comme les pluies de la mousson et la fonte des glaciers de l'Himalaya.
"Il y a clairement, du point de vue de la nature, des facteurs aggravants. Mais les bords des fleuves n'auraient jamais dû pouvoir être habités", a insisté le responsable onusien.
Il a d'ailleurs invité les autorités, les agences humanitaires, les donateurs et les sinistrés à tout faire pour que les habitants ne soient pas relogés dans des zones à risques.
Il a toutefois fait l'éloge du système d'alerte inondations des autorités pakistanaises, ainsi que de la réponse qu'elles ont apportée à cette catastrophe sans précédent dans l'histoire du pays.
(©AFP / 20 août 2010 16h39)
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