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Sujet : Panama Papers


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    Panama Papers

    <font color="#A2A9AE">ENQUÊTE

    « Panama Papers » : en Algérie, l’argent du pétrole passe par l’offshore


    Par Joan Tilouine
    LE MONDE Le 04.04.2016 à 17h18 Mis à jour le 04.04.2016 à 17h43
    mily: Helvetica">



    mily: Helvetica">L’accueil en grande pompe, le 17 mars, de Chakib Khelil, le ministre de l’énergie algérien de 1999 à 2010, en fuite depuis trois ans et soupçonné de corruption, a été pris en Algérie comme une provocation – la preuve de l’impunité dont jouissent les proches du chef de l’Etat. Et une façon d’enterrer l’affaire Sonatrach, la compagnie pétrolière nationale, qui défraie la chronique depuis 2010. Le mandat d’arrêt international contre M. Khelil a été annulé pour vice de forme, le juge qui a instruit l’affaire muté, le procureur général limogé. Mais l’ancien ministre n’a pas été blanchi par lajustice algérienne.

    Les « Panama papers » en trois points

    • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
    • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
    • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.


    C’est donc depuis son pays que l’ami d’enfance du président Abdelaziz Bouteflika pourra suivre l’audience qui devait s’ouvrir lundi 4 avril, à Milan. La justice italienne enquête depuis 2013 sur un versement de 198 millions d’euros effectué par Saipem, une filiale du groupe pétrolier italien ENI, à des intermédiaires proches de M. Khelil, en contrepartie de plus de 8 milliards d’euros de contrats signés avec Sonatrach.
    L’épisode italien fait suite à une première procédure, qui a débuté en 2010 par la spectaculaire décapitation judiciaire de l’ensemble du management du groupe pétrolier public et s’est soldée, le 2 février, par des peines plutôt légères pour l’ancien PDG de la Sonatrach et deux de ses enfants. Les douze autres accusés ont bénéficié de non-lieu ou de peines avec sursis.
    Déjà condamnée pour corruption, en 2013, au Nigeria, Saipem s’était attaché en Algérie les services de deux hommes de confiance de l’ancien ministre de l’énergie algérien, Farid Bedjaoui et Omar Habour, aujourd’hui tous deux en cavale et soupçonnés d’avoir orchestré le versement de commissions à des officiels algériens et aux dirigeants de Saipem.
    Myriade de comptes offshore

    La firme panaméenne Mossack Fonseca a d’ailleurs enregistré, au début des années 2000, une myriade de sociétés offshore pour le compte de Farid Bedjaoui, 46 ans, golden boy de nationalité algérienne, française et canadienne, dont le dernier lieu de résidence connu est Dubaï. Neveu de l’ancien ministre des affaires étrangères, il est aujourd’hui au cœur du dossier. C’est sur les comptes bancaires émiratis de l’une de ses sociétés, Pearl Partners Ltd, domiciliée à Hongkong, qu’ont été versés les 198 millions d’euros, conformément au contrat signé le 17 octobre 2007 avec Saipem – de simples honoraires, selon ses avocats.
    Une partie de cette somme a ensuite été transférée vers la société Sorung Associates Inc., une entité créée par Mossack Fonseca à la demande de la société suisse de gestion de fortune Multi Group Finance, le 28 février 2007. M. Bedjaoui a un mandat de gestion sur Sorung Associates et gère des comptes à la Banque privée Edmond de Rothschild SA à Genève. C’est dans cet établissement que l’ancien chef de cabinet du PDG de Sonatrach, Réda Hemche, neveu de M. Khelil, a disposé d’un compte approvisionné de 1,75 million de dollars entre l’été 2009 et janvier 2010.
    Lire aussi : En Algérie, d’anciens cadres du groupe pétrolier Sonatrach condamnés
    Dix-sept sociétés enregistrées

    « Ces sociétés offshore n’ont rien d’extraordinaire pour un homme d’affaires international, elles ont été passées à la moulinette par les autorités compétentes, et rien n’a été trouvé », assure Me Emmanuel Marsigny, avocat de M. Bedjaoui. Les autorités italiennes ont découvert que le nom du fuyard apparaît dans au moins dix-sept sociétés domiciliées au Panama, aux îles Vierges britanniques et aux Emirats arabes unis. Onze de ses sociétés ont été enregistrées entre 2004 et 2010 par Mossack Fonseca, à la demande de la société suisse Multi Group.
    Soupçons de pots-de-vin

    Lorsque le nom de M. Bedjaoui apparaît dans la presse en 2013, Mossack Fonseca panique. L’agence d’investigation financière du gouvernement des îles Vierges britanniques lui adresse un courrier, en février 2014, exigeant des détails sur ses sociétés. Notamment Minkle Consultants SA, qu’il détient avec son coaccusé, Omar Habour, domicilié à Neuilly-Sur-Seine et à Genève. Ce dernier, qui possède avec M. Khelil une propriété dans le Maryland, au nord-est des Etats-Unis, aurait reçu un virement de 34,3 millions de dollars (30 millions d’euros) sur un de ses comptes auLiban. Contacté par Le Monde, son avocat, Yam Atallah, n’a pas souhaitéréagir.
    Omar Habour apparaît comme le bénéficiaire effectif de quatre sociétés enregistrées par la firme panaméenne. Interrogée par les autorités des îles Vierges sur la société Girnwood International Engineering Ltd, Mossack Fonseca se contente de répondre le 8 mars 2014 : « Le bénéficiaire effectif est M. Farid Bedjaoui. » Il ne pouvait cependant ignorer que M. Habour était également partie prenante de la société, aux côtés de Ziad Dalloul, beau-frère de M. Bedjaoui.
    « Il y a encore des zones d’ombre, et il est probable que des pots-de-vin aient été versés et que d’autres officiels algériens en aient profité, déclare Djilali Hadjadj, le porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption. Mais la justice algérienne ne coopère pas avec le parquet italien et retient certains renseignements. » Les preuves pourraient bien se trouverdans des paradis fiscaux et les archives de Mossack Fonseca.



    De Poutine à Platini, ces puissants cités dans l'affaire «Panama Papers»

    04 Avril 2016, 17h51 | MAJ : 04 Avril 2016, 18h48

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    Vladimir Poutine et Michel Platini font partie des dirigeants cités dans l'affaire «Panama Papers». CHRISTOPHE SIMON / AFP

    C'est le plus grand scandale mondial d'évasion fiscale qui a été révélé dimanche. Le nom de milliers de personnalités mondiales soupçonnées d'avoir eu ou de toujours posséder des avoirs cachés administrés par la compagnie panaméenne Mossack Fonseca ont été dévoilés par The International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) avec, notamment, les journaux «Le Monde» et «Süddeutsche Zeitung».

    Un millier de Français sont concernés. En voici quelques-uns parmi les plus illustres.

    Chez les politiques

    Jérôme Cahuzac Alors que son procès pour fraude fiscale et blanchiment est reporté à septembre, l'ancien ministre français du Budget, disgracié en 2013, apparaît dans les «Panama Papers». Selon l'ICIJ, Jérôme Cahuzac avait un compte chez Mossack Fonseca en tant que propriétaire de Cerman Group Limited, une entreprise basée aux Seychelles depuis 2009. Une entreprise fermée en janvier 2015.
    Dans le monde sportif

    Michel Platini Suspendu de toute activité liée au football, Michel Platini s’est appuyé sur les avocats de Mossack Fonsecapour administrer Balney Enterprises Corp., une société offshore créée au Panama le 6 décembre 2007», soit un peu moins d'un après son élection à la tête de l'UEFA, affirme «Le Monde». «Je réside en Suisse depuis 2007, tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses», a-t-il fait répondre par son communicant Jean-Christophe Alquier.

    Jérôme Valcke Ancien secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke a été suspendu douze ans par le comité d'éthique de la fédération internationale. L'ex-bras droit de Sepp Blatter a été selon l'actionnaire d'Umbelina SA, domiciliée aux îles Vierges britanniques et créée en 2013 pour acheter un yacht, le «Jade Mary», croit savoir «Le Monde». «Me prenez-vous vraiment pour un truand ? Ce bateau est tout ce qu’il y a de plus légal, déclaré dans le cadre de biens que je possède», a assuré Jérôme Valcke.

    Dans le domaine économique

    Patrick Henri Devillers. Impliqué dans un scandale politico-judiciaire chinois, l'architecte français fait l'objet, comme «associé», d'un chapitre des «Panama Papers», publié par l'ICIJ. Le Français aurait aidé, à travers une compagnie offshore, l'épouse de Bo Xilan, ancien dirigeant chinois, condamné à la prison à vie pour détournement de fonds et abus de pouvoir, à acheter une villa dans le sud de la France.

    D'autres révélations cette semaine

    Les détails continuaient à affluer lundi alors que les journaux promettent d'égrener les révélations au fil de la semaine. Le directeur du journal «Le Monde», Jérôme Fenoglio, s'est aussi engagé à divulguer le nom d'un «grand parti politique français» concerné. L'émission Cash Investigation diffusée mardi sur France 2 promet aussi de dévoiler des informations sur les pratiques de la banque Société Générale, sur l'ancien ministre Jérôme Cahuzac, sur le député-maire Les Républicains de Levallois-Perret Patrick Balkany, et sur l'homme d'affaires Patrick Drahi, propriétaire du groupe de médias et télécoms Altice et actionnaire, notamment, de «Libération», «L'Express» ou BFMTV.

    Celui-ci a démenti lundi avoir utilisé une société panaméenne à des fins d'évasion fiscale. Le groupe Altice (maison mère de SFR) reconnaît avoir eu recours à une société enregistrée au Panama mais «dans des conditions parfaitement légales» et «sans aucune incidence fiscale», insiste-il dans un communiqué publié lundi en menaçant de poursuites toute association de son patron «avec des situations frauduleuses» dans cette enquête. Altice «a recouru à une société panaméenne, entre novembre 2008 et décembre 2010, dans laquelle ni M. Patrick Drahi ni le groupe Altice n'ont jamais détenu, directement ou indirectement, de participation», souligne le communiqué. Par ailleurs, «les entités par lesquelles M. Patrick Drahi contrôle les activités de télécoms et de médias du groupe Altice sont dans leur intégralité des entités de droit communautaire».









    Ces 140 personnalités internationales qui ont utilisé des sociétés offshore

    https://panamapapers.icij.org/the_power_players/








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    Maroc : Mohammed VI aime les îles Vierges








    Sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, a choisi une certaine discrétion pour quelques transactions privées : il a acheté un bateau et investi dans une société cotée à la Bourse de Casablanca par le biais d’une société des îles Vierges britanniques, SMCD Ltd. Une autre société lui a facilité l’achat et la rénovation d’un hôtel particulier à Paris. Ces structures offshore, qui masquent les ayants droit véritables, ont été montées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca. Les « Panama papers », consultés par Le Monde et ses partenaires, permettent d’affirmer que le roi était bel et bien le bénéficiaire des montages.

    Les « Panama papers » en trois points


    • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
    • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
    • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.


    Un trois-mâts de 41 mètres


    Créée en 2005, SMCD Ltd donne fin janvier 2006 pouvoir à Mohamed Mounir Majidi pour procéder « à l’achat, la livraison et le transfert du navire Aquarius W »,une superbe goélette américaine. M. Majidi est le secrétaire particulier du roi Mohammed VI, et à ce titre chargé de gérer ses affaires privées. Quatre juristes, deux à Londres et deux à Casablanca, seront chargés d’enregistrer au Maroc le bateau rebaptisé « El Boughaz 1 ». Le majestueux trois-mâts de 41,47 m, construit en 1930, mouille souvent au large de la côte méditerranéenne du royaume, où il est devenu une attraction pour les plaisanciers.
    En mars de la même année, SMCD Ltd accorde un pouvoir très général à M. Majidi pour agir au nom de la société, faisant du secrétaire particulier du roi le gérant de fait de la société, dont les activités semblent pourtant très limitées. L’intéressé n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde. SMCD Ltd sera finalement liquidée en août 2013. Ses comptes sont alors transférés au bénéfice d’une autre société offshore des îles Vierges britanniques, Langston Group SA, qui a elle-même servi de véhicule à une convention de prêt pour une société de droit luxembourgeois, Logimed Investments SARL.
    Prêteur, emprunteur et bénéficiaire

    En 2003, une autre société domiciliée par Mossack Fonseca dans les îles Vierges, EPOS International Corp., prête 36 millions d’euros « avec effet au 3 juin 2003 » à une société luxembourgeoise, l’Immobilière Orion SA. Le contrat précise que « l’emprunteur ne paiera pas d’intérêts sur le montant du prêt. En contrepartie, le prêteur, l’ayant droit économique du prêteur et ses proches pourront utiliser l’immeuble acquis par l’emprunteur à des fins personnelles et ceci aussi souvent qu’ils en auront besoin ». Une formulation sophistiquée qui semble signifier que Mohammed VI est à la fois prêteur, emprunteur et bénéficiaire du montage. Immobilière Orion, dont le secrétaire particulier de Mohammed VI est administrateur, s’est en effet portée acquéreuse d’un bel hôtel particulier près des Invalides, dans le 7earrondissement de Paris, et a obtenu, en 2013, un permis de construire qui donne une description précise des travaux : les étages seront entièrement reconstruits, les façades ravalées, les toitures refaites, une piscine aménagée.
    Un investissement dans une entreprise cotée

    Contrairement aux déclarations de ses gestionnaires lors de sa liquidation, SMCD a aussi été le véhicule offshore pour un investissement royal dans une entreprise cotée à la Bourse de Casablanca : Alliances DéveloppementImmobilier (ADI), dirigée par Mohamed Alami Lazrak Nafakh, un ancien cadre de l’Omnium nord-africain. L’ONA, holding royale, a été repris en 2010 par SNI, la société nationale d’investissement, désormais l’outil principal des activités économiques du Palais.
    En février 2008, avant son introduction en Bourse, ADI comptait déjà SMCD Ltd dans son tour de table, comme l’a révélé le site d’informationsledesk.ma. Or, si SMCD Ltd semble bien avoir été liquidée en août 2013, elle apparaît aujourd’hui encore dans les registres d’actionnaires d’ADI. Pire : en août 2015, ADI émettait un emprunt obligataire remboursable en actions pour un milliard de dirhams (environ 90 millions d’euros). La note d’information, visée par le conseil déontologique des valeurs mobilières, mentionne encore SMCD comme titulaire de 185 000 actions, soit 1,4 % du capital. Ailleurs, une information erronée sur les actionnaires d’une entreprise cotée provoquerait un scandale boursier. Pas au Maroc.
    Selon le quotidien casablancais L’Economiste, SMCD Ltd aurait cédé sa participation dans Alliances en 2011. Si c’est le cas, les ayants droit de la société des îles Vierges ont eu du flair. Car ADI a commencé en 2014 à péricliter et se retrouve aujourd’hui menacée de faillite. Alliances Développement Immobilier, qui a été suspendue de la cote, a annoncé le 31 mars préparer un plan de redressement. Le groupe immobilier a vu son chiffre d’affaires fondre de 4,267 milliards de dirhams en 2013 (389 millions d’euros) à 2,932 milliards en 2014 (268 millions d’euros) et n’a pas présenté à temps ses résultats annuels 2015.
    Dernière édition par safir97; 05-04-2016 à 11:18


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    Derrière les Panama Papers : la plus grande escroquerie de la planète...

    <font size="3">derrrière les Panama Papers : la plus énorme escroquerie de la planète

    mily: &quot"> écrit par Piero Cammerinesi




    mily: &quot">Qui ne se souvient des “Panama Papers”mily: &quot">, ce scandale qui a défrayé la chronique ?
    par Piero Cammerinesi
    * * *

    AVERTISSEMENT – Cet article – qui présente des informations qui, à mon sens, n’ont jamais été publiées par la presse italienne, ni par la presse dite “alternative”, ni encore moins par la presse de grand public, - est le fruit de recherches sérieuses et se base sur deux sources d’informations. La première de ces sources correspond à des sites web de langue anglaise cités plus loin dans l’article ; la seconde, à des contacts personnels de l’auteur dont se porte garant non seulement de leurs domaines d’expertise et leur sérieux mais avant tout de leur connaissance de première main des affaires révélées dans cet article. Tout ceci est dit pour apaiser le lecteur face à des informations pourraient lui paraître invraisemblables ou tout du moins fantaisistes. Que le lecteur se rassure : c’était également le sentiment que partageait l’auteur jusqu’à ce qu’il mène une enquête approfondie. Et ce sont les résultats de ses recherches fouillées que présente ici l’auteur. Aussi, avant de conclure hâtivement qu’il s’agit d’un conte à dormir debout, l’auteur invite le lecteur à réfléchir sur les informations divulguées et à creuser plus loin en se tournant vers les sources renseignées.
    Au fond, le meilleur moyen d’occulter quelque chose est de le mettre à la vue de tous.
    * * *
    Mais revenons au scandale des Panama Papers


    Avant tout, il s’agit d’être clair : c’est quoi, au juste, ces Panama Papers ? Est-ce en rapport avec ces nouvelles diffusées dans les médias officiels russes où l’on a pu voir le Président Putin au premier plan en compagnie de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement ? Cela dit, aucune allusion directe n’a été faite quant à l’existence d’un lien entre les fonds occultes de Panama et le Président mais seulement à des “personnes de son entourage”. Alors quid ?
    Ou est-ce au sujet de la découverte de ces milliers et milliers de noms de sociétés et comptes secrets ouverts dans le paradis fiscal panaméen et parmi lesquels – est-ce un hasard ? – l’on n’a retrouvé aucun nom de personnalité éminente de nationalité américaine ?
    N’est-ce pas cette affaire qui a enflammé les grands médias un court temps avant de disparaître de l’horizon médiatique ?
    Ou ne s’agit-il pas plutôt, comme certains l’ont dit, d’une opération menée par les services américano-britanniques engagés dans une lutte au sommet entre les puissances mondiales? A ce propos, il est intéressant de savoir que cette information a été divulguée par la International Coalition of Investigative Journalists(ICIJ), une organisation opaque qui dépend du Organized Crime and Corruption Reporting Project(OCCRP), elle-même financée par le Gouvernement américain (encore un hasard ?…) par le biais d’une organisation dénommée USAID.

    Nous avons voulu en savoir plus au sujet Panama Papers et voici ce que nous avons appris.
    Mais commençons par le commencement.

    Le leak (ndlr : fuite) au sujet des Panama Papers se compose de 11,5 millions de documents environ; il s’agit principalement d’emails, de fichiers PDF, d’images photos et d’une partie d’une base de données interne de la Mossack Fonseca.
    Toutes ces informations datent d’une période allant de 1970 au printemps 2016.
    Elles concernent des comptes et sociétés off-shore ayant à leur tête des personnalités politiques, des hommes d’affaires, des milliardaires, des maffieux, des criminels et des sociétés-écrans.
    Toutefois, précisons que posséder une société off-shore n’est pas illégal dans la plupart des pays et que cela est même considéré comme quelque chose d’utile pour toute une série d’opérations commerciales.
    Cela étant dit, et après examen des Panama Papers, il paraît évident que l’objectif principal poursuivi dans la très grande majorité des cas était celui de masquer la véritable identité des titulaires des comptes et des administrateurs des sociétés. Par ailleurs, les documents mettent en lumière bon nombre de scandales et mentionnent les noms de chefs d’Etat et de gouvernement corrompus. Un des aspects les plus frappants de cette gigantesque fuite d’informations concerne les sociétés off-shoreimpliquant des actuels et d’anciens chefs d’Etats et de gouvernements, de même que des liens avec d’autres leaders, ainsi que leur famille, leurs conseillers les plus proches et leurs amis.

    Chefs d’Etat directement impliqués :
    Mauricio Macri, Président de l’Argentine
    Salman, Roi de l’Arabie Saoudite
    Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Président des Emirats Arabes Unis et Emir d’Abou Dhabi
    Petro Poroshenko, Président de l’Ukraine
    Anciens chefs d’Etat directement impliqués :
    Qatar Hamad bin Khalifa Al Thani, ancien Emir du Qatar
    Ahmed al-Mirghani, ancien Président du Soudan
    Chefs de gouvernement directement impliqués :
    Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, premier Ministre de l’Islande
    Anciens chefs de gouvernement directement impliqués :
    Bidzina Ivanishvili, ancien premier Ministre de la Géorgie
    Ayad Allawi, ancien premier Ministre d’Iraq
    Silvio Berlusconi, ancien Président du Conseil d’Italie
    Ali Abu al-Ragheb, ancien premier Ministre de la Jordanie
    Benazir Bhutto, ancien premier Ministre du Pakistan
    Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani, ancien premier Ministre du Qatar
    Pavlo Lazarenko, ancien premier Ministre de l’Ukraine
    Ion Sturza, ancien premier Ministre de la Moldavie
    On recense quelque 200 autres noms de politiciens du monde entier faisant partie des clients de la Mossack Fonseca, parmi lesquels un certain nombre de ministres en plus des membres de la famille de dirigeants comme, par exemple, le père de David Cameron.
    Nous arrêtons ici ce tour d’horizon des personnes impliquées.
    A partir de là, et même si ce n’est certainement que la pointe de l’iceberg que l’on aperçoit par rapport à l’ampleur réelle du phénomène, une analyse attentive des noms des personnalités qui sont impliquées – et encore plus de celles qui ne sont pas impliquées – permet de comprendre beaucoup de choses. Alors qu’est-ce qui se cache vraiment derrière cette affaire ?
    Hormis les indiscutables avantages fiscaux liés à la possession de comptes ou sociétés off-shore au Panama ou dans l’un des autres paradis fiscaux, il est intéressant de se demander pourquoi un examen de ces comptes montre – comme nous l’avons dit – que l’objectif principal poursuivi est de masquer la véritable identité de leurs titulaires ?
    Est-ce pour éviter les impôts uniquement ?
    Non, il n’en est rien.
    En réalité, le leak des Panama Papers n’a fait que soulever un coin du voile qui cache un scandale de grande échelle dont la plupart des gens ignorent tout et dont les médias ne parleront jamais.

    Derrière tout ceci se cache la plus extraordinaire, gigantesque et monstrueuse escroquerie jamais imaginée au monde.
    De quoi s’agit-il ?
    Selon nos recherches et d’après nos sources, bien introduites dans ces milieux, nous avons découvert une pratique utilisée depuis des décennies par le gouvernement américain et la Réserve fédérale (y compris le Trésor américain, la Banque Mondiale, le FMI, etc.). En l’occurrence, elle consiste à ouvrir des ‘comptes miroirs’, autrement dit des comptes fantômes, ce qui est parfaitement illégal dans le monde entier mais aussi dans les banques internationales les plus importantes.
    Ces comptes sont mis à la disposition – comme le prouvent ces Panama Papers – de personnalités bien déterminées de certains pays afin de financer des guerres, des révolutions de couleur, des génocides, des monopoles de l’information contrôlée et manipulée à des fins de désinformation ou de spoliation programmée des richesses appartenant à d’autres organismes ou pays.

    Le fonctionnement est simple.
    Lorsque le gouvernement des Etats-Unis ou un autre organisme autorise officiellement la Réserve fédérale (ou le FMI ou la Banque Mondiale ou le Trésor américain, etc.) à ouvrir un compte miroirauprès de l’une des 250 banques plus importantes au monde, des sommes d’argent sont transférées depuis le compte principal de la banque d’origine vers ces comptes miroirs ouverts dans d’autres pays.
    Un compte miroir a le même intitulé que le compte principal de sorte que tout semble être en règle alors que c’est tout le contraire puisque les véritables titulaires – les titulaires légaux, donc – n’ont pas donné leur accord pour effectuer des dépôts de capitaux en provenance de Comptes de Garantie (en anglais, Collateral Accounts).

    Que sont les Comptes de Garantie ?
    Nous tenons à préciser au lecteur qui rechercherait des informations sur la Toile à propos des Comptes de Garantie, qu’il ne trouvera que fort peu de sources ou du moins uniquement des sources privées telles que des blogs, des sites internet ou Wikipédia qui en parlent en bien ou en mal. En revanche, il ne trouvera aucune information à ce sujet auprès d’instances officielles.
    La raison en est bien simple : il s’agit d’informations classées Top secret et dont on n’a divulgué officiellement que très peu de choses, à ce jour.
    Et nul n’est besoin de préciser que, comme à chaque fois qu’une information sous le sceau du secret est révélée, elle est officiellement démentie ou aucun commentaire n’est fait à ce sujet.
    En fait, il s’agit d’un réseau complexe de comptes et actifs (en anglais, asset ; en particulier de l’or mais aussi de l’argent, des métaux précieux, des œuvres d’art d’une valeur inestimable (parfois même exposées dans des musées). Et ce n’est pas tout ; l’on retrouve également d’autres avoirs tels que des titres de propriété de gisements pétrolifères et de terres. Tous ces actifs sont disséminés dans le monde entier, y compris auprès de banques centrales et de banques commerciales (mais hors bilan).
    Ces richesses sont déposées en lieu sûr dans les endroits les plus improbables : sous des montagnes ou dans les déserts et même sous les océans.

    L’entrée de nombre de ces lieux où sont conservés ces dépôts secrets est défendue par des pièges mortels. Et ils sont nombreux les « chercheurs d’or » à leur propre compte ou les indigènes naïfs et manipulés par des agents des services de renseignements américains ou d'autres pays, au courant d’un secret, qui ont littéralement volé dans les airs, principalement dans les Philippines.
    Vous souvenez-vous du long-métrage américain, National Treasure, (la version française s’intitulait : Benjamin Gates et le Trésor des Templiers), tourné en 2004 avec Nicolas Cage dans le rôle principal ? Des sources bien informées m’ont appris que ce film révèle quelques détails réels à propos de ces richesses internationales cachées aux quatre coins de la planète. Toutefois, deux inexactitudes sont à relever: d’abord, il ne s’agit pas d’un Trésor national et ensuite il n’est pas aux Américains.
    En réalité, il s’agit d’un trésor international qui représente une partie des Comptes de Garantie.
    C’est avec ces immenses richesses qu’a été mis en place un système de création d’argent à partir de rien, à la fin de la seconde guerre mondiale. Ce système, inspiré semble-t-il d’une idée du Comte de Saint-Germain, un conseiller de certaines familles royales en Europe dans les années 1700, devait fonctionner en émettant des titres bancaires auprès des plus grandes banques internationales aux fins de financer la reconstruction et le développement des pays du monde entier.
    Hélas, très vite, des abus furent commis par les ‘gestionnaires du système’ et en particulier par les Américains. Ceux-ci détournèrent ledit système à des fins privées dans le but de s’enrichir, de faire profiter leurs amis et les amis de leurs amis mais également pour corrompre des personnes et financer toutes sortes d’atrocités.
    A l’heure actuelle, on parle de titres bancaires quand on fait référence principalement à des billets à moyen terme (en anglais, Medium Term Notes (MTN)), des garanties bancaires (Bank Guarantees (BG)) et des lettres de crédit stand-by (Stand-by Letter of Credit(SBLC)). Ceux-ci sont émis à un taux d’au moins 20% de la valeur faciale du titre et après quelques opérations d’achats et ventes à un prix chaque fois plus élevé, appelées de niveau 1, niveau 2 et niveau 3 (en anglais, tier 1, tier 2 et tier 3), ils parviennent finalement entre les mains des acheteurs finaux. Ceux-ci sont principalement des fonds de pensions, des fonds d’assurances ou d’autres types de fonds qui acquièrent généralement ces titres à un taux d’au moins 90% de leur valeur faciale, après les différentes étapes que nous venons de décrire, et les détiennent jusqu’à leur date d’échéance. Les montants investis dans de pareils instruments financiers varient mais il n’est pas rare qu’ils atteignent les 500 millions de dollars/euros.
    Les opérations dont nous avons parlé sont effectuées par des Traders spécialisés (et dont les activités n’ont rien à voir avec le trading online !).

    C’est au cours de ces opérations d’achats et de ventes que tout se passe. Les banquiers permettent à leurs amis et les amis de leurs amis de réaliser de plantureux bénéfices avec un capital de départ minimum de 100 millions de dollars/euros, à peine. En général, ces montants sont investis dans du cash ou directement dans des instruments financiers (tels que les MTN, BG, SBLC) mais la plupart des opérations réalisées concernent la centralisation de trésorerie (en anglais, cash pooling) avec un capital de départ encore inférieur.
    Ainsi, admettons que nous participions à une opération d’achat sur un instrument financier dont le prix est fixé à 40% de sa valeur faciale et que nous le revendions ensuite à 60% de sa valeur faciale, tout en sachant que ces opérations ont été préalablement garanties contractuellement dans le cadre du système. Nous réaliserions alors un bénéfice de 50% à répartir entre les différents investisseurs et intermédiaires. Enfin, en sachant que ce genre de participation se fait généralement dans le cadre d’un programme (Trading program, programme d’investissement privé ou autre) où les opérations d’achats et ventes réalisées par un Trader et que beaucoup de ces opérations ont une durée d’un an voire plus, il est facile d’imaginer les gains phénoménaux qui sont réalisés de la sorte.
    C’est simple de s’enrichir ainsi, n’est-ce pas ?
    Et bien des personnes, y compris des personnalités publiques de différentes nationalités, se sont enrichies grâce à ce type de programmes. Etant donné les capitaux de départ nécessaires pour pouvoir participer à des investissements aussi rentables, vous aurez saisi que ces opportunités ne s’adressent pas à tous mais seulement à ceux que l’on appelle des investisseurs avertis (en anglais, sophisticated investors). Ce terme est utilisé dans la haute finance et désigne ceux qui peuvent avoir accès à des investissements privilégiés et inaccessibles à la masse.
    Quant à ceux qui savent quelque chose, ils évitent d’aborder ce sujet, peut-être par égoïsme, par peur ou les deux choses. De leur côté, la Securities and Exchange Commission(SEC), le Trésor américain et le FBI, trois organismes américains...comme par hasard, démentent sur leur site web qu’il soit légal de participer à des opérations d’achats et ventes via de tels instruments financiers et qu’il s’agit bel et bien d’opérations frauduleuses. Il est effectivement vrai de dire qu’elles sont illégales, comme nous-même le signalions au lecteur, et pourtant elles ont bel et bien cours. Et ces pages webne servent qu’à cacher, comme toujours, la vérité au public.
    Ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide de ce système financier sont appelés les Master Commitment Holders (littéralement, les détenteurs de l’engagement) et on les compte sur les doigts des deux mains. Ce sont eux qui sont chargés de l’émission d’un certain nombre de titres qu’ils font ensuite redescendre en cascade dans ce système par le biais de mouvements et opérations financières expliqués plus haut.
    Ces Commitment Holders ainsi que les Traders sont surveillés, comme on peut l’imaginer, par des services de renseignements afin de s’assurer qu’ils accomplissent leur travail correctement en suivant les instructions données par les grands banquiers.