mily: Verdana">La recherche sur le cancer a connu en 2013 un changement majeur après confirmation du potentiel de l’immunothérapie étudiée depuis des décennies.
mily: Verdana">PERCEE. Des résultats prometteurs sont apparus suite à des essais cliniques d'immunothérapie du cancer, un type de traitement qui cible le système immunitaire plutôt que directement les tumeurs. Les nouveaux traitements poussent les lymphocytes T et d'autres cellules du système immunitaire à combattre le cancer. Pour la revue Science, la validation du potentiel de l’immunothérapie constitue la percée scientifique de l'année.
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Une thérapie toujours en cours d’évaluation

L'immunothérapie permet de renforcer les défenses immunitaires de l’organisme de sorte qu’il puisse lutter et détruire lui-même les cellules cancéreuses. Des résultats prometteurs ont été obtenus par ce biais dans le traitement des cancers de la peau mais son impact ultime sur la maladie reste pour le moment inconnu. « Pour le moment, cette stratégie pour orienter le système immunitaire vers l'attaque des tumeurs n'a fonctionné que pour certains cancers et chez quelques patients, aussi ne faut-il pas surestimer ses bénéfices possibles à court terme. Pourtant, de nombreux spécialistes du cancer sont convaincus qu'ils sont en train d'assister à la naissance d'un nouveau paradigme important dans le traitement du cancer » précise Tim Appenzeller, directeur des actualités de la revue Science.
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Vingt-cinq ans de progrès
FIN 80. Beaucoup de progrès dans l'immunothérapie du cancer remontent à la fin des années 1980, quand des chercheurs français ont identifié un récepteur sur les lymphocytes T appelé CTLA-4. James Allison a découvert que ce récepteur empêchait ces cellules d'attaquer pleinement les éléments étrangers.
1990. Au milieu des années 1990, Allison a montré que le blocage de CTLA-4 chez la souris pouvait faire se déchaîner les lymphocytes T contre les cellules tumorales, qui régressaient alors de manière spectaculaire. Au même moment, des chercheurs japonais ont identifié un autre « frein » sur les lymphocytes T appelé PD-1.
2006. Des essais cliniques impliquant ce récepteur ont commencé en 2006, et des résultats préliminaires chez un petit groupe de patients apparaissent prometteurs.
2011. Commercialisation de l’ipilimubab (Yervoy, laboratoires Bristol Myers Squib) visant spécifiquement le mélanome
Beaucoup d'incertitudes demeurent sur le nombre de patients qui pourront bénéficier de ces thérapies, pour la plupart encore expérimentales, et sur quels types de cancer elles seront le plus efficaces. Les scientifiques s'emploient maintenant à identifier les biomarqueurs qui pourraient convenir et réfléchissent aux moyens de rendre les traitements plus puissants.