<font color="#000000">mily: Arial">Un projet international baptisé "Leurre" coordonné par Jean-Louis Deneubourg, responsable du service d'écologie sociale de l'Université Libre de Bruxelles, a permis d'introduire un robot dans une colonie de blattes, le faire adopter et de le faire participer aux décisions collectives du groupe.

mily: Arial">

Le robot Insbot a pu participer aux décisions collectives du groupe


Le robot est un petit cube à roulettes équipé de deux moteurs, de senseurs de lumière, d'une caméra de 128 pixels et d'une ceinture d'émetteurs-récepteurs d'infrarouges. Sa locomotion, accélérations comprises, a été conçue à partir d'un programme informatique qui a dressé le tableaustatistique des trajets et des règles de déplacement d'une colonie de blattes, filmées par le CRCA de Toulouse.

Pour permettre les interactions avec les animaux, il a fallu identifier la phéromone de reconnaissance "intra-spécifique" de la colonie, puis extraire de la cuticule des blattes la douzaine de molécules pertinentes qui donneraient au robot une couverture olfactive identifiable par les blattes de la colonie.

1500 heures d'expériences ont montré que le robot, baptisé Insbot, pouvait interagir avec les blattes au point d'orienter leurs décisions collectives en "faisant basculer leurs préférences de façon coercitive".

Selon Jean-Louis Deneubourg, "l'objectif à long terme serait de réaliser des sociétés d'animaux et de machines dont les interactions doteraient ce système de nouvelles fonctionnalités." (ex: pollinisation) Ce projet a été financé pendant 3 ans par l'Union Européenne dans le programme "Future & Emerging Technologies".

techno-science