Une carte constamment mise à jour par les internautes permet de connaître les endroits les plus chauds de la planète en matière criminelle.
Le professeur Vasco Furtado de l’Université brésilienne de Fortaleza a eu l’idée de créer le plan des cités les plus dangereuses de la planète. La carte, qui porte le nom de Wikicrimes, permet de connaitre à quels endroits les méfaits ont lieu sur le globe.

Pour réaliser cette mappemonde, le professeur s’est basé sur la philosophie «wiki», celle de Wikipedia, la plus grande encyclopédie en ligne. En effet, ce sont les utilisateurs, victimes ou autres témoins qui mettent à jour cette planisphère du crime. Attention toutefois, le système Wikipedia a toutefois ses limites, puisque n'importe qui peut insérer des informations sans qu'il n'y ait vérification.

D’après le professeur, 50% des crimes mondiaux ne sont pas dénoncés. Au Brésil, «les informations sur les délits sont monopolisées par les forces de l’ordre. Souvent, les personnes qui se font voler sur la plage d’Ipanema ou dans les bus de Sao Paulo ne se rendent pas dans le commissariat le plus proche pour dénoncer le crime. Parce qu’elles pensent que c’est inutile ou même dangereux», ajoute le professeur.

Wikicrimes a été lancé il y a dix jours et a déjà enregistré pas moins de 1 700 délits en tous genres, du vol de camion, aux homicides, en passant par le vol de porte-monnaie.

Beaucoup de pays sont déjà présents sur la carte, au rang deslesquels le Brésil, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Irak ou encore la Lettonie trônent en bonne position.

Le site Wikicrimes a été lancé il y a une dizaine de jours par un professeur d'informatique brésilien. (dr)