mily: Helvetica Neue">C’est la question que pose le très sérieux quotidien britannique « The Independent » qui le rapporte dans son édition du 29 décembre. Selon cet article, qui fait référence à une lettre de la belle-soeur de l’ex-Premier ministre récemment découverte, sa famille le pressait de « combattre » son désir de se convertir à l’islam.
En effet, celui qui a conduit l’Angleterre à la victoire lors de la Seconde guerre mondiale était si fasciné par l’islam et l’Orient que des membres de sa famille, effrayés par ses penchants, lui ont écrit pour le dissuader d’aller plus loin en devenant musulman.
Dans cette fameuse lettre datant de 1907 citée par The Independent, sa belle-soeur lui écrivait ainsi : « s’il-vous-plait, ne vous convertissez pas à l’islam ; j’ai remarqué votre goût pour l’orientalisme et votre tendance à vous comporter comme un Pacha ! » Puis de le mettre en garde : « Si vous vous rapprochez davantage de l’islam, votre conversion serait inévitable : résistez y ».
Pour Warren Dockter, un universitaire de Cambridge, « Churchill n’a jamais pensé sérieusement à se convertir ». « Il était plus ou moins athée à cette époque, mais il avait vraiment une fascination pour la culture islamique, ce qui était assez courant parmi les Victoriens ».
Le célèbre Premier ministre eut l’occasion d’observer de près la société musulmane lorsqu’il était officier dans l’armée britannique au Soudan. Dans une lettre adressée à Lady Lytton en 1907, rapporte The Independent, Churchill écrivait qu’il souhaitait être un Pacha ! Autre signe de son orientalisme : Churchill revêtait parfois avec enthousiasme des tenues arabes, une habitude qu’il partageait avec quelques bons amis. Pourtant, selon Warren Dockter, la famille de Churchill n’a jamais eu besoin de s’inquiéter au sujet d’une possible conversion à l’islam.
Plus tard, Churchill a continué d’éprouver de la sympathie à l’égard de l’islam. En 1940, tandis qu’il était Premier ministre, il a soutenu et financé une partie de la construction dans Regent’s Park de la Mosquée centrale de Londres, non sans arrières pensées d’ailleurs puisqu’il s’agissait aussi pour lui de s’assurer du soutien des pays arabes dans la guerre contre les Allemands.
Cette sympathie pour l »islam ne l’empêchait cependant pas d’être critique. Ainsi écrivait-il en 1899 que « le fait que la loi islamique prescrive que toute femme doit appartenir à un homme comme si c’était sa propriété » constitue une forme d’ « esclavage » qui perdurera jusqu’à ce que l’islam « cesse d’être un grand pouvoir entre les mains des hommes ».
Vidéo d’illustration : discours de Churchill aux USA en 1942