Djazair houra democratia /algerie libre democratique
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    Djazair houra democratia /algerie libre democratique

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    le combat continue ...DJAZAIR HOURA DEMOCRATIA...ALGERIE LIBRE DEMOCRATIQUE

    En ce moment
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    Samedi 18 mai 2019 - 08:12
    ANALYSE
    La place de la religion dans un État démocratique (1ère partie)





    Les pratiques d'une confession religieuse ne sont jamais standards à travers le monde. Sur le terrain, chaque société les traduit en fonction de ses propres référents culturels.

    En Algérie profonde, en Kabylie particulièrement, puisque de là où est parti le débat sur la laïcité, porté par une élite politique inspirée d'une culture occidentale, le débat sur la laïcité est nouveau, du moins avec sa formulation actuelle, même si on tente de lui trouver une légitimité historique. En effet, les défenseurs de la laïcité tentent de nous présenter l'organisation villageoise de la Kabylie comme étant une organisation séculière.
    Essayons de voire de plus près la nature de cette organisation. Il est important de signaler que dans l'histoire de la Kabylie, il n'y a jamais eu de tyrannie de la religion. Chose qui aurait suscité rejet ou contestation de son rôle dans les affaires sociales et de la gestion de la cité. En effet, la religion exerçait pleinement son rôle dans la société, elle n'est pas confinée à une croyance individuelle strictement intime (comme c'est le cas en Europe), ni imposée par une caste, de quelque nature qu'elle soit, sur le reste de la société (comme c'est le cas chez les monarchies du Moyen-Orient). Toutes les lois, qu'elles soient d'origines religieuses ou non religieuses, sont d'abord discutées d'abords par les membres de la djemââ avant de les soumettre à la discussion, l'enrichissement puis l'approbation par l'assemblée générale du village.
    Les lois et règlements sont toujours adoptés de manière démocratique, et même plus, à l'unanimité par lesdites assemblées. Il n'y a jamais eu de rejet d'une quelconque lois pour la simple raison qu'elle est d'origine religieuse ou bien qu'elle émane de l'imam de la mosquée. Au contraire, quand il y a partage d'un héritage ou quand un litige éclate entre individus ou entre groupes d'individus (clans), ce qui était courant, voire même excessif dans certaines périodes historiques, notamment en périodes de disette, et que la situation échappe aux membres de tajmâât (djemââ), on a toujours eu recours aux imams, cheikhs de zaouïa dont les sentences font autorité.
    Sans vouloir porter de jugement de valeur sur des personnes, le concept de laïcité est introduit dans les débats publics avec force, animé d'un esprit ferme et affiché d'une position tranchée d'avance. Il y a une volonté de l'imposer comme une solution incontournable et indiscutable comme s'il s'agissait d'un dogme.
    On ne peut nier le fait que notre société, en plus des influences bénéfiques, subit des influences culturelles maléfiques venant du Moyen-Orient, mais les outils de résistance que nous procure notre culture sont infiniment plus puissants, plus efficaces et plus efficients que ceux que nous empruntons à l'Occident.
    Entre la thèse du rationalisme pur et dur évoquée par le raisonnement cartésien de la civilisation occidentale tenu par Diderot et Voltaire et l'antithèse due au raisonnement mystique et spirituel dominant en Orient, puisons de notre culture. Partant du fait (plus qu'un postulat) que l'être humain est un être à la fois sensible et raisonnable, notre culture fait la synthèse des deux visions et tient compte des deux aspects de la personnalité concomitamment (la sensibilité et la raison).
    En effet, il existe bien une culture locale qui tient un raisonnement spécifique. Même s'il n'est pas porté par des supports matériels écrits, il est véhiculé de manière orale. Ce raisonnement, on le retrouve dans l'organisation sociale, dans le code d'honneur qui régit la société, dans les contes, dans la poésie, dans la mémoire et même dans le langage et surtout dans notre façon collective de réagir face aux événements. La pratique religieuse en Kabylie n'a jamais été du genre fantasmagorique.
    Un Kabyle est forcément réaliste chez lui, écrivait Mouloud Feraoun. Ceci étant valable à toutes les facettes de la vie sociale et culturelle. A voire la pratique religieuse de nos montagnards, ils ne versent ni dans le fétichisme ni dans des pratiques formalistes et froides vidées de toute forme de sensibilité humaine ou dépouillées de sens et d'emprise sur la réalité sociale. En Kabylie, on ne fait pas la propagande religieuse avec le verbe (daaoua), ça serait qualifié d'apparat, d'exhibitionnisme voire même d'hypocrisie, c'est par le comportement qu'on donne l'exemple. Tous les signes ostentatoires verbales ou vestimentaires suscitent davantage de méfiance voire de mépris que de confiance.
    «Faites ce que je vous dis et ne faites pas ce que je fais» ne passe pas dans notre société. «Argaz ma t-khussith thidatt ula dased yakhdam limine» disait-on. Traduction: «ça ne sert à rien de jurer pour celui qui manque de crédibilité». Dans nos jugements, on s'en tient aux faits, et uniquement aux faits. On vous écoute décemment, mais on ne se précipite jamais à vous accorder confiance, on vous attend aux faits.
    Ce sont vos actions et vos réactions sur le terrain social qui vous accordent crédit ou discrédit. Si vous ratiez ce test pratique, n'attendez pas que votre aura ou votre génie théorique, abstrait, vous fasse reconquérir les cœurs. Théoriquement, vous pouvez convaincre votre interlocuteur de deux options différentes, voire contradictoires, mais dans les faits, il n'y a qu'une seule option qui passe. On dit que la vérité des faits dépasse celle des idées. En kabyle, on dit: «Tidatt ur tavdi ghaf esnath», la vérité ne se subdivise pas en deux, le terme «vérité» n'a pas de pluriel en Kabyle; il n'y a qu'une et une seule vérité.
    Entre la sacralité de l'individu par l'esprit libéral et celui de classe ou de groupe social de l'esprit communiste, il y a l'individu dans la société, l'individu dans ses dimensions à la fois intimes et sociales. Cette philosophie est traduite aussi dans le domaine économique comme suit: une personne qui réussit à faire de la richesse est très respectée, mais uniquement lorsqu'elle s'acquitte de ses devoirs sociaux envers les siens et vis-à-vis des plus démunis, sinon elle est plutôt méprisée.
    En Kabylie, le premier facteur de production, le capital fondamental est la terre, très cher aux paysans, il est soumis au double statut à la fois public et privé. Il y a des terres qui relèvent de la propriété privée et d'autres de propriétés collectives. Ce sont des terres indivises appartenant aux ârchs. Dans certaines régions, on détient en commun même les bêtes de somme (qui sont aussi des facteurs de production). C'est pour dire l'imbrication du public et du privé; de l'individu et de la société. Le bénévolat et l'entraide (tiwizi) ne sont pas des actions exceptionnelles mais courantes et habituelles, faisant partie des rapports de production de la cité.
    Ce bénévolat ne touche pas uniquement des actions d'ordres sociales, c.à.d. d'utilité publique, mais aussi elles touchent des travaux des particuliers. Durant les saisons de récolte ou bien de construction de maisons qui nécessitent une main-d'œuvre nombreuse, les gens s'entraident dans les travaux de gros œuvres. C'est sur les rapports sociaux que sont fondées les rapports économiques plus que sur la possession d'un capital. Entre l'idéalisme et le matérialisme, on s'en tient à la réalité et aux faits. Tout comme les mobiles matériels, les mobiles spirituels émeuvent l'homme.
    Notre culture sacralise la liberté individuelle tout en respectant le groupe. Les notions de libertés individuelles consistant à ne s'en tenir qu'à son propre raisonnement, ses fantasmes et ses instincts et en vouloir à la société d'émettre des jugements est peine perdue. Vouloir ôter à la société la liberté d'émettre des jugements de valeur sur des comportements qu'elle juge immoraux sous couvert de libertés individuelles est une chimère. Vous avez la liberté de vos choix et à la société la liberté du choix de ses jugements. La liberté individuelle n'est jamais troublée tant qu'elle ne porte pas atteinte à la cohésion et la morale sociales qui, elles, préservent la liberté de tout le groupe.
    Vivants en communautés (pas en villes), les relations sociales sont à la fois longues et intenses. Il y a le poids de l'histoire qui détermine davantage la qualité de relations que vous puissiez entretenir avec autrui plus que les conjonctures présentes du temps. Autrement dit, dans une relation que vous entreteniez avec votre voisin, il y a celles qu'entretinrent votre père, votre grand-père et votre arrière-grand-père avec les siens qui rentrent en ligne de compte. Ce sont des liens à la fois de sang et d'intérêt. Si vous êtes en difficultés ou bien en conflit, on peut vous servir et vous défendre, même si on ne vous porte pas dans le cœur, par devoir d'honneur ou par égard au respect qu'il vouait à votre père ou grand-père. Ce faisant, dans les moments décisifs, ces relations communautaires et tribales surgissent et surpassent souvent les relations idéologiques et politiques.
    Les croyances des uns et des autres sont respectées mais figurent à l'arrière-plan. On ne les met pas au devant. On ne les ignore pas, mais on n'en fait pas un point de fixation. On ne se pose pas trop de questions dans quel rite ou confession islamique nous nous situons. Nous sommes musulmans tout court. C'est pour cette raison qu'il n'y a jamais eu de guerres de religions intercommunautaires ou de litiges entre individus pour causes de croyances. À ce propos, il y a lieu de signaler que ce qu'on appelle communément guerres de religions sont plutôt des guerres confessionnelles. À mon sens, il n'y a pas de guerres de religions, il y a plutôt des guerres de confessions. Entre religions, il n'y a et ne peut y avoir que tolérance. Ce sont les éloignements des préceptes originales et sains de la religion et leurs interprétations tendancieuses ou idéologiques qui vont dans tous les sens animés au fond par le désir de puissance et de domination qui provoquent des animosités et des inimitiés entre confessions. Sinon qu'est ce qui justifiait l'éclatement de guéguerres entre confessions issues de la même religion.
    Un religieux pieux, sincère et désintéressé, ne peut que souhaiter à ce qu'un agnostique découvre la paix que puisse lui apporter l'amour et l'adoration de Dieu; il ne peut que prier à ce qu'un athée retrouve la sécurité et la quiétude de l'âme que lui procure la croyance en Dieu. De même qu'un agnostique instruit et qui n'est pas animé de haine ne peut mépriser une personne croyante. L'exemple le plus frappant de l'histoire musulmane, le prophète Mohamed continuait à vouer respect et considération à son oncle Abu Talib jusqu'à sa mort bien qu'il ne fut pas converti à l'islam. Par contre avec l'autre parent, Abu Lahab qui n'a jamais cessé de le vilipender et se comportait de manière venimeuse envers lui, les relations étaient mauvaises.
    Les concepts nous venant de l'Occident sont à lire et à relire:

    Dans le but de produire un développement matériel comme celui de l'Occident, cette élite tentait de calquer de manière mécanique, sans aucune forme d'adaptation ou de malaxation, des concepts nés en Occidents sous l'impulsion de leurs cultures dont l'histoire économique et sociale ont connu une tout autre trajectoire. «Nous devons voir et revoir tous les concepts qui nous viennent de l'Occident», disait Mouloud Mammeri. Ou bien comme le stipulait Edgar Morin en substance: il n'est pas conseillé de prendre la culture occidentale comme référence standard et universelle et tenter de l'imposer sous prétexte qu'elle est la seule à pouvoir produire un développement matériel.
    Les sociétés non occidentales, elles aussi ont pu produire leurs propres modes d'organisation et développé des réflexes culturels qui ne sont pas à sous-estimer et qui leur ont permis de faire face aux crises multiformes (économiques sociales, politiques et sécuritaires) et trouver ainsi des issues à leurs problèmes.
    A titre illustratif, en dépit de la tragédie qu'elle a subie durant la décennie noire, la société algérienne a su développer des réflexes de résistance face à un méga-terrorisme, ce qui lui a permis tout de même de se maintenir en vie. Conjuguées aux crises économiques des années 1990, avec les compressions du personnel dans les entreprises et un chômage endémique, les solidarités populaires et sociales avaient servi de rempart pour sauvegarder la cohésion sociale. Je doute que d'autres sociétés puissent résister à de telles crises.
    Il est important de signaler que dans ces sociétés traditionnelles existent des formes de «solidarités populaires» que ne peuvent remplacer les institutions les mieux avancées et les mieux organisées à l'occidentale. Quand une personne perd son poste de travail ou qu'elle tombe malade, les réflexes de solidarité sociale viennent à son aide et la secourent intimement, dans la dignité et rapidement avant même qu'elle ne manifeste sa détresse. Quand une personne s'engage dans un investissement, elle peut souvent contracter une dette chez un frère, un cousin, un voisin, un ami ou un parent et sans intérêts, alors que dans le système moderne, seule la banque qui prête et elle ne prête que par et pour intérêt.
    Les formes de solidarité sociale sont plus rapides, plus intimes et plus adaptées aux situations conjoncturelles, aux variations impétueuses et des pannes multiformes et nombreuses que nous réserve le tumulte du train de la vie. Voir Pierre Bourdieu qui a analysé de manière très pertinente la façon dont cette solidarité sociale contribue à secourir des familles en détresse, voire même à constituer une accumulation primitive du capital qui servirait à l'investissement et à l'accroissement de la richesse. (A suivre)
    * Azedine Akkal est enseignant à l'université Akli Mohand Oulhadj de Bouira.




    Auteur
    Azedine Akkal (*)


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    Le mouvement estudiantin se construit


    samedi 11 mai 2019
    Les étudiants se sont appropriés Taleb Abderrahmane
    Ce matin, les étudiants ont défilé derrière un immense portrait de Taleb Abderrahmane, étudiant en chimie, guillotiné le 24 avril 1958. Ceci n’est pas passé inaperçu car c’est la première fois, à part l’épisode de l’après l’indépendance, que les étudiants s’approprient leur aîné, dans un défilé dans la capitale. Ils s’approprient ainsi l’histoire des luttes de leurs aînés.
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    Les étudiants dans leur mouvement actuel prennent mémoire de l’action de Taleb Abderrahmane guillotiné le 24 avril 1958Image de l’étendard qui était en tête du défilé du 7 mai 2019 à la Grande Poste, pas loin de la Larbi Ben M’hidi (ex rue d’Isly durant la colonisation française) où Taleb Abderrahmane était présent au défilé du 1er mai 1945, organisé par le PPA, pour l’indépendance
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    Tombe d’Abderrahmane Taleb au carré des guillotinés à El Alia le 20 mai 2017C’était le samedi 20 mai 2017, au cimetière d’El Alia, au carré des guillotinés
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    Mohamed Rebah
    Auteur
    mardi 7 mai 2019


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    Samedi 18 mai 2019 - 07:17
    DISSIDENCE CITOYENNE (XIIIe acte)
    Marche du 17 Mai à Alger : De la prise du Penon à celle du perron







    Vendredi 17 mai, sur l'esplanade de la Grande Poste. Crédit photo Zineddine.
    Ce deuxième vendredi de jeûne et le treizième de Protesta populaire est clément. Les éléments étaient au rendez-vous, le peuple aussi. Le vent d’ouest qui siffle à plus de 15 km/h adoucit le climat et transforme la chevauchée hebdomadaire des marcheurs en une agréable flânerie ramadhanesque.


    Les entrées d’Alger resserrées à un niveau maximal n’ont pas eu d’impact sur l’affluence. Les manifestants sont de bonne humeur et toujours mieux concentrés sur leur objectif.
    On glorifie la liberté et la démocratie à travers l’incontournable Djazair houra democratia (Algérie libre et démocratique). On répète le long de la procession "libérez l’Algérie, libérez". Les marcheurs scandent durant l’après-midi et sans interruption djoumhouria machi casirna (république et pas caserne) ou encore daoula madania machi 3askaria (état civil et pas militaire) pour réaffirmer la profonde nature de leur revendication. On insiste sur mada 7 solta lcha3b (article 7 pouvoir au peuple) ou encore : manach habssine koul djem3a khardjine (nous ne nous arrêterons pas, nous serons de sortie chaque vendredi).
    Les slogans sont tranchants. Sans concession contre le vice-ministre de la Défense. On crie makach el intikhabat ya l3isaba (il n’y aura pas d’élections le gang) ou le 4 juillet kain masira (le 4 juillet il y aura une marche) pour signifier le rejet des élections prévues pour le 4 juillet.
    Malgré les arrestations et interpellations enclenchées cette semaine par la justice, sous le haut patronage du chef d’état-major, il demeure rejeté d’une manière plus aigüe que les semaines passées. On s’exclame, sans interruption le long du parcours : Gaid Salah dégage, Allah Allah ya baba Gaïd Salah rais el3isaba (Allah Allah baba Gaid Salah chef de gang), Gaid Salah chiat el imarat (Gaid Salah courtisan des Emirats arabes unis), djeich chab khawa khawa Gaïd Salah m3a el khawana (Armée, peuple, frères frères Gaid Salah avec les traîtres) ou encore eldjeich dialna oul Gaid khanna (l’armée est nôtre et El Gaïd nous a trahi).

    Un nouveau slogan fait son apparition : y en a marre des généraux, y en a marre des généraux, y en a marre… Sur une grande affiche qui attire beaucoup de curieux on peut voir la photo de tous les généraux composants l’état-major avec une légende précisant leur nom, leur fonction et l’expression en arabe : vous quittez, vous sortez, ou vous êtes limogé. Sur une pancarte on peut lire : "un président légitime de moins de 50 ans pas des voitures de moins de 3 ans".
    Des jeunes habillés en tenue de forçat à rayures jaunes et noirs se tiennent au-dessus d’un abri bus. On reprend l’affiche du célèbre film La Grande vadrouille avec Louis de Funès : on remplace le titre par la grande magouille, et les têtes des deux acteurs principaux par celles de Gaïd salah portant Bensalah. Sur une banderole on écrit en arabe : la revendication principale du peuple est claire comme de l’eau de roche, nous avons refusé une royauté et nous refusons une caserne, nous voulons la transmission du pouvoir au peuple, un état civil.
    Sur un autre placard on lit : pas d’opération mains propres sans justice transparente et indépendante, ou encore, vous nous avez confisqué notre indépendance on ne vous laissera pas en faire autant pour cette révolution. Sur une autre affiche on dessine une caricature de Gaïd Salah tenant un revolver au premier plan et en arrière on distingue les généraux Toufik et Tartag ainsi que Saïd Bouteflika avec le titre : le ramadhan nous embellit vos règlements de compte nous fatiguent.
    Au niveau de la fac centrale un jeune homme, du quartier de Belouizdad (Alger centre) portant des lunettes de soleil, à l’allure athlétique, la coiffure soigné, la barbe bien taillée, entouré de ses acolytes et tenant une feuille dans la main récite un long poème satirique en arabe dialectal à l’aide d’un porte-voix dans lequel tout le monde y passe : Ouyahia, Tahkout, Ferhat Mehenni, Louisa hannoune, Nezzar, Ould abbes, Ghoul, Toufik, Said Bouteflika, la France, Poutine, les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, les Emirats, Ennahar, Echourouk, El Bilad et même Said Djabelkhir ce journaliste islamologue victime de menaces de mort….
    Bedoui dégage, Bensalah dégage, s’entend sans interruption. Ouyahia n’est pas oublié, on crie à tue-tête : Ouyahia makach el ghorba kain el harrach oua soupa (Ouyahia, il n’y a pas d’exil il y a la prison d’El Harrach et le bol de soupe).
    La prise du perron !

    Mais le clou de cette journée est incontestablement la lutte pour la prise du perron de la Grande Poste. Ce lieu devenu emblématique sert de tribune, de tribunal et de lieu d’exécution politique des personnalités publiques. Les manifestants et les forces de l’ordre se disputent sans cesse le contrôle de cet emplacement, désormais, emblématique.
    L’évacuation de ses occupants dans la matinée par les forces de l’ordre pour des raisons de sécurité, suite à un communiqué faisant état de fissures dans la structure du bâtiment, crée un casus belli. Les marcheurs luttent avec les forces de police à coups de bousculades durant quelques heures pour regagner le perron occupé par les tuniques bleues : la prise du perron devient une affaire d’honneur.
    Les marcheurs ne savent probablement pas que la prise du penon d’Alger est une bataille qui a été mené par Barberousse il y a cinq siècles afin de récupérer le fort occupé et construit par les espagnols sur des îlots en face de la baie d’Alger.
    Après avoir tenté vainement de négocier avec Don Martin de Vargas, le capitaine marquis commandant de la forteresse, en lui proposant de le laisser partir avec ses hommes et son artillerie, il prend d’assaut le fort et le contrôle au terme d’une dure bataille qui cause une foule de dégâts matériels et humains. Vargas est fait prisonnier. Afin de rendre hommage à la bravoure des espagnols, Barberousse propose au marquis de se convertir à l’islam afin de lui rendre les honneurs militaires. Le marquis refuse. Barberousse ordonne sa mise à mort par bastonnade.
    Nos manifestants grâce à l’agilité de quelques-uns d’entre eux, réussissent à prendre à parti un policier sur le toit d’un camion, créant ainsi une panique, qui permet à la foule de forcer le blocus des forces anti émeutes. Ils reçoivent quelques jets de gaz et coups de matraque mais atteignent l’objectif fixé soit la prise du perron à 14h50 exactement.
    Les acteurs changent mais l’histoire se répète inlassablement : de la prise du Penon à la prise du perron il n’y a qu’un pas.



    Salutations

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    Bonne Journee

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    Lundi 20 mai 2019 - 20:42

    TRIBUNE
    Les zouaves, parlons-en !





    Introduction

    Force nous est donnée ces temps-ci de constater que dès que les propagandistes anti-Kabyles découvrent un mot en lien avec l’histoire ou la culture kabyles, ils se lancent dans son exploitation malicieuse et manipulatrice espérant asséner ainsi un coup à la Kabylie.

    C’est ainsi que récemment, dans le cadre de la campagne anti-kabyle, certains arabo-islamistes, incultes, ne pouvant digérer la visibilité des Kabyles et les couleurs kabylo-amazighes dans les manifestations, nous ont sorti du placard le mot "zouave" et prennent un raccourci en créant une confusion entre l'origine du mot et le mot adopté plus tard par les Français pour nommer les bataillons composés "d'indigènes''.
    Nous ne pouvons extraire des mots et des faits de leur contexte pour leur donner une orientation que l’on veut en fonction des aspirations idéologique. La réalité et le contexte historiques que nous allons reprendre ici vont surprendre plus d’un et feront regretter aux auteurs de ces raccourcis de l’avoir évoqué. Il est regrettable que seulement une poignée d’Algériens arabophones aient pu échapper à l’endoctrinement idéologique arabo-islamique ayant pris conscience de leur vraie identité amazighe et percevant dans le combat des Kabyles leur propre salut identitaire. Il n’en est malheureusement pas ainsi de la masse, bonne à être manipulée et dressée contre les Kabyles. Mais ces derniers resteront zen car confiants dans le combat qu’ils mènent, ayant à l’esprit que la vérité historique finit toujours par triompher.
    Dans ce qui suit, je rappelle d’abord l’origine et l’usage du mot zwawa chez les populations arabophones. Avant d’évoquer la forme francisée de ce vocable en zouave, je rappellerai d’abord que le nom Algérie est lui-même une création française et non pas la Francisation de l’appellation arabe Al-Djazair lequel, au début, désignait la ville et la régence d’Alger plutôt que l’Algérie. Ce contexte va permettre de saisir l’évidence selon laquelle les Zouaves des français étaient essentiellement des éléments arabophones puisés en dehors de la Kabylie et non pas des Kabyles comme certains charlatans essaient de nous le faire croire en usant de raccourcis qui sont loin d’être innocents.
    Le mot Zwawa
    Le nom Zwawa fut rapporté par les chroniqueurs, historiens ou voyageurs de langue arabe tel qu’Ibn Hawqel (en 988), Ibn Khalikan (1274), Ibn battuta (1356) et Ibn Khaldoun (1406). Le mot est une déformation du nom d’une confédération kabyle Igawawen (pluriel de Agawaw), une confédération de villages dans le versant est de la Kabylie occidentale et dont la limite territoriale allait jusqu’aux alentours de Bougie (selon Ibn Khaldoun). Ce terme fut par la suite généralisée chez les populations arabophones pour désigner tous les Kabyles. Il est évident qu’Ibn Khaldun n’avait pas réussi à délimiter de façon précise le territoire de cette confédération et sa classification recèle un degré de confusion assez élevé.
    Les Igawawen étaient d’abord recrutés au 9ème siècle par les Kabyles Ikettamen (Kutama en arabe), habitant la région de la Kabylie orientale, pour soutenir la dynastie des Fatimides contre les Aghlabides, une dynastie installée à la frontière de la Kabylie par les Abbassides. Le recrutement des Igawawen par Ikettamen s’expliquent donc par la proximité géographique des deux confédérations. Rappelons ici que les Kabyles Ikettamen (kutama) constituaient le pilier de l’armée aghlabide et conquirent même l’Égypte en 969 où ils fondèrent le Caire (al-Qahira), selon Ibn Khaldun, et d’où ils partaient en expédition contre Damas, la capitale du califat abbasside.

    Confédération des Igawawen
    Plus tard, le mot zwawa fut adopté par les Turcs dès le 16ème siècle en référence aux soldats qu'ils recrutaient au sein de la même confédération en Kabylie pour combattre les Espagnols. Le recrutement turc en Kabylie recelait une signification politique en ce sens que la Kabylie n’était pas soumise aux Turcs et elle jouissait de son indépendance. Les Turcs ne sont jamais parvenus à soumettre la Kabylie contrairement aux autres régions comme Alger, devenue régence (Dar Es-soltan) sous l’autorité du dey, ainsi que les trois beylicats, à savoir le beylik de l’est (région de Constantine), le beylik de l’ouest (région de l’Oranie et de Médéa) et le beylik de Titteri (région de Médéa). Les trois beylicats étaient sous l’influence du dey d’Alger à qui ils étaient redevables en termes d’impôts, mais la Kabylie n’était ni un beylicat, ni soumise à l’influence du dey d’Alger. Malgré les multiples tentatives de la conquérir, la Kabylie est restée indépendante. Elle l’était encore à l’arrivée des Français et le restera jusqu’à la défaite de Fadhma n Soumer 1857 et surtout l’échec de la révolte de 1871 à laquelle avaient appelé Ccix Amoqran et Ccix Aheddad.

    Portraits présumés du Chérif Boubaghla et de Lalla Fatma n'Soumer conduisant l'armée révolutionnaire kabyle, signée F. Philippoteaux (1866)
    La France et le nom Algérie
    Pour convoquer le contexte, rappelons d’emblée que le mot Algérie fut créé par la France en ajoutant le suffixe –ie au nom d’Alger, conformément aux règles de dérivation de la langue française. Il fut officiellement adopté le 14 octobre 1839 par le ministre de la Guerre de l’époque en charge de l’Algérie, Antoine Virgile Schneider. Le nom Alger était la traduction du mot Zzayer qui renvoyait au beylicat, la ville d’Alger actuelle et ses environs et non pas le pays Algérie tel que nous le connaissons aujourd’hui.
    L’origine du nom Zzayer est controversé et sa forme en arabe avec l’article défini Al-Djazair est le résultat d’un procédé d’arabisation du nom Zzayer et ne résulte pas du lexème arabe signifiant « les îles » comme l’historiographie officielle algérienne veut nous le faire croire. Ce territoire ne constitue pas une île, encore moins plusieurs îles, et toutes les hypothèses voulant nous forcer à en voir deviennent une forme de corruption.
    Remarquons au passage que ce procédé idéologique consistant à arabiser des toponymes pour corrompre et falsifier l’histoire existe encore aujourd’hui comme en témoigne la toponymie algérienne en kabylie faisant de Imcheddalen « Mched-Allah », de Amechras « Mecht-al-ras » et de Iwadhiyen « Oued-Hiyas » en détournant la forme francisée « les Ouadhias.
    L’Algérie en tant que pays unifié tel qu’on le connaît aujourd’hui n’existait pas à l’arrivée des Français. Il existait en revanche une régence (Dar Es-soltan) qui comprenait la ville d’Alger et ses environs, sous l’autorité du dey (dey Hussein) et les 3 beylicats distincts, mentionnés plus haut, la Kabylie en tant que pays indépendant et des communautés autonomes dans les Hauts Plateaux et le Sahara.
    La question de la dénomination de tout ce vaste territoire n’a été posée qu’à l’arrivée des Français lorsqu’ils ont opéré un changement au niveau de leur objectif et lorsque leur visée de soumettre et de dominer tout cet espace était devenue claire; la Kabylie ne faisait pas encore partie de cette visée et nous y reviendrons. Il convient aussi de rappeler que le plan initial des Français au début ne consistait pas à conquérir tout le territoire mais seulement à occuper les côtes afin de mettre fin à la piraterie des Corsaires et des pirates des régences turques en Méditerranée. Or, pour ce faire, il fallait que les Français imposent un traité au dey d’Alger. Pour imposer un tel traité, il fallait que le dey capitule, ce qui arriva le 5 juillet 1830, comme le proclama le commandant en chef français Bourmont, le 6 juillet 1830 dans son quartier général de La Casbah « vingt jours ont suffi pour la destruction de cet État dont l’existence fatiguait l’Europe depuis trois siècles. »

    Portrait du dey Hussein
    Les Français ont gardé les mêmes structures de gouvernance et militaires que celles utilisées par les Turcs comme en témoignent d’ailleurs les noms de fonctions Agha, bachagha, qayed, etc. que les Français adoptèrent pendant toute la période coloniale.
    Les Zouaves des Français n’étaient pas kabyles mais arabophones
    Le dey s’étant rendu et ayant accepté les conditions de capitulation qui lui assuraient une belle vie avec sa famille, à condition de quitter Alger, ses soldats se sont rendus avec armes et bagages et les Français ont commencé à recruter des soldats indigènes immédiatement pour former deux sortes de bataillons qu’ils appelaient zouaves et spahis. Le premier bataillon zouave ayant servi l'armée française fut formé par le général Clauzel dès 1831. D’autres bataillons seront formés dès novembre 1831 sous les noms de « Chasseurs indigènes » et « chasseurs d’Afrique ». Or, à cette époque-là, non seulement les Français ne s’étaient pas encore aventurés en Kabylie, mais ils n’avaient nullement l’intention d’occuper ce territoire qu’ils considéraient dangereux. La Kabylie ne sera conquise qu’après avoir vaincu la résistance organisée par Lalla Fadma n Soumer lors de la bataille d’Icerriden de 1857 et, surtout, après avoir réprimé la révolte à laquelle avaient appelé Ccix Ameqran et Cix Aheddad en 1871. Les Français avaient déjà commencé à recruter des soldats parmi les "indigènes", les populations arabophones, alors que la Kabylie n’étaient pas encore conquise, tandis qu’Abdelkader lui-même se résigna à l’occupation française en signant le traité de Tifna en 1837, avant de se rendre définitivement en 1847 à l’armée française pour devenir l’un des meilleurs amis de la France.

    1847 : Reddition d'Abd El-Kader
    Par ordonnance du 7 décembre 1841, les régiments zouaves n’étaient composés que de soldats d’origine française. À partir de là, les indigènes formaient alors des bataillons de tirailleurs seulement. Dès 1852, Napoléon III décida de rétablir les régiments zouaves composés d’indigènes. C’est ainsi que fut levé à Blida, le 1er canton le 13 février 1852, suivi du 2ème canton levé à Oran et le 3ème à Constantine. Pendant tout ce temps, la Kabylie n’était pas encore conquise. C’était sur ces régiments que l’armée de Napoléon III s’appuiera lors de ses expéditions en Kabylie entre 1854 et 1957 avant de venir à bout de la résistance menée par notre héroïne Lalla fadhma n Soumer.

    Portrait de Lalla Fatma N'Soumer signée F. Philippoteaux (1866)
    Il est un fait connu que Napoléon III voulut créer un grand royaume arabe dans le cadre de l'empire français, et c'est ce qui va valoir plus tard la sympathie à la France des membres de l'association des Oulamas dont Ben Badis et Bachir Brahimi (le père de Taleb Ibrahimi qui fut plusieurs fois ministres sous Boumediene et Chadli et que Gaid Salah veut réactiver aujourd’hui). Avons-nous besoin de rappeler que l'Association des Oulamas était contre l'indépendance de l'Algérie et prêchait la mixité entre les peuples algériens et la France (Al-indimadj).
    Conclusion
    Pour conclure, les soldats zouaves dont s’était servie l’armée françaises n’étaient pas kabyles des soldats arabophones et c’était avec l’appui de ces soldats que la France a vaincu la résistance de Fadhma n Soumer lors de la bataille d’Icerriden en 1857 et la révolte de Moqrani et Ccix Aheddad en 1871. D’ailleurs, c’était en bon ami de la France qu’Abdelkader, rendu en 1847, condamna la révolte kabyle de 1871 contre la France en ces termes : « Je dénonce cette insurrection contre la justice, contre la volonté de Dieu et la mienne. Nous prions le tout puissant de punir les traitres et de confondre les ennemis de la France ».

    Mac-Mahon et les 1er zouaves à Malakoff, le 8 septembre 1855
    Les faits historiques parlent d’eux-mêmes; ni les fantasmes des arabo-islamistes ni le charlatanisme, produit de l’école algérienne, ne réussiront à les altérer.
    Pour finir, il est peut être utile de mentionner ici cette liste des unités zouaves avant la conquête de la Kabylie.
    Unités de zouaves

    • 1830 : création du Corps de Zouaves, en Algérie, à deux bataillons
    • décembre 1832 : fusion en un seul bataillon à 12 compagnies (8 compagnies d'indigènes, 4 de Français)
    • 1835 : dédoublement du bataillon ; les deux bataillons ont 6 compagnies (4 indigènes, 2 françaises)
    • 20 mars 1837 : création du 3e bataillon
    • août 1837 : un régiment de marche est formé temporairement, pour la deuxième expédition de Constantine ; c'est le premier régiment de zouaves
    • 1841 : création du régiment de zouaves, par la fusion des trois bataillons (désormais à neuf compagnies), plus une compagnie hors-rang


    • 1852 : chaque bataillon forme un nouveau régiment (un par département algérien). Création du 1er régiment de zouaves, cantonné à Alger
    • 1870 : dans la guerre franco-prussienne, les trois premiers régiment de zouaves forment des régiments de marche ; le 1er régiment de marche de zouaves intègre la 1re division du général Ducrot, au sein du 1er corps du maréchal de Mac-Mahon.
    • octobre 1870 : reconstitution du 1er régiment de marche de zouaves par le gouvernement de défense nationale. Le 1er régiment de marche de zouaves est interné en Suisse.

    Karim Achab, Ph.D en linguistique.




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    honte a ses personnes qui ordonnent l ordre de tabasse nos futurs elites...de jeunes etudiants malmenes dans des
    commissariats de police en plein ramadhan(21.05.2019)



    REJET DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE ET DU SYSTÈME

    Les campus persistent et signent


    © Yahia Magha/Archives Liberté




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    -ORAN : Les étudiants répondent à Gaïd Salah
    -AÏN TÉMOUCHENT : Rejet de la présidentielle
    -SIDI BEL-ABBÈS : “On ne votera pas le 4 juillet”
    -SÉTIF : “Le peuple est notre légitimité”
    -DES MILLIERS D’ÉTUDIANTS DANS LES RUES D’ALGER HIER : Grandiose mobilisation malgré la répression de la police
    -LE MOUVEMENT POPULAIRE SE POURSUIT SANS FAIBLIR : Étudiants et avocats manifestent à Bouira
    -13E ACTE DES MARCHES ESTUDIANTINES À CONSTANTINE : “Aller vers la présidentielle dans ces conditions est un suicide”
    -AVOCATS, MÉDECINS, TRAVAILLEURS DE SONELGAZ ET ÉTUDIANTS DANS LA RUE À TIZI OUZOU : Marches contre l’élection du 4 juillet
    -LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE ET LES AVOCATS ONT MARCHÉ HIER : Béjaïa : Gaïd Salah désavoué par la rue



    DES MILLIERS D’ÉTUDIANTS DANS LES RUES D’ALGER HIER

    Grandiose mobilisation malgré la répression de la police

    Les étudiants réprimés hier à Alger. © Yahia Magha/Archives Liberté




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    En grand nombre, les policiers ont usé de la matraque et des gaz lacrymogènes et procédé à de nombreuses interpellations.
    “Le rôle de l’armée est de protéger le pays et non de le gouverner”, ont scandé hier les étudiants qui ont investi massivement les rues d’Alger pour une matinée de mobilisation à marquer d’une pierre blanche. Un 13e mardi de protestation durant lequel les étudiants ont eu droit à une sérieuse bastonnade de la part des policiers qui n’ont pas hésité à user des matraques et de gaz lacrymogènes pour les empêcher d’atteindre le Palais du gouvernement. Les étudiants ont entamé leur manifestation dès 10h30 depuis plusieurs endroits pour ne pas être bloqués. Le dispositif de sécurité, déployé à l’occasion, était impressionnant. Il occupait tour à tour l’esplanade de la Grande-Poste, l’entrée de la rue Asselah-Hocine qui mène à la wilaya ainsi que la rue parallèle pour accéder à l’APN. Mais c’était sans compter sur la riposte des étudiants qui, ayant déjà prévu ce scénario, avaient anticipé un nouvel itinéraire pour leur marche. “Nous nous dirigeons vers le Palais du gouvernement”, nous indique un des meneurs de la marche tout en nous expliquant : “Nous réclamons le départ de Bedoui et de Bensalah et nous ne reconnaissons pas ce gouvernement qui ne peut, en aucun cas, organiser des élections.” C’est d’ailleurs ce qui ressort clairement des slogans scandés par les étudiants et du contenu des banderoles déployées pendant cette marche. “Djeich chaâb khawa khawa ou Gaïd Salah mâa el khawana” (l’armée et le peuple sont frères et Gaïd Salah est avec les traitres), ont-ils scandé en chœur. Ou encore “Saimoun samidoun li nidam rafidoun”, “Celui qui est la cause des problèmes ne peut être celui qui trouve la solution”, pouvait-on lire sur les banderoles. Remontant la rue Dr Saâdane en direction du Palais du gouvernement, le cortège des étudiants s’est d’abord heurté à un premier cordon de policiers qui a fini par céder le passage. Le deuxième cordon, en revanche, a fait preuve d’une violence inouïe non seulement pour empêcher les étudiants d’avancer, mais aussi pour les éloigner carrément des lieux. Des scènes apocalyptiques de plusieurs étudiants à terre évanouis suite aux coups de matraque reçus en plus des gaz lacrymogènes notamment en cette chaude journée et en plein mois de Ramadhan où l’on a dénombré de nombreux blessés. Devant les cris et les pleurs, les policiers n’ont eu aucune pitié et n’ont pas hésité à procéder à plusieurs arrestations de manière très musclée. Les étudiants ont eu droit aussi à des insultes et à des moqueries de policiers et dans des gestes fous, certains d’entre eux iront jusqu’à pincer des filles avec une force incroyable et de la haine plein le regard. Les étudiants n’ont eu de cesse de répéter “Silmiya silmiya” (pacifique, pacifique), mais rien n’y fit. Les policiers de plus en plus nombreux ont continué à les rouer de coups de matraque jusqu’à les éloigner totalement de la “zone”. Les étudiants ont été, alors, contraints de rebrousser chemin, prenant la direction de la Faculté centrale en passant par la rue Pasteur pour rejoindre ainsi les rues avoisinant la Grande-Poste dont l’esplanade est désormais interdite d’accès. Aux alentours, les étudiants se sont rassemblés en scandant des slogans en guise de messages à Gaïd Salah : “Ton rôle est aux frontières et non pas dans la politique”, “Non aux élections avec la mafia”, “Point de compromis avec l’armée”. Avant de se disperser, les étudiants ont chanté l’hymne national tout en promettant de ne jamais s’arrêter. “Wallah ma rana habssine”, ont-ils promis.



    Nabila SaÏdoun




    ################################################## ################################################## #################################################

    Mardi 21 mai 2019 - 14:06
    TRIBUNE
    Lettre ouverte au général-major Gaïd Salah





    Mon général,

    J’espère que ce n’est pas au futur maréchal Sissi algérien que je m’adresse. J’espère franchement me tromper, mais l’histoire récente de notre pays nous a appris que le pouvoir rendait fou.

    Nous avons eu la démonstration que ceux qui le détenaient réellement - qu’ils s’appellent Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Tewfik Médiène, Saïd Bouteflika ou Bachir Tartag - étaient prêts à mettre le pays à feu et à sang pour s’y maintenir. Je parlerai des Ouyahia, Sellal, Haddad et autres plus tard. Mais le Hirak a été plus fort qu’eux et, avec votre assistance certes, nous nous en sommes débarrassés.
    Parlons de l’ex-président de la République, tout d’abord. Il est clair que si le pouvoir ne lui avait pas fait perdre la raison, il se serait retiré dès la fin de son second mandat, plutôt que de triturer la constitution dont vous vous prévalez aujourd’hui, pour faire un 3ème, puis un 4ème et qui sait, grâce à votre soutien notamment, un 5ème mandat, voire plus.
    Mais le peuple s’était rendu compte que la poupée bien dopée, bien habillée et bien peignée que l’on nous présentait de temps à autre à la télévision durant quelques secondes, pour nous faire croire qu’elle était en mesure de présider aux destinées de 42 millions de personnes, n’était en réalité qu’un zombie et a dit «Barakat».
    Ce qui m’amène, mon général, à vous poser une première question : où étiez-vous lors de chacune de ces apparitions ? N’aviez-vous pas encore découvert l’existence de l’article 102 de la constitution ?
    Vous avez semblé découvrir, tout d’un coup, il y a un peu plus d’un mois, qu’il existait des forces «anti-constitutionnelles» autour de l’ex-président de la République, dirigées par son frère Saïd et que ces «forces» envisageaient de vous destituer.
    Tout le monde sait qu’en réalité, vous connaissiez l’existence de ces «forces» depuis très longtemps. Vous saviez bien sûr que Saïd faisait office de président; vous l’avez cependant laissé agir à sa guise, car jusque-là il nommait ou dégommait des ministres, des ambassadeurs, des walis ou d’autres hauts fonctionnaires, ce qui ne vous dérangeait pas outre mesure.
    Mais à partir du moment où il s’en est pris à vous, qu’il a voulu vous destituer, alors là, ça n’allait plus. Vous avez pris les devants, vous vous êtes souvenu que l’article 102 de la constitution était là pour vous protéger, vous avez adressé un ultimatum au frère aîné le sommant de démissionner illico presto. Vous avez ainsi neutralisé Saïd.
    Le peuple vous est reconnaissant de lui avoir évité le bain de sang dans lequel l’aurait plongé la folie de cet homme qui voulait proclamer l’état de siège. Me vient alors à l’esprit la seconde question que je voudrais vous poser : pourquoi avez-vous attendu d’en arriver à une telle extrémité pour prendre cette décision ? Vous savez très bien que le tout premier slogan qu’ont clamé, dès le 22 février, des millions de voix à travers tout le pays, était que «le peuple ne veut ni Bouteflika, ni Saïd ». Ce n’est que 11 semaines plus tard que vous lui avez «offert» la tête du Raspoutine algérien. Pourquoi ? Parce que le bât a commencé à vous blesser ?
    Peu de temps après, vous l’avez fait mettre sous les verrous en compagnie de Mohamed Tewfik Médiène et Bachir Tartag au motif que ce trio complotait contre le peuple et contre l’armée. Je suis bien sûr très heureux, tout comme l’est certainement tout le peuple algérien, de constater qu’il a été mis fin aux agissements criminels de ces trois individus.
    Votre geste aurait cependant été plus apprécié si tous trois avaient été arrêtés beaucoup plus tôt et pour des motifs autrement plus convaincants; ce qui m’amène, mon général, à vous poser une troisième question : n’est-ce pas aussi et surtout parce qu’ils complotaient contre vous que vous les avez fait arrêter ?
    Mais bon, passons. Réjouissons-nous pour le moment que le tout puissant Tewfik, Rab Dzayer, que Saïd en apparence moins puissant, mais tout aussi nocif et que la quatrième roue de la charrette le terrible tortionnaire Bachir Tartag, vont - nous l’espérons tous - terminer leurs vies en prison. Réjouissons-nous aussi qu’il ait été mis fin à la folie d’Abdelaziz Bouteflika qui rêvait de mourir sur le «trône» et qu’advienne que pourra de l’Algérie et de son peuple.
    Il y a cependant une leçon à tirer de cet épisode. L’ivresse du pouvoir a fait oublier à ces quatre comparses que le peuple ne les soutenait pas, mais qu’il les haïssait. Vous savez pertinemment, mon général, que vous, par contre, avez «réussi votre coup» parce que vous avez mis à profit la puissance des millions de voix qui demandaient depuis plusieurs semaines la tête de Saïd.
    Car c’est lui, le peuple, qui accorde sa confiance ou exprime sa défiance aux gouvernants, il est la source du pouvoir (article 7 de la constitution, n’est-ce pas ?). Je me permettrais de vous dire alors, mon général, que la leçon à retenir est qu’il ne faut pas essayer d’arracher son pouvoir au peuple algérien. Je sais qu’il y a une place de Rab Dzayer à prendre, mais ne vous laissez pas tenter.
    Vous vous demanderez peut-être pourquoi je me permets une telle « familiarité » ? C’est parce que l’on sent à travers vos agissements que vous cherchez à renforcer votre pouvoir en surfant sur la vague du Hirak, alors qu’en votre qualité de chef d’état-major de l’ANP, c’est plutôt l’inverse que vous devriez faire : mettre l’institution au service du peuple.
    Que demande ce peuple ? Un changement total de système et que partent tous ceux qui sont à sa tête. Les plus emblématiques d'abord.
    Il réclame aussi une justice indépendante qui jugerait tous ceux qui ont pillé les richesses du pays, une justice qui cesserait de fonctionner par injonctions téléphoniques.
    Vous serez d’accord avec moi pour dire que le peuple algérien ne croit pas un instant les fadaises qu’on lui raconte selon lesquelles la justice algérienne s’est brusquement réveillée ces derniers temps et a décidé d’entamer, en toute souveraineté, une action contre des dizaines de personnes, dont Ouyahia, Sellal, Haddad et bien d’autres encore. Vous nous avez d’ailleurs fièrement annoncé que vous possédiez de très lourds dossiers de corruption à mettre à disposition de la justice.
    Vous pensez donc acquérir les bonnes grâces du peuple en lui offrant des têtes. Certaines seulement d’ailleurs. D’où ces nouvelles questions que je vous adresse, mon général. Pourquoi si tard ? Khalifa, Sonatrach, Chikhi le Boucher, l’autoroute Est-Ouest, ne datent pas d’hier. Autre chose : qu’en est-il des hommes d’affaires qui rôdent dans votre entourage ? Sont-ils moins véreux que les autres ? Et les politiciens qui s’abritent derrière vous, sont-ils plus soucieux des intérêts du pays que de leurs propres ? Il est certain que le jour où, dans notre pays, la justice sera réellement indépendante, elle saura séparer le bon grain de l’ivraie.
    Venons-en maintenant à la question fondamentale qui sous-tend ce magnifique mouvement pacifique du peuple algérien. Le Hirak exige - dois-je vous le rappeler ? - le changement total du système. Il veut être le seul maître de son destin, il veut imposer une nouvelle constitution, il veut jeter les bases de la 2ème république, il veut élire son futur président en toute liberté, il veut choisir des députés qui le représenteront vraiment et non des ignares dont le seul souci serait de jouir des privilèges de la fonction, il veut que les magistrats de demain n’obéissent qu’à leurs consciences et non aux ordres « venus d’en haut », il veut que l’«État profond», à savoir la police politique, cesse de le pourchasser, il veut que l’armée, dont vous êtes le grand patron, le protège contre toute menace extérieure, qu’elle reste dans ses casernes et qu’elle ne s’occupe pas - mais vraiment pas - de politique.
    Il ne veut en aucun cas revivre demain la situation actuelle où vous, chef d’état-major de l’armée, assumez, en réalité, la charge de chef de l’État. Le peuple exige que l’instauration du nouveau système ne se fasse pas dans le cadre du seul article 102 et certainement pas dans les délais qui en découlent. Il exige aussi que ce changement ait lieu avec la participation de jeunes issus du Hirak et certainement pas sous la tutelle de Bensalah, Bedoui et consorts. Ni sous la vôtre d’ailleurs.
    Or, c’est tout cela que vous lui refusez. Vous avez mentionné dans certaines de vos interventions les articles 7 et 8 de la constitution, mais vous refusez qu’ils soient mis en branle dans l’établissement du nouveau système de gouvernance. Pourquoi ? J’espère que vous êtes conscient, mon général, que par votre refus, vous vous opposez à la volonté de l’énorme majorité du peuple algérien. Ce sont, faut-il vous le rappelez, des millions de personnes qui défilent tous les vendredis à travers tout le pays.
    Le peuple qui vote avec ses pieds depuis trois mois, a démontré, semaine après semaine, que la majorité du corps électoral est pour la mise en application de l’article 7 de la constitution. Et ce, sans qu’il n’ait recours aux services de l’ex-ministre de l’Intérieur, expert en truquage des élections, devenu premier ministre.
    Avant de vous saluer, permettez-moi mon général, de vous dire que le peuple ne se trompe jamais. Malgré les souvenirs sanglants de la sale guerre, suivie de vingt années de magouilles, de ruses, de tromperies, de manigances et de manipulations, malgré l’immense réseau d’hommes de paille qu’ils ont déployé à travers la société et les structures de l’État, malgré les milliards de dollars qu’ils ont claqués pour acheter des consciences et corrompre des milliers de personnes, Abdelaziz Bouteflika, l’ex-Rab Dzayer et leur bande n’ont pas réussi à échapper à la déchéance la plus infâme.
    La balle est dans votre camp. Il vous appartient de vous prononcer de façon très claire : êtes-vous du côté du peuple ou du côté de « la bande » ?
    H. M.




    Auteur
    Hocine Malti







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    Mercredi 22 mai 2019 - 21:40
    REGARD
    Algérie : un pouvoir mortel, un peuple immortel !

    «On juge un arbre à ses fruits et non à ses racines ».

    A la fin des années soixante-dix, au cours d’une entrevue privée avec un souverain arabe, un diplomate américain aurait dit : «C’est Dieu qui a mis du pétrole dans votre sous-sol, ce sont nos machines qui l’extraient, ce sont nos firmes qui l’exploitent, quel est votre mérite ? ». Le souverain musulman aurait souri ; et le diplomate de poursuivre : «C’est de l’usage que vous ferez de vos revenus pétroliers, que vous seriez jugé par Dieu et par votre peuple : Si vous en faîtes un bon usage, vous seriez béni par Dieu et votre jeunesse vous en sera reconnaissante, par contre si vous les dilapidez, Dieu vous maudira et les générations futures déterreront et retireront vos os pour les brûler sur la place publique ».
    Le sourire de ce souverain musulman cache en réalité une double vérité : la première, c’est que seul Dieu l’unique enrichit qui il veut et sans commune mesure, et que l’homme n’a été créé que pour adorer Allah son créateur ; la seconde, c’est que la richesse est la plus grande et la plus pénible des épreuves que Dieu a infligé aux arabes.
    Aujourd’hui Satan est devenu plus percutant, il tente l’homme non pas par la pauvreté mais par la richesse. Le pétrole est une chose inviolable sur terre, personne n’y touche sans risquer de recevoir les foudres de Satan. Pris dans le tourbillon du pouvoir aveugle et fascinés par l’argent facile, les dirigeants arabes délirent et se lancent dans des projets pharaoniques afin de s’immortaliser. Dans la tombe, ils chercheraient à «régner en enfer que servir au paradis ». Ils s’imaginent que le monde se plie à leur volonté et que les recettes pétrolières vont leur assurer l’éternité.
    L’Algérie n’échappe pas à cette règle. Avec son immense ciel bleu et ses espaces désertiques infinis, elle était méconnue jusqu’à ce surgissent de ce sable stérile le pétrole en 1956. Il va être le pot de miel de l’Algérie indépendante. Il est intarissable, du moins pour la génération de novembre 54 en voie d’extinction. Les générations de l’indépendance n’ayant pas participé à la guerre de libération nationale n’auront pas droit. Elles sont exclues du partage du butin de guerre.
    Dans l’Algérie indépendante, il n’y pas eu de bâtisseurs, il n’y a que des guerriers. Ceux qui ont planté l’arbre de l’indépendance avec leur sang ne savaient pas avec quelle eau il va être arrosé : l’eau de pluie ou le pétrole saharien ?
    Le pétrole pollue, l’eau purifie. C’est une évidence, la société algérienne a besoin d’eau « propre » pour étancher sa soif et faire convenablement sa toilette et celle de ses institutions, en commençant naturellement par la tête pour descendre le long du corps et atteindre les orteils, comme elle a besoin d’air pur pour « respirer » et « croître » dans un monde sans état d’âme en perpétuelle agitation où le faible doit céder ses richesses naturelles au plus fort du moment.
    Aussi semble-t-elle être prête à céder les réserves de pétrole et de gaz se trouvant dans le sous-sol contre tout bonnement un peu d’eau et beaucoup d’oxygène car considère-t-elle, que si le pétrole et le gaz « polluent », l’eau et l’air « purifient », consciente de plus en plus que la terre algérienne n’a pas besoin du sang des guerriers mais de la sueur des hommes. Pour ce faire, elle est à la recherche d’une nouvelle idéologie fondée sur le travail créateur de richesses et d’une pensée libératrice productrice de valeurs et de symboles pour la tirer de cette léthargie qui lui colle à la peau depuis plus de cinq décennies.
    Que de temps perdu ! Que d’énergie gaspillée ! Que d’opportunités ratées ! Dans un pays où s’accumulent des fortunes et où l’homme dépérit, on ne peut que méditer cet adage populaire : «une richesse amassée est un tas de fumier puant. Par contre une richesse répandue est un engrais fertile».
    Que de barrages envasés remplis à la faveur des dernières pluies, que de réserves devises engrangées sans changement d’économie politique, que de potentialités mises en jachère, en rebut ou poussées vers l’exil, pour une population majoritairement jeune maladroitement formée en quête d’un emploi productif dans un pays mal aimé qui marche sur sa tête et réfléchit avec ses pieds, un œil dirigé vers la Mecque et l’autre rivé sur Washington, se retrouvant en fin de parcours à Paris à la recherche d’un second souffle.
    Nostalgie d’un passé encore présent dans les esprits des deux côtés de la Méditerranée. D’une colonisation jadis «au menu» jugée coûteuse à une occupation aujourd’hui « à la carte » car profitable, le passage est vite assuré à la faveur d’une mondialisation débridée sous la houlette des Etats-Unis d’Amérique talonnés de près par l’Europe. Une société qui ne se pense pas est une société qui se meurt lentement mais sûrement. La vie d’une nation cesse dit-on quand les rêves se transforment en regrets.
    En 1962, l’Algérie avait des rêves mais n’avait pas de moyens. En 2019, elle a les moyens mais n’a plus de rêves.
    Un espoir, sa jeunesse, elle ne rêve pas de châteaux en Espagne, ni de comptes offshore comme ses gouvernants mais de liberté et de justice. Quelle noblesse ! Quelle décrépitude ! Chapeau bas. Age tendre et tête de bois.




    Auteur
    Dr A. Boumezrag


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    9h34.Les policiers patrouillent dans des véhicules et interpellent les manifestants autour de la Grande Poste et dans le centre-ville.

    09h30. Alger : la police arrête toute personne en possession d’un drapeau ou d’une pancarte.

    le vrais visage de se systeme ,qui veus imposer sa conception des choses ,se demasque .....c'est ce raisonement de ana Rab Djazair que les Jeunes Algeriens veulent changer

    La solution viendera de tt le monde ,aimons son pays ,pas d'une seul frange ,l 'Algerie apartient a tout les Algeriens




    Vendredi 24 mai 2019 - 07:10
    REGARD
    De Nuremberg à Alger





    De surenchères verbales aux simulacres procès d’assainissement des affaires de corruption, dans un pays où l’autorité du juge est sous scellé, il faut comprendre le mimétisme endémique avec lequel les règlements de compte, au sommet de l’Etat, se réinventent.

    Des coups de sifflet endiablés du dernier janissaire, Gaïd Salah, qui gouverne avec une couronne, un quart de sarouel et quelques tanks derrière lui, un Nuremberg à Alger, est un procès à réinventer.
    Ce n’est ni infâme ni incongru d’arrêter l’horloge du pays pour quelque temps, remettre les aiguilles au temps où l’on pensait naïvement que les affres du colonialisme étaient bien derrière nous et compter le nombre de morts et de victimes que leur sale guerre nous a laissées incrédule. Oui, il y a bien eu des guerres après la Grande Guerre de libération. Une affreuse guerre de succession qui dure depuis plus d’un demi-siècle et qui, à chaque fois, se termine par la mise en place, aux commandes de la torture et du pillage des richesses du pays, les dignes héritiers du Général Massu. Cela est largement suffisant pour dire qu’en Algérie, il y a eu crime contre l’humanité.
    Le pathétique tribunal de Sidi M'Hamed voit défiler les petits larbins au fur et à mesure que les grands larbins aiguisent leurs couteaux en dessous des capes des juges qui, autrefois, officiaient, avec la plus sévère des sentences, leurs lois sur le petit citoyen, El Guellil, le vendeur à la sauvette et le journaliste libre. Le pénitencier d'El-Harrach devient alors une bénédiction pour ceux qui ne passeront pas par la case du cachot, à fouiller inlassablement le moindre faisceau de lumière qu’ils ne verront jamais. Comment le pathétique tribunal de Sidi M’Hamed, sous les verrous, de Gaïd Salah et de ses prédécesseurs, peut-il juger non pas seulement les hommes qui ont été et sont aux commandes du pays, mais tout le système au complet, qui a rendu de tels crimes : financier, économique, politique et humain, possibles ?
    Comment ne pas considérer l’insondable corruption qui gangrène les institutions de l’État, depuis l’avènement de l’indépendance et l’instauration d’une république bananière, comme un génocide économique commis par un bataillon d’oligarques, lourdement armés, à l’encontre d’une majorité, indéfiniment affamé. Ils ont pompé, dans l’impunité la plus totale, les richesses du pays, alors que des générations de jeunes, souvent diplômés, pleines de vie et de rêves, fuyant leur razzia, dépérissaient dans les profondeurs sans fin de la méditerranée ? Ne serait-il pas un crime contre l’humanité de pousser cette jeunesse à une mort certaine, quand le pays regorge de richesse et que le pouvoir en place, avec ses courtisans, tels que les Amara Benyounes, Amar Ghoul, Baha-Eddine Tliba , Naima Salhi, Aboudjerra Soltani , Chakib Khellil ou encore Khalida Toumi, comme de vulgaires hommes de paille , piquent, à la volée ,ce qui reste de miettes pour le peuple?
    Comment expliquer aux Algériens le processus politique par lequel des figures, portant le visage de la haine et de la mort comme Ali Belhadj, ont pu envoyer des milliers de jeunes à l’abattoir au nom d’Allah?
    Donnons la parole aux mutilés des sous-sols de la sécurité militaire, ils nous parleront de ces cellules qui retentissaient au rythme des cris de supplices des âmes damnées qui s’y trouvaient. Ils nous diront comment la nuit se transformait en un berceau inconsolable de tourments et de supplices, du crépuscule jusqu’au jaillissement des premières lueurs de soleil. Ils nous parleront du florilège des méthodes les plus abjectes de dessiccation du corps. Ils nous nommeront leurs tortionnaires qui maîtrisaient autant le coup de tiroir, que les noyades dans les baignoires pour étouffer la moindre velléité de révolte chez le peuple.
    Comment ne pas réinventer Nuremberg à Alger, juste le temps de purger notre histoire des crimes qui l'ont souillé et redonner justice aux victimes des innombrables charniers ? Du printemps berbère, où à peine si on avait pas épingler le kabyle d'un insigne pour le ficher, le traquer, lui pomper le sang comme des sangsues, aux génocides de Bentalha et Rais, ces minorités recluses et invisibles, prises dans l'étau du conflit armé opposant l'état aux terroristes islamistes, en passant par la révolte d'octobre 1988, avec son lot de victimes abattues à bout portant, par la horde des généraux à la tête de l'État .
    Comment faire la paix en absence d'une justice pour les deux cent cinquante mille morts de la décennie noire, ces innombrables illuminés scientifiques, artistes, hommes de lettres, journalistes.... qu'il va falloir , désormais, s'armer de patienter pour les réinventer ? Une justice pour les disparus, dont les sanglots des mères ne peuvent étancher le feu incandescent qui consume leur cœur. Une justice pour El Djoundi mort sur le front de la lutte contre le terrorisme islamiste pendant que, à quelques encablures d'Alger, nichés dans leurs inviolables forteresses, des généraux ventrus, curaient leurs dents du dernier festin qu'ils vilipendaient de la bouche du peuple meurtri.
    Un Nuremberg à Alger n'est pas une idée farfelue, c'est une justice qui n'ose pas dire son nom. Elle est nécessaire pour comprendre cette longue errance dans les crimes dissimulés, les richesses vilipendées et les vies à jamais brisées. Elle est nécessaire pour expliquer à cette génération, née dans la houle laissée par les vagues de traques nocturnes, de corruption organisée et de meurtres programmés, combien nous ne devons plus nous excuser d’exister, fuir la lumière et nous courber l’échine devant un nouveau despote, fut-il Gaïd et Salah, en même temps. De Nuremberg à Alger, il nous faudra tous les tribunaux de la terre pour étancher notre soif de justice et de liberté.





    Auteur
    Mohand Ouabdelkader


    https://youtu.be/L0ViX3qpRJE

    - - - Mise à jour - - -

    URGENT
    Arrestation de nombreux manifestants à Alger





    La police a procédé à de nombreuses arrestations ce vendredi matin à Alger.

    Nous avons appris que de nombreux manifestants (dont nous ignorons pour l'heure le nombre) ont été arrêtés par les services de sécurité déployé d'une manière sans précédent à Alger et ses alentours.
    Certaines sources estiment que les autorités ont ciblé ces militants considérés comme étant des "meneurs". Un argument un peu court quand on connaît la volonté des hommes au pouvoir à lâcher du lest.
    Difficile à savoir pour l'heure pourquoi ces manifestants pacifiques sont arrêtés ni dans quelle direction ils ont été emmenés.



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    Cet homme disait «je n’ai raté aucune marche, je continuerai jusqu’à mon dernier souffle»Lui C’est Nabil Asfirane,45 ans, père de 3 enfants, il est décédé cet après midi dans la marche à Alger des suites d’une crise cardiaqueTtes nos condoléances à sa famille









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    Dimanche 26 mai 2019 - 08:12
    REGARD
    La Kahina, fer de lance de la révolution du sourire





    Appeler les femmes le « sexe faible » est une diffamation, c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes » Gandhi.

    Dans les sociétés occidentales, la démocratie correspond à leur trajectoire historique, à leur philosophie politique, à leur élite intellectuelle qui place la femme au centre des préoccupations de l’homme. C’est une donnée endogène à la société européenne qui reflète sa propre histoire gréco-romaine et ses propres croyances religieuses. Une société qui « féminise» les hommes dans leurs émotions, leurs sentiments, leur psychologie et « masculinise » les femmes dans leurs façon de vivre, de s’habiller et de travailler.
    Une société où l’éducation des filles et des garçons est indifférenciée. Des couples qui mettent au monde des enfants sans attachement familial centrés sur leurs propres désirs. Une société où l’argent remplace le phallus au lit, castre l’homme et avilit la femme Une société où l’homme perd sa virilité et la femme sa féminité. Une société où la femme investit l’espace public et l’homme se réfugie dans l’espace privé. Les femmes ont investi massivement le marché du travail où toutes les carrières professionnelles leurs sont ouvertes.
    En Algérie, les hommes fuient l’effort physique, l’endurance morale, les métiers manuels et agricoles et se consacrent au commerce de l’alimentaire et du cosmétique.
    Nous assistons à une « féminisation » rampante de la société. Une société où l’époux n’a plus d’autorité sur son épouse qui vaque librement à ses occupations abandonnant l’éducation de ses enfants les livrant aux démons de la rue. Une société où la femme fatiguée par un rythme infernal qu’elle s’impose, s’épuise très vite, vieillit mal et meurt prématurément. Une société où les liens de filiation sont rompus ; le frère ne demande plus après son frère et les parents ne cherchent plus après leurs enfants. Des enfants roi qui se transforment en adultes tyran. Est-ce l’individualisme que l’on recherche c'est-à-dire une société dans laquelle nos enfants ne seront plus solidaires de leurs familles mais agissent comme bon leur semble comme s’ils étaient tombés du ciel c'est-à-dire des enfants « x ». Des individus asexués sans identité, sans racine,, sans ancêtre, sans traditions, sans milieu, sans foi ni loi qui n’obéissent qu’à la force du grand nombre.

    En investissant massivement le marché du travail, les femmes se sont coupées de leurs enfants pour en faire plus tard des adultes asexués. C’est cela la société démocratique qui nous envoûte, nous absorbe, nous ensorcelle. Nous adoptons sans état d’âme le mode de vie et de pensée occidental. Nous tournons le dos à nos racines, à notre histoire, à nos traditions, à notre religion.
    Nous finirons par rester seul face à soi-même, sans lien de filiation, sans honneur, sans dignité dans un dénuement total et un égarement manifeste. Tout cela pour dire que la femme est à la démocratie ce que l’homme est pour la dictature. Sur un autre registre, l’islam habille les femmes en les entourant de mystères alimentant les fantasmes des hommes. Et l’Occident dénude les femmes et les expose en vitrine au regard impudique des hommes. Que nous enseigne les démocrates occidentaux : « Faîtes ce qu’on vous dit, et ne faites pas ce qu’on fait ».
    La laïcité n’est pas un cache sexe et le voile n’est pas une ceinture de virginité. « Couvrez moi ce sein que je ne saurais voir » disait Molière. Une femme sans foulard est comme une maison sans rideaux, elle est soit à vendre, soit à louer. Que les uns et les autres nous dévoilent leur part d’ombre et leur part de lumière. Entre la rigueur islamique et les libertés laïques, le monde arabe se recherche.
    En islam, être marié revêt une part importante de la religion musulmane. Le seul cadre pour l’activité sexuelle, c’est le mariage. Le mariage est devenu tellement cher que les prétendants au mariage attendent jusqu’à trente ans sinon plus pour se marier et à condition de disposer d’un logement et d’un travail ou d’un commerce. Le taux de chômage en Algérie est parmi les plus élevés dans le monde arabe et touche particulièrement la jeunesse. Les deux tiers de la population ont moins de trente ans. Le chômage touche plus de 30 % de la population en âge de travailler. Ce taux résulte de l’absence de stratégie saine de développement et d’une opacité dans la gestion des ressources financières du pays sans oublier un système éducatif inadapté où des diplômés de l’université sont sans emplois. Il s’agit d’un chômage de longue durée qui contribue à la dévalorisation de l’enseignement. Les compétences enseignées ne correspondent pas souvent aux besoins du marché. La politique d’infantilisation a féminisée la société. De l’enfant roi on est passé l’adulte tyran. Quand l’enfant est roi, ce sont les femmes qui exercent la régence. Devenu adulte, il cherche à se substituer à l’autorité de l’Etat. Les rapports parents-enfants sont de l’ordre de la séduction qui est le contraire de l’éducation. La télévision s’est substituée à la famille.
    Le père n’est plus capable d’aider ses enfants à rompre le lien fusionnel avec leur mère. Une famille patriarcale où les relations parents-enfants se superposent entre le chef de l’Etat et la société. Le couple n’est plus un espace d’intimité mais une préoccupation de groupe. Il est clair que favoriser l’abstinence et la frustration est le meilleur moyen de conduire l’individu à enfreindre les règles avec toutes les conséquences qui en découlent. La répression sexuelle est la marque de fabrique de toute dictature qu’elle soit privée ou publique.
    Si la dictature arabe se voile la face et se cache sous un hidjab, la démocratie occidentale se dénude en se déhanchant et s’offre en spectacle alimentant les fantasmes des uns et frustrations des autres. Le meilleur moyen de garder le pouvoir sur la famille c’est d’empêcher ses enfants d’avoir des relations conjugales. Et pour le chef d’Etat, d’empêcher ses sujets de s’émanciper, de s’opposer à lui, de disposer d’une pensée critique et d’une liberté de mouvement. La sexualité imbibée de religiosité est un outil de contrôle puissant de la dictature. Le patriarcat vit ses dernières heures de gloire. Cette frustration sociale et sexuelle des jeunes donne un sentiment de mépris et d’humiliation. La question de la sexualité est un enjeu majeur pour l’émancipation individuelle et collective. La misère psychique et sexuelle des jeunes entretient les régimes politiques en place.




    Auteur
    Dr Abdelkader Boumezrag

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    Samedi 25 mai 2019 - 22:02
    HOMMAGE : 26 ans DEJA
    Tahar Djaout : l'amitié et la passion de la poésie



    Tahar Djaout et Kamel Bencheikh.
    Il y a plus d’un quart de siècle – très exactement le 26 mai 1993 – que le poète Tahar Djaout a été arraché à notre amitié et à l’Algérie, son pays pour lequel il se battait vaillamment.

    Ceux qui l’ont approché espéraient qu’il durerait longtemps mais les êtres comme lui ont des ennemis tant parmi les forces du pouvoir et celles, bien évidemment, des islamistes. Il a été arraché à sa famille et à notre amitié pour s’avancer, seul désormais, à la rencontre de la gloire, porteur de ses poèmes comme de ses présages. L’absence ôte de la lumière. Dans l’air décimé des fins de jour, le cœur et l’oreille sont toujours alertés quand ils croient entendre son pas sur le trottoir ou reconnaître sa silhouette dans la foule.
    C’est le privilège d’avoir appartenu à une génération précise qui m’a permis de fréquenter Hamid Tibouchi, Arezki Metref, Rachid Bey, Hamid Skif, Youssef Sebti, Chakib Hammada et donc Tahar Djaout. Ceux qui ne l’auront pas connu attribueront les louanges que je lui porte au prestige que l’amitié porte à une vie brisée, mais qu’ils écoutent d’entre les pages de ses recueils une voix de poète qui compte parmi les plus belles.
    Tahar Djaout qui ne fut ni Kateb Yacine ni Jean Sénac les vaut bien. C’est une évidence pour moi – ses poèmes ont été arrachés à la même éphéméride de la colère et de l’amour. Tahar a porté dans son cœur et dans sa chair les mêmes morsures de la bête insoumise de la nuit.
    Son œuvre est là, autonome et se suffit à elle-même. A d’autres, plus tard, d’inventorier ses richesses, sa poésie et ses penchants politiques, son vocabulaire de force et de mouvement. A d’autres de trouver la place qu’il occupe désormais dans le renouvellement d’une sensibilité, de suivre sa quête dans son passage de la nuit au jour, sa conquête du monde pour l’humaniser, à partir d’une expérience quotidienne, à partir de sa tragique fin transfigurée.

    Tahar Djaout et Kamel Bencheikh
    Ce qui m’importe ici, c’est son amitié, c’est son visage, sa façon d’avoir traversé la vie et d’avoir fait face. Il naquit le 11 janvier 1953 et non 1954 comme il l’a fait croire comme pour laisser derrière lui un dernier pied de nez à ses biographes. Il passa la majeure partie de son enfance à Oulkhou sur les hauteurs d’Azeffoun avant de partir sur Alger avec sa famille où il a habité près de Bab Jdid dans la célèbre Casbah.
    Les aubes navrantes, pour les avoir vécues en sa compagnie, à Alger ou à Paris, je les connais et je les ai payées.
    Quelque temps plus tard, ce sont les ombres inassouvies de nos amis Youssef Sebti et Matoub Lounes qui l’ont rejoint. Elles portaient les mêmes couleurs de pureté et de fureur. On ne peut cependant les confondre bien qu’elles hantaient les mêmes lieux et les mêmes flammes. Marqués du signe de la Dignité, ce sont des êtres pareils qui assurent la continuité de la poésie de combat.
    Il s’agit bien ici d’un homme qui vécut en poésie, d’un homme qui, dans sa chair, ses actes et ses paroles répondait dans les actes et les paroles de tous. Une fois de plus, on ne saurait dissocier les mots d’ordre d’Arthur Rimbaud et de Karl Marx : «Changer la vie et transformer le monde.»
    «Le monde meilleur, c’est sur terre qu’il existe. Pas de résignation, même dans la douleur. La vie, les autres sont là… » et « On peut faire un poème avec un cri en l’harmonisant avec le comportement des autres. Seule la collaboration avec les hommes le permet. La poésie, c’est sortir de soi pour y faire entrer les autres. » (Lettres à Kamel Bencheikh.)
    J’ai connu Tahar Djaout à 18 ans lors des récitals de poésie de la salle El Mouggar. Il était magnifique, timide, gai, souriant, mais celui qui devait rester mon ami jusqu’à aujourd’hui fut assassiné par des salauds sectaires qui en voulaient à la grandeur de l’Algérie. Serait-ce un crime dans ce pays que d’être un immense intellectuel comme il l’a été ? Il avait tous les dons et possédait un savoir remarquable. Il était triste, joyeux, rigolait comme pas un, s’étouffait en voulant fumer une cigarette, se lissait ses moustaches, il était grave et léger en même temps. Il était désarmé. Il était désarmant. Fidèle, il était l’AMI. Il portait au cœur la blessure qui ne se referme jamais et une colère sourde contre les fossoyeurs de l’espoir.
    Par quelle ironie du sort, sa mort l’a-t-elle catapultée dans la gloire. Il avait 40 ans, celui qui m’a écrit : « La douceur est l’apanage de la vie, non de la mort. La mort est froide et laide. Il n’y a que les monstres pour flatter la mort et c’est à nous de corriger cela. »
    Tahar Djaout vécut en homme libre. Aussi quelle colère nous anime d’avoir gâché tant de beauté et d’énergie. Quelle épitaphe pour celui qui fut le grand poète d’une sensibilité sans cesse affinée. Sa gloire est d’avoir préparé pour les autres la vie qui lui fut refusée.
    Tahar, même mort, est toujours vivant dans nos cœurs puisqu’il est entré dans la lumière.




    Auteur
    Kamel Bencheikh


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  6. #6
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    ​Dimanche 26 mai 2019 - 20:05URGENT
    Kameleddine Fekhar en danger de mort







    Le militant des droits de l'homme Kameleddine Fekhar risque de mourir dans le pavillon médical de la prison de Ghardaïa.

    Son état de santé est très critique, selon maître Salah Dabouz. Le Dr Fekhar est hospitalisé au pavillon carcéral de l'hôpital de Ghardaïa. il risque de mourir d'un moment à l'autre.
    Son avocat Me Salah Dabouz, tire la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard.
    Son épouse, qui lui a rendu visite aujourd'hui, affirme qu'il ne s'est pas réveillé durant toute la durée du parloir, écrit l'avocat Salah Dabouz dans un post ce dimanche 26 mai.
    Salah Dabouz que nous avons contacté dans la soirée, nous a affirmé qu'il a vu le Dr Fekhar mercredi dernier. "Il a oublié d'avoir mené une grève de la faim", nous a-t-il affirmé. "Il m'a reconnu, il a reçu un traitement le 16 mai, sa femme qui l'a vu a été prise de panique, il n'a repris à s'alimenter que le 18 mai".
    Kameleddine Fekhar est accusé de 14 chefs d'inculpation dont atteinte à l'unité nationale, incitation à attroupement armé, atteinte à corps constitué, ...
    A l'origine de ces poursuites ? Une vidéo diffusée sur Facebook. Depuis le militant risque de perdre la vie.




    Auteur
    La rédaction



    Lundi 27 mai 2019 - 08:32
    REGARD
    "Nous avons été les harkis du système" (*) : Yetnahaw ga3





    Un jeune Algérien, chômeur de profession, artiste de vocation, poète à l’occasion, adossé au mur à la fleur de l’âge aurait dit : «Je ne suis pas né au milieu d’une palmeraie, mais j’ai la grandeur, la droiture et l’humilité d’un palmier, plus un palmier s’élance vers le ciel, plus ses palmes s’inclinent devant la volonté divine».

    La génération de novembre qui a libéré le pays (la terre de l’occupant étranger et non le peuple de toute oppression) a épuisé son capital de sympathie, elle est devenue par la force des choses l’obstacle principal du développement et de la démocratie. Cette génération est discréditée moralement et professionnellement. En dehors des ressources pétrolières et gazières, elle ne peut point gouverner. Elle tient au pouvoir que lui confèrent les recettes du pétrole comme elle tient à la vie. Elle manque d’ouverture d’esprit et de maturité affective.
    Au crépuscule de sa vie, elle est dans l’incapacité physique et mentale de céder pacifiquement à la génération de l’indépendance le pouvoir de disposer de leur pays. Une tête bien blanche ne fait pas nécessairement une tête bien saine et encore moins bien pleine. « La valeur n’attend point le nombre des années », dit-on.
    Les jeunes n’ont pas de pays de rechange, ni passeport diplomatique, ni comptes à l’étranger. Ils vivent, étudient, se soignent en Algérie. Ils souffrent en silence. Ils n’ont que leurs bras pour travailler, leur cerveau pour réfléchir et leur foi en Dieu pour survivre, la paix dans l’âme et l’esprit en éveil. Un pays qui leur a été confisqué par leurs aînés. Des aînés qui ont pour certains la patrie libérée dans leurs poches trouées, alors que les jeunes dans leur grande majorité ont le pays en détresse profondément ancré dans leurs cœurs meurtris. Antoine de Saint-Exupéry disait « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».
    L’Algérie appartient à toutes les générations, les hommes sont mortels, nul n’en a la propriété exclusive et encore moins éternelle. "Quand dans l’œuf, le poussin arrive à maturité, s’il veut vivre, il doit briser la coquille. Or les jeunes veulent vivre. Evidemment la coquille résiste mais le poussin s’agite depuis longtemps mais il naîtra..." .
    Il est finalement né un certain 22 février 2019 non pas dans la douleur mais avec le sourire, son premier cri « silmya ; sylmiya ». Une fois qu’il a vu le jour,, il s’est mis à marcher sur ses deux pattes. Ce qui ne fût le cas de leurs aînés qui ont marché toute leur vie « sur leur ventre » sans jamais se redresser. Tel des animaux domestiques, ils se font servir par leurs maîtres. Terrible est l’épreuve infligée par Allah à la communauté musulmane ; l’argent. L’argent facile fascine et conduit tout droit à l’enfer et nul n’est à l’abri. Nous sommes au crépuscule de notre vie et la mort peut nous surprendre à tout moment. Que dire face à son créateur si la mort nous surprend sans être soumis à lui car la mort n’est pas un échec de la vie mais un passage vers l’autre vie.
    L’Algérie serait-elle un paradis pour tous ceux qui vont en enfer ?; Il n’y a pas de gens riches dans l’Algérie indépendante, il n’y a que des pauvres devenus riches par la grâce du pétrole et du gaz.
    «Dans un pays d’injustice, les honnêtes gens sont soumis aux lois des corrompus ». La corruption est un fertilisant pour les dictatures et un poison pour les républiques. Les riches autochtones de la période coloniale ont été éradiqués au nom d’une certaine « révolution agraire » qui a enterré le travail de la terre et ouvert la voie à une dépendance alimentaire suicidaire. Le pétrole est un don de dieu et non un produit de l’homme. Il appartient à tous.
    Par conséquent, toute propriété d’une minorité doit être légitimée par la majorité. La propriété privée est le prolongement du droit à la vie. Elle limite les violences sociales. Le droit de propriété est réducteur d’incertitudes et producteur de sécurité.
    Par conséquent le premier devoir d’un Etat est de produire la paix civile laquelle passe par la légitimation du droit de propriété lequel est concomitant à un autre droit celui de l’emploi. Si l’un peut détenir des biens, l’autre doit disposer d’un emploi. La main droite a besoin de la main gauche pour travailler et produire. C’est cela une économie moderne. C’est cela un Etat de droit. Et cela ne tombe pas du ciel. La reconnaissance de fortunes privées par la société passe nécessairement par la production de biens et services destinés au marché local et par la création massive d’emplois durables destinés aux jeunes qui forment la majorité de la population.
    L’Etat postcolonial a fait la preuve de son inefficacité dans la conduite du développement, par la dilapidation des ressources rares (énergie fossile, terres agricoles, force de travail, etc…), la démobilisation de la population et la fragilisation des institutions minées par la corruption et le népotisme.
    L’Etat en Algérie est à réinventer. La ruse qui a fait ses preuves dans la lutte de libération a échoué dans la construction du pays.
    L’inertie des vieux doit céder sa place à la vivacité des jeunes. L’Algérie doit se débarrasser de la peau du renard pour revêtir celle du lion. Un récit de ma grand-mère est édifiant « Il était une fois, me disait-elle un bourricot a revêtu la peau d’un lion et décide de se rouler sur les champs de blé, les paysans l’ayant aperçu de loin se sont enfui abandonnant leur récolte.
    Un beau jour de disette, ils s’armèrent de courage et décidèrent de l’affronter. Sur leur chemin, ils découvrirent la peau d’un lion et voient au loin un âne qui broute de l’herbe, ils se mirent aussitôt à courir à ses trousses qui se sauve en ricanant ».
    Déçu par tant de forfaitures et de lâchetés, un jeune poète algérien aurait poussé ce cri de désespoir : peuple algérien : pleure comme une femme un pays que tu as libéré par le sang mais que tu n’as pas su construire par la sueur.
    Tu as succombé à la tentation de l’argent facile. Tes larmes ne te serviront à rien. Retrousse tes manches. L’Algérie est un vaste pays avec un beau visage. Chaque région est une partie de ce visage. Qui aimerait sacrifier ou amputer toutes les autres parties pour ne laisser que le front (la côte méditerranéenne) ?
    Que vaut le front sans les yeux, les oreilles, le nez, la bouche ? Que vaut l’Algérie sans le Sahara ? Sans la Méditerranée ? Sans la Kabylie ? Sans les Aurès ? Sans le M’zab ? Sans le Hoggar.
    Le club-des-Pins n’est pas l’Algérie. C’est une exterritorialité. Il faut un passeport diplomatique pour y accéder. Le passeport vert n’y donne pas droit. Il a la couleur du paradis et l’amour de la patrie.
    A. B.
    (*) Sid Ahmed Ghozali



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    Mardi 28 mai 2019 - 11:15
    URGENT
    Kameleddine Fekhar est mort





    Le docteur Kameleddine Fekhar, militant des Droits de l'Homme et des Mzab, décède, ce mardi 28 mai, au matin, à l'hôpital Franz Fanon de Blida, où il a été transféré la veille de Ghardaia.

    L'infatigable militant des libertés et de la cause mozabite s'est éteint. L'homme a refusé tout compromis avec le pouvoir. Depuis de nombreuses années, il ferraille avec le système mafieux qui dirige l'Algérie. Ce dernier a eu raison de lui.
    Il y a deux jours, l'avocat Salah Dabouz attirait l'attention des autorités sur la santé du militant mozabite. En vain. Son cri s'est perdu dans le silence et le mépris assourdissant des autorités.


    Kameleddine Fekhar a été arrêté suite à une vidéo diffusée sur Facebook et détenu à la prison de Ghardaia.
    Le Dr Fekhar est le deuxième militant à mourir en prison après une grève de la faim. Souvenons-nous de Mohamed Tamalt mort aussi en prison.




    Auteur
    La rédaction





    Kameleddine Fekhar, militant des droits de l’homme, fait partie de ces hommes que le pouvoir, à l’époque, incarné par Abdelmalek Sellal et aujourd’hui par Gaïd Salah, cherche à enterrer dans les abysses de la répression endémique qui le caractérise.

    La répression sanglante dont a été victime Kameleddine Fekhar et à travers lui, la lutte du peuple mozabite contre la mainmise des Chaâmba wahhabite, nous démontre, encore une fois, les velléités funestes qu’entretient le pouvoir à l’égard de toutes les minorités qui luttent pour la survie du patrimoine identitaire et cultuel de leurs régions, voire de tout le pays.
    Parce qu'au-delà des différends d’ordre économique ou foncier qui opposent les deux communautés, il subsiste, bel et bien, un enjeu identitaire, social et politique que le pouvoir, avec ses milliers de policiers et de gendarmes, déployés de façon clastique dans la région, cherche à dénaturer.
    Les différentes crises de 2008, 2013 et 2015 ont été gérées par une indifférence quasi complice du pouvoir à l’égard des Mozabites, qui se faisaient massacrer aux portes de leurs maisons. Il faut voir dans cette révolte, portée par une de ses figures emblématiques, Kameleddine Fekhar, la lutte de deux projets de société totalement antagonistes : un wahhabisme avilissant, obscurantiste et négationniste de l’identité berbère de tout un peuple, et un projet hautement civilisationnel, tourné vers le progrès et la modernité, qu’une minorité ancestrale essaie, au prix du sacrifice et du sang, de le porter.
    C’est aussi bien un enjeu de survie identitaire qu’une lutte inlassable pour le triomphe des libertés et de la démocratie. C’est un enjeu qui ne cesse de se décupler, au fur à mesure que le Wahhabisme, dans sa logique d’obstruction de tout projet de société reconnaissant le pays, autrement que dans l’islamo-arabisme, se déploie dans le tissu social par une acculturation effrénée de son identité ancestrale et par une éducation au service d’une seule et inique idéologie moyenâgeuse.
    Le rayonnement identitaire fait peur au pouvoir, parce qu’il fait appel au mouvement de falsification de l’histoire du pays. Il nous rappelle comment, aux balbutiements de l’indépendance, le clan de Ouadja s’est empressé de bâtir un État sous scellé, en occultant, délibérément et de façon criminelle, la question de la nation.
    La vision qu’ils avaient alors de la nation et qui se maintient encore aujourd’hui nous renseigne sur tout le mouvement négationniste qu’ils ont sustenté à l’endroit des minorités ethniques, politiques et religieuses, aussi. L’Algérie ne pouvait être qu’arabe et musulmane. Toute autre existence était vouée soit à l’abdication ou à la mort. La seule possibilité de vie, pour eux, relevait du folklore.
    Dans ce contexte de montée fulgurante du Wahhabisme, viennent se rajouter les trafics en bandes organisées, soutenus par les hommes de paille du pouvoir et les mercenaires à la solde de la police politique. La propagation du banditisme dans le milieu du commerce a fait augmenter de façon exponentielle le risque d’effritement des mozabites, leur marginalisation, et pour certains, l’exode comme seule solution au vent de vendetta lancé à leur encontre, avec la bénédiction des barbouzes l’État.
    L’état de santé dans lequel se trouve Kameleddine Fekhar est très inquiétant, mais le pouvoir, en fin connaisseur des combines d’essoufflement et d’épuisement des forces de résistance, dans un contexte d’emprisonnement, laissera pourrir la situation. Un pouvoir qui ferme les routes vers Alger pour empêcher les gens de rejoindre les grandes manifestations du vendredi, ne peut voir d’un œil conciliant l’état de santé d’un militant de la démocratie qui, de surcroît, leur a démontré, que ce qui anime son combat, c’est la liberté que scandent des millions d’Algériens, chaque vendredi,dans tout le pays.






    Auteur
    Mohand Ouabdelkader


    Mardi 28 mai 2019 - 14:21
    HOMMAGE
    Kameleddine Fekhar tué par l'arrogance imbécile des hommes



    Il ne verra pas fleurir le printemps algérien dont il aura été l'un des plus acharnés artisans.

    Kameleddine Fekhar est mort, tué par l'arrogance imbécile de ces hommes sans panache qui se sont donné la triste mission de faire barrage aux bourrasques de la liberté.
    Fekhar était un croyant, un vrai, il croyait aussi fort en Dieu qu'en les hommes. Chez lui, les droits de l'homme n'étaient pas une formule de circonstance, mais une foi. C'est cette foi que les juges qui l'ont condamné, les responsables qui l'ont désigné, les geôliers de l'ombre qui ont arraché sa vie, c'est cette foi qu'ils ont voulu tuer.
    Geste pitoyable : l'Algérie de demain ne se rappellera pas d'eux, mais gardera dans un coin du coeur, à jamais, le nom de Fekhar.
    Toutes les fois où l'enfant jouira d'un bonheur de vivre, d'un instant de liberté, c'est un peu à Fekhar qu'il le devra. Un nom désormais gravé dans la chair de l'Algérien comme le fut celui de Frantz Fanon, du nom de l'hôpital où s'est éteint, ce mardi matin Kameleddine Fekhar.
    Fanon qui disait : "Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir."




    Auteur
    Mohamed Benchicou


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  7. #7
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    Yasmina Khadra : "Le Dr Fekhar est mort parce qu'il voulait vivre libre"





    L'écrivain Yasmina Khadra a rendu un vibrant hommage à Kameleddine Fekhar dans un texte qu'il a publié sur Facebook.

    "Kamel Eddine Fekhar est mort en détention. Il ne fêtera pas l'Aïd avec ses enfants, ni avec ses proches ni avec ses amis. Il est mort parce qu'il voulait vivre libre, dans un pays libre et digne de ses martyrs.
    Je ne connaissais pas ce militant du FFS, j'ignore s'il était bon ou pas, je sais seulement qu'il était Algérien et qu'il militait pour ce qu'il estimait être juste.
    Dans un monde où il devient normal de mourir pour ses idées, finir au bout d'une interminable grève de la faim est un affront pour chaque jeûneur qui rompt l'épreuve du jour à l'heure du ftour.
    A croire qu'on n'a plus d'empathie, plus de responsabilité. Un homme s'interdit de se nourrir pour que nous puissions jouir pleinement de nos droits ne doit pas disparaître comme une volute de fumée, comme s'il n'avait jamais existé.
    Ce serait l'achever deux fois. Ce serait l'achever tous les jours et toutes les nuits. Ce serait renier nos valeurs et renoncer à nos rêves dans la même foulée.
    Plus personne ne doit mourir lorsque la révolution se veut pacifique. Plus personne ne doit se faire arrêter simplement parce qu'elle rejoint la marche salutaire de tout un peuple exemplaire de retenue et de présence d'esprit.
    Plus aucune femme ne doit être humiliée dans les locaux d'un commissariat algérien, plus aucun étudiant ne doit être "ratonné" dans sa propre rue comme furent voués aux ratonnades son grand-père, ses grand-oncles et les preux Algériens d'hier.
    L'Algérie a été toujours contrainte de naître aux forceps. Dans la douleur et le sang. Dans les larmes de ses veuves et de ses orphelins. Aujourd'hui, l'Algérie veut naître au monde comme une aurore boréale. Naturellement. Magnifiquement. Aux peines d'hier, elle promet les joies de demain.
    Au sang des champs d'honneur, elle promet la sève de ses vergers en fleur. Aux larmes de veuves, elle promet la sueur des fronts volontaires, la sueur des bâtisseurs plus sucrée que le nectar, plus féconde que les pluies d'avril.
    Aussi, pas de morts, pas d'arrestations arbitraires non justifiées, pas de heurts stupides, pas de malheurs inutiles. Puisque nous marchons sans agresser personne, sans vandaliser quoi que ce soit, sans réclamer autre chose qu'une part du bonheur.
    Puisque nous refusons des prolongations à un combat gagné haut la main. Puisque demain nous appartient déjà.




    Auteur
    Yasmina Khadra
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  8. #8
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    Jeudi 30 mai 2019 - 21:35
    DETENU DEPUIS 14 ANS
    A quand la libération de Mohamed Baba Nedjar ?







    Voilà une vieille affaire judiciaire qui mérite une ouverture immédiate. Accusé du meurtre de Bazine Brahim commis le 20 octobre 2005, non loin de la mosquée Taourirt à Ghardaïa, Mohamed Baba Nedjar est condamné en première instance par le tribunal criminel de Ghardaïa à la peine capitale.

    Le tribunal criminel près la cour de Médéa l'a ensuite condamné le 28 mai à la prison à perpétuité. Quand le verdict est tombé ce jour-là, les 12 avocats du jeune Baba Nedjar n'en revenaient pas. Certains parmi les présents ont dénoncé la justice du téléphone. Plusieurs articles de presse consacrés à cette affaire ont rapporté de nombreuses irrégularités majeures. Mais c'était au temps de cette justice qui avait le combiné accroché à l'oreille.




    Le Dr Kameleddine Fekhar, Mozabite, militant des droits de l'homme et vieille connaissance de Mohamed Baba Nedjar est mort, cette semaine, des suites d'une longue grève de la faim cette semaine. Son compagnon de cellule, Aouf Hadj Brahim vient d'être libéré. Pourquoi et comment ? Personne ne se pose la question. Car leur arrestation le 31 mars a aussi été dénoncé par les ONG de défense des droits de l'homme.
    «Lors de son arrestation, Mohamed Baba Nedjar avait affirmé que la police lui a demandé d’accuser Kamel Eddine Fekhar ou un militant du FFS de Ghardaïa à l’époque. Comme il n’a pas accepté, il a payé les frais. Son dossier est vide. La police n’a comme preuve qu’un communiqué portant le sigle FFS», dénonçait Kameleddine Fekhar dans El Watan en 2017 à l'occasion d'une lettre rendue publique par la famille de Mohamed Baba Nedjar qui réclamait l'ouverture du dossier de leur fils.
    Le pays vit une crise politique majeure. Des millions d'Algériens manifestent chaque semaine depuis le 16 février pour mettre à bas l'ancien système et ses pratiques ignobles. Et par là même cette justice du téléphone diablement instrumentalisée durant les 20 ans de règne du clan des Bouteflika.
    Une aube nouvelle pourrait se lever en assainissant de vieux dossiers judiciaires. Comme celui de Mohamed Baba Nedjar. Il y va de cette réappropriation totale de l'indépendance de la justice.








    Auteur
    Yacine K.


    Jeudi 30 mai 2019 - 20:49
    URGENT
    Le Mozabite Aouf Hadj Brahim remis en liberté





    Aouf Hadj Brahim arrêté le même jour que Kameleddine Fekhar a été remis en liberté dans la soirée de jeudi 30 mai.

    Aouf Hadj Brahim partagé la même cellule avec Kameleddine Fekhar décédé mardi 28 mai à l'hôpital de Blida. Les deux détenus mozabites ont mené une grève de la faim de plus d'un mois et demi contre les conditions de leur détention. Dans l'affaire de la mort de Kameleddine Fekhar, Me Salah Dabouz a nommément accusé les autorités judiciaires de la wilaya de Ghardaia.
    D'autres détenus d'opinion sont toujours en prison. Comme Hadj Ghermoul, arrêté et détenu pour avoir dénoncé le 5e mandat de Bouteflika. Ainsi que la SG du Parti des travailleurs Louisa Hanoune arrêté et mise en détention provisoire dans le cadre de l'affaire dite de Saïd Bouteflika Mohamed Mediene er Bachir Tartag.
    L'autre victime de l'arbitraire c'est le blogueur Abdellah Ben Naoum. Ce citoyen de Sidi Bel Abbès a été arrêté et condamné à trois ans de prison en 2018 pour avoir dénoncé le traitement du dossier des victimes du terrorisme. Il mène lui aussi une grève de la faim depuis 81 jours pour crier l'injustice qui le frappe. Son avocat a lancé un appel au secours dans un message relayé sur Facebook. Ben Naoum risque de mourir à tout moment, alerte Me Abdelghani Badi. Ben Naoum est détenu à la prison de Sidi Bel Abbès.
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  9. #9

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    Merci LIBERTÉ 92 pour toutes ces publications pleines de vérités et de rappels ,pour certains,historiques.

  10. #10
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    Lundi 3 juin 2019 - 21:01
    EXPRESS
    Le blogueur Abdellah Benaoum enfin libéré !







    Le blogueur Abdellah Benaoum est sorti de la prison de Sidi Bel Abbès ce lundi 3 juin après avoir mené une grève de la faim de près de trois mois.

    Abdellah Benaoum est libre. Très affaibli mais vivant. Tout comme Aouf Hadj Brahim, libéré il y a quelques jours de la prison de Ghardaia.
    Militant politique très actif, Abdellah Benaoum a été condamné en avril 2018 à deux ans de prison ferme pour “outrage" au désormais ex-président Abdelaziz Bouteflika. Sa peine confirmée le 6 juin 2018 par la cour d’appel de Ghelizane.
    Pour protester contre les conditions de sa détention, le blogueur a mené une grève de la faim jusqu'à risquer d'y perdre la vie comme Kameleddine Fekhar décédé le 28 mai dernier.
    D'autres détenus d'opinion croupissent toujours en prison. Comme Hadj Ghermoul en prison pour avoir porté un plaque dénonçant le 5e mandat de Bouteflika.




    Auteur
    La rédaction

    ################################################## ################################################## ##

    DEBAT

    Cette génération qui a rendu l’honneur à l’Algérie







    Toute révolution doit être porteuse de valeurs nobles, brandir des principes cadres de hautes portées humaines et politiques qui lui seront, comme une sorte de signature propre. Elles baliseront la voie de l’édification d’un État de droit, humain, social et pluriel. Liberté, pluralité, égalité et citoyenneté, éclaireront le sentier aux Algériens de demain qui seront plus unis et plus libres que jamais. Ce label sera la seule, l’immuable et l’inamovible déclaration du Hirak du 22 février et sa Carta libertatum.

    À force de mentir et de se mentir, le régime découvre stupéfié, le vrai peuple, celui de la rue ! Lui, qui ne connaissait que le peuple virtuel des urnes, qu'il bourrait, en son nom, lieu et place et qui lui conférait une légitimité fallacieuse. Désormais, le propriétaire des lieux, son excellence le peuple algérien, toute région et cultures confondues, vient réclame les clés de son pays. Il est décidé à exercer sa citoyenneté confisquée et à récupérer sa souveraineté usurpée.
    Les divisions des Algériens sur des bases idéologiques, ethniques ou régionalistes ont permis au pouvoir de nous opposer, les uns aux autres. Ce qui est navrant ! Une grande partie d’Algérie, n’a pas soutenu le combat des Amazighs contre l’injustice et l’arbitraire, en Kabylie, au M'zab ou même, en région touarègue. Ils ont mené seuls, le combat pacifique pour la justice, la dignité et la liberté, par ricochet à toute l’Algérie. Une Algérie qui vivait les mêmes misères, les mêmes injustices et les mêmes inepties, voire plus.
    Ce sentiment de solitude et d’isolement du réceptacle national, resté un observateur passif, par rapport à ce qui se passait chez eux et à leurs revendications légitimes, a offert un alibi en or à une dissidence amazighe endogène et en extra muros, pleine de fougue, encore plus virulente et plus radicale que jamais. Celle-ci, qui cherche à s’accaparer les revendications de base des Amazighs et en détourner l’objet, vers des terrains dangereux pour l’unité nationale et territoriale du pays.
    Ce régime autiste, qui ne respectait plus personne et n’observait, ni le minimum de la dignité humaine, n’incarnait plus le rêve d’une Algérie libre et unie. Par sa stupidité, le régime, lui-même en carence de légitimité a, en quelque sorte, légitimé les thèses des séparatistes. Nonobstant, il ne faut pas avoir honte de le dire ! C’est grâce au combat des Amazighs et à leurs sacrifices, que le cercle des droits civiques et des libertés a été élargi dans ce pays. Hormis quelques voix aberrantes, ce combat s’est toujours inscrit dans un cadre plus large, celui des revendications de base de tous les Algériens, sous toutes les couleurs du spectre culturel et cultuel, et que le Hirak, venait justement le confirmer et le traduire si merveilleusement.
    Le parolier de l’hymne national Quassamen, Moufdi Zakarya, originaire du M'zab, et avec qui, Boumediene entretenait, dit-on, une sorte de concurrence d’image et de représentation révolutionnaire, a fini ses jours exilé à Tunis. Docteur Kameleddine Fekhar, qui, lui aussi, est natif de cette région, avait des positions politiques bien connues. Il appartient donc à la seconde génération qui a subi tout le poids de l’injustice politique, historique avec ses accumulations, ses retombées et ses aphtes du présent. Kameleddine Fekhar, fut l’un des fervents défenseurs de la cause Amazighe et des droits de l’homme. Il est décédé suite à une grève de faim menée en détention, lui, qui avait plus faim de liberté politique que d’autre chose. Il est mort avant même de voir l’issue de ce mouvement de dissidence populaire. Il est vrai que la frustration politique, la désillusion, générée par cette forme de gouvernance exclusive de pans importants de la nation a été un facteur aggravant dans la radicalisation de certains discours.
    Encore plus que les droits de l’homme ou culturels, ces activistes défendaient donc, les droits politiques de leurs communautés. En effet, et même s’ils sont parfois réduits à de vulgaires aspects folkloriques réducteurs, leurs droits culturels n’ont jamais été niés. Personne n’est venu dire à un Chaoui, à un Kabyle, à un Mozabite ou à un Arabe d’être autre chose que ce qu’il est vraiment, et ce dont il est fier. Par ailleurs, des droits politiques légitimes qui doivent leurs être reconnus afin de pouvoir participer à la destinée de leur pays et façonner l’Algérie plurielle et unie de demain, teintée aux couleurs de l’arc-en ciel.
    Un Pouvoir qui brandit l’arabité pour frapper les Amazighs et branle l’amazighité pour frapper les Arabes. Il brandit la laïcité pour frapper l’islamisme et l’Islam pour frapper les laïcs et les autres. Et bien souvent, il frappait les Amazighs par eux-mêmes. Ce pourquoi, les adeptes du radicalisme ethnique, véhiculent l’idée erronée, selon laquelle, les Arabes les étouffent et les persécutent. De leur côté, les Arabes pensent, faussement, que tous les défenseurs de l’amazighité sont adeptes de la règle du tout ou rien ! Qu’ils ne reconnaissent qu’une seule et unique dimension culturelle, la leur. Qu’ils veulent avoir toute l’Algérie pour eux seuls et la teinter de leurs propres couleurs, une sorte de droit d'aînesse
    Ce régime nous a divisé, en une Algérie qui doit gouverner et une autre qui doit être gouvernée, en une Algérie utile et une autre inutile. Ses agissements ont poussé une partie des activistes de la cause Amazigh, à la radicalisation, jusqu’à la naissance d’un courant ultra, le MAK, qui cherche à en découdre complètement d’avec l’Algérie et ce qu’elle représente.
    L'alternative à un vrai processus démocratique en Algérie, serait donc fatale pour le vivre ensemble, la cohésion du tissu social et l’unité nationale et donc de l’avenir même de notre Etat-nation. Elle réconfortera l’un des arguments majeurs des séparatistes, celui de l’impossibilité de vivre semble sous le joug d’une gouvernance, décrite comme despotique et dominante. Le Hirak, venait, et à juste titre, d’exprimer, merveilleusement, la volonté de tout un peuple à vivre ensemble sous un état de droit, pluriel et social. Ce projet, reste le seul, à même de rassembler tous les Algériens sous sa coupole. Si ce rêve est avorté, il faut s'attendre au pire, et ça ne sera pas la faute au peuple.
    En effet, l’instrumentalisation des mosquées et des zaouïas par le régime Bouteflika, a fait perdre son pouvoir fédérateur à la religion. Une culture polarisée jusqu’aux os, qui divise encore plus les Algériens, au lieu de les unir. Une armée, ambiguë dans ses positions, pas assez claire dans ses intentions et qui n’arrive plus à rassurer les Algériens qui n’arrêtent pas de manifester. La patrie, reste donc, la seule valeur refuge et solide pour tous les Algériens.
    L’armée ne peut garantir l’unité nationale par les armes, cela ne fera que pousser le radicalisme à des limites dangereuses et alimenter, encore plus, la " victimisation " politique et ethnique. En effet, la dissidence amazigh radicale, joue sur la fibre de la minorité pour tromper les amazighs qui, de majorité dans leur pays, redeviennent, dans leur discours, une minorité parmi d’autres. Seul un projet et un discours politique différents, unificateurs et prometteurs d’une Algérie libre, juste et civile, peut-être fédérateur et coupera la route à ce discours de la peur et du rejet de l’autre.
    Se trompe donc, celui qui pense que le combat du peuple algérien à travers ce Hirak, est pour l'amazighité, l'arabité, l'islam ou la laïcité. Le vrai combat du Hirak national est d'arriver à une Algérie de droit et des libertés, où tous les Algériens peuvent vivre ensemble, en tant que citoyens, de plein droit et d’égal devoir, sans se cracher aux visages ni se maudire les uns les autres. Un pays où aucune institution, quel que soient son rang et son statut constitutionnel, n’aura à dominer les autres institutions ou s’accaparer la volonté du peuple.
    Les plus pessimistes disent qu’il ne faut pas succomber au romantisme révolutionnaire, car dans ce Hirak, tout le monde a besoin de tout le monde, disent-ils. Les divergences idéologiques sont justes mises en sourdine. La hache de guerre est temporairement enterrée, entre laïcs berbéristes, islamistes et ultras de tous bords. Tous, veulent voir la bête à terre ! Beaucoup, viendront ensuite, réclamer la paternité du Hirak pour le récupérer et encaisser les dividendes. Qu’ils restent clams car ce Hirak ne reconnaîtra qu’une seule mère, la rue et un seul père, le ras-le-bol de ce peuple qui a trop souffert ! L’Algérie de demain, doit rester plurielle et polychrome, aux couleurs de l’arc-en-ciel. Elle doit accorder à chacun, le droit à la différence, sans lui reconnaître pour autant, un droit différent de celui que lui autorise la citoyenneté. Toute autre projection, vision ou filigrane, n'engage que ses adeptes.
    Il est vrai que tout le monde aspire à une nouvelle constitution du pays où chacun voudrait voir sa teinte plus voyante et plus criarde que celle des autres. Pour les Arabes et les islamistes, ça ne sera jamais assez Arabo-islamique, pour les ultras berbéristes et les laïcs orthodoxes, ça ne sera jamais assez Amazigh ni assez laïc. C'est l’occasion pour toute cette myriade de revendicateurs, nés pour revendiquer, même ce qui est déjà acquis et qui n’a jamais été sujet de controverses entre Algériens. Ils viendront tirer, plus fort encore, sur la cloche de la discorde. À défaut de se faire la guérilla de rue en rue, ils la feront d’article en article de la prochaine constitution. Le peuple doit rester donc très vigilant et protéger l’unité de son mouvement et de ses nobles aspirations de la récupération, car l’histoire s’écrit maintenant et chacun doit choisir son camp et son rôle.
    L’Algérie de demain doit impérativement être décomplexée par rapport à la question identitaire ou même religieuse. La citoyenneté algérienne doit être reconfigurée, avec prise en charge effective de toutes les spécificités culturelles et cultuelles, sans asphyxiants ni asphyxiés. Une Algérie qui doit gouverner et une autre qui doit applaudir, une Algérie utile et l’autre inutile, n’aura plus de place dans l’Algérie de demain.
    Désormais, il est du devoir du peuple, d’être garant de sa propre souveraineté et de refuser toute forme de tutelle ou d’ingérence. Il doit prendre garde des discours de la discorde et le chant des sirènes des ultras qui nous feront tous chavirer. Résolument, ce Hirak offre une occasion historique aux Algériens pour déminer le champ politique dans leur pays et réaffirmer leur citoyenneté. Le génie de notre peuple va devoir, une fois encore, éblouir le monde par Sa Grandeur d’esprit et sa souplesse.
    Les forces vives de la nation doivent veiller, au péril de leur vie, à ce qu’aucune autre partie non représentative de la volonté réelle du peuple et forte de sa légitimité, n’aura à décider sur qui devra présider à sa destinée, ni avoir le dernier mot, quant au choix du système de gouvernance, qui est du seul ressort du peuple souverain.
    Cette génération, qui a rendu l'honneur à l’Algérie, n'a pas connu le terrorisme pour en être traumatisée et ne se laissera pas endormir par le discours sur les invariants (thawabit).
    Ces jeunes nous posent une question toute simple : sommes-nous résolus à devenir libres dans nos choix politiques et économiques ou rester définitivement dans cette configuration de servitude ? C’est le moment pour nous tous de choisir, entre vouloir être un peuple ou une peuplade ou pire encore, une plèbe (ghachi) ! Pour elle, la question est tranchée, les seuls invariants sont sa liberté et sa dignité, sur lesquelles elle n’est nullement disposée à marchander. Il est temps donc pour l’élite de prendre la parole, de s’exprimer clairement ou se taire à jamais !





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  11. #11

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  12. #12
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    Jeudi 6 juin 2019 - 07:13

    REGARD
    Le prix de la démocratie libérale, le coût d’une dictature militaire





    Les militaires contrôlent toujours la décision politique.
    Une armée est au service et obéit aux ordres de celui qui la finance.

    Le devenir d’une nation repose-t-il sur une démocratie libérale et une économie de marché ou sur une dictature militaire et une économie rentière ? L’une devant déboucher sur la liberté, l’autre sur la sécurité. Une interrogation, les démocraties sont-elles le monopole exclusif des sociétés occidentales et les dictatures militaires une fatalité des sociétés arabes et africaines ?
    Un constat : les régimes autoritaires se portent bien avec la protection en sus et les démocraties se portent mal avec une liberté en déclin. La guerre mondiale contre le terrorisme et le règne des oligarchies financières ne sont pas étrangers à cette situation. Une certitude, c’est la nature des ressources d’un pays qui détermine son régime politique.
    Dans une économie dominée par la rente ou par l'endettement, l'Etat est d'abord et avant tout intéressé par le développement et la reproduction du pouvoir. Mais dans la mesure où la classe au pouvoir est celle qui détient le pouvoir économique, la politique tend en partie à perpétuer ses avantages et à consolider sa position.
    La rente pétrolière et gazière conforte l'Etat dans sa position de rejet de tout calcul économique, elle facilite la médiation et les arbitrages politiques.
    L’erreur de Boumediene, le père fondateur du régime politique en vigueur à ce jour réside à notre sens dans l’automatisme qui consiste à vouloir se débarrasser de ce que l’on a (y compris sa jeunesse) au lieu de l’employer productivement chez soi. La finalité de l’économie fut ainsi dévoyée ; car il ne s’agissait pas d’améliorer ses conditions de vie par son travail mais par celui des autres grâce à la nationalisation et au relèvement des termes de l’échange avec l’extérieur et la concentration des revenus en devises entre les mains de l’Etat propriétaire des gisements pétroliers et gaziers et puissance publique omniprésente et omnipotente.
    Qui tient la bourse, tient le peuple et se perpétue au pouvoir. Or, il nous semble qu’une amélioration des termes de l’échange avec les pays développés ne peut être acquise que par une valorisation du travail autochtone. L’insertion dans le marché mondial fragilise l’Etat algérien soumis aux aléas de la conjoncture mondiale. Cette dépendance de l’économie aux hydrocarbures répond à une logique de conservation de pouvoir savamment orchestrée et patiemment mise en œuvre dans le seul but est de profiter des richesses du pays en toute impunité sans se soucier du sort des nouvelles générations.
    L’Algérie s’est trouvée livrée « pieds et poings liés » aux multinationales dont le but est le profit et non la création d’emplois ou la satisfaction des besoins d’une société pour des raisons humanitaires. Fabriquer des billets de banque dans une économie rentière mono exportatrice vivant des importations au-delà de ce que permettent les réserves devises de la Banque Centrale est un crime économique
    Le recours au crédit international s’imposera tôt ou tard et dans des conditions draconiennes n’ayant plus de gages à présenter et plus de crédit à consommer. La situation financière n’empêchera pas, l’Etat de poursuivre la construction publique à bénéfice privé par l’emprunt international. Les flux financiers internationaux s’orientaient vers des projets « pharaoniques ».
    Le cas de Riad El Feth dans les années 80 et la construction de la grande mosquée d’Alger ces dernières années à la faveur d’une embellie financière conjoncturelle sont symptomatiques à cet égard. Ils seront aussi destinés aux dépenses militaires, dans la consommation des produits de haute gamme ou contribuent même à la fuite des capitaux opérés par des dirigeants publics ou privés mais jamais dans l’autosuffisance alimentaires ou la création massive d’emplois durables productifs.
    C’est l’économie du crédit international qui tisse sa toile sur le tiers monde pour gager ses créances non pas sur une promesse d’un travail social productif mais sur une complicité d’un pillage des ressources énergétiques. Le service de la dette contraint mieux que toute domination politique directe les pays sous-développés à livrer leur matière première ou énergie contre une paix sociale précaire et le maintien des privilèges des gouvernants.
    Tant que les pays subiront les contraintes imposées par la logique capitaliste dominante,ils ne pourront mettre en place un modèle de développement endogène capable de compter sur ses propres forces afin de satisfaire les besoins essentiels de la majorité de leur population. En effet, les échanges internationaux répondent aux intérêts des pays dominants plutôt qu’à ceux des pays hégémoniques où la classe au pouvoir leur sert de relais. Le crédit international sert également à bloquer à asphyxier les pays qui prétendent s’engager dans un développement le plus autonome possible et forger des structures sociales participatives.
    L’Algérie a raté une occasion en or de sortir de ce cercle vicieux par la hausse inespérée du cours du pétrole sur une longue période. Dans la mesure où la production et la reproduction des bases matérielle de ces sociétés reposent de plus en plus sur l’économie mondiale, la maîtrise de l’instance économique et politique échappe au contrôle des acteurs sociaux du tiers monde. A partir du moment où le rythme de croissance s’infléchit, les moteurs de la machine politique se grippent et les dysfonctionnements du système menacent la stabilité de l’Etat.
    Or il arrive que les exigences du système politique dépassent les capacités de l’économie, des failles se dessinent sur la façade du modèle qui ont pour noms chômage, affairisme, corruption, inégalités croissantes et régression de l’économie La militarisation des régimes politiques constitue une des formes d’expression de la situation de dépendance de ces pays.
    Tout système qui prétend imposer d’en haut le bien de tous malgré toutes les résistances se transforme en oppression. Une question : l'existence précaire d'une rente énergétique peut-elle épargner la population d'une exploitation capitaliste en vue de dégager une plus-value interne susceptible d'être investie localement ? De surcroît, le pouvoir économique que procure la rente à l'Etat est centralisé dans la mesure où il est l'attribut de l'Etat, propriétaire des ressources du sous-sol.
    La rente ou l'endettement qu'elle permet a donné naissance à un mode de gestion étatique centralisé et autoritaire. Ce qui nécessite une concentration entre les mains de la puissance publique de la rente énergétique se traduit par l'extension de l'appareil administratif et le développement des fonctions économiques et sociales des pouvoirs publics.
    L'économie de rente est largement ouverte sur l'extérieur. Les exportations d'hydrocarbures constituent l'unique possibilité sinon l'unique recours au financement d'un vaste programme d'importation. L’Algérie s’est singularisée par une mainmise des militaires dans les affaires de l’Etat et par leur disposition à l’action dans un champ politique. Aujourd’hui, le peuple est déterminé à prendre son destin en main. L’émancipation de la population passe par la libération de l’économie dominée par la rente et du retrait de l’armée de la gestion de la société qui n’est ni de sa compétence ni de sa vocation. Un régime militaire a un coût, la dilapidation des ressources de la nation. La démocratie a un prix, la création de richesses par la nation.
    L’Algérie a mûrie : «Le peuple est jeune, le pouvoir est vieux ». L’un veut vivre, l’autre veut survivre. Les vieux « nationalistes » ont fait leur révolution par les armes, les jeunes « rationalistes » font leur révolution par le sourire.
    La démocratie et le développement vont de pair. « Une seule jambe ne suffit pas pour se déplacer ». Il en faut deux, une à droite et une autre à gauche, l’homme et la femme, le jeune et le vieux, le militaire et le civil, le riche et le pauvre, l’ignorant et le savant, le laïc et l’islamiste, le « vieux turban » et le « jeune turc ».
    Ensemble pour une Algérie nouvelle tournée vers l’avenir sans occulter son passé. Elle sera propre, pacifique, consensuelle et solidaire.




    Auteur
    Dr Abdelkader Boumezrag
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    Bonne Journee

  13. #13
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    Mercredi 12 juin 2019 - 21:16

    COUP DE GUEULE
    Et s'il n'y avait pas le 22 Février ? Par Mohamed Benchicou





    Bien sûr, tout va très vite comme au champ de courses parce c'est bien ça, depuis quelques mois le champ politique algérien est devenu un champ de course nos anciens dirigeants, des purs sang et nous, un peu paumés un peu émerveillés nous parions sur des courses dont on se doute bien qu'elles sont un peu truquées.

    Ce soir Ouyahia dormira à la prison d'El Harrach ; le motif est en soi suffisant pour exulter ou pour s'ébahir de la tournure des événements mais j'avoue n'avoir le cœur ni à jubiler ni à m'attendrir. Que ces dirigeants soient d'indélicats individus nous le savions et, pire, nous le disions qu'à demi-mots.
    Bien entendu nous sommes les premiers surpris par l'envergure de leur prévarication: Ils sont insatiables ! Je n'ai nulle envie de jubiler parce qu'enfin où était l'Etat quand Ouyahia dilapidait l'argent du pétrole algérien ? Où était Gaïd Salah quand Chakib Khelil transférait des sommes faramineuses sur le compte bancaire de Farid Bedjaoui ? Comment Chakib Khelil exécutait des plans américains en toute impunité sur le sol d'un pays qu'il n'a faut-il le rappeler connu qu'en 1962 ? Que faisaient-ils ces hommes qui se sont donné pour mission de protéger un pays et à la barbe desquels se commettaient les plus grands vols qu'on puisse imaginer ?


    Ce qu'ils faisaient ? Eh bien c'est simple : ils traquaient les blogueurs, ils comptaient les jours qui restaient à vivre à Kameleddine Fekhar. Ils présentaient à la justice les journalistes indésirables et le général Gaïd Salah, heureux d'être le chef d'une armée "neutre" dans un océan de gabegie, répétait à qui voulait l'entendre que l'institution militaire ne s'occupait pas de politique et n'avait qu'un seul tuteur : le président Bouteflika.
    Voilà à quoi s'occupait la direction politique du pays, sa police, ses services, son Etat. Voilà à quoi ils s'occupaient pendant que Saïd Bouteflika s'amusait avec la clé du coffre et que nos ministres sans envergure, sans scrupule mais pas sans appétit, mûs par la seule avidité qui tient lieu chez eux d'ambition, se servaient sans pudeur, les uns investissant dans des comptes off-shore, les autres s'offrant des villas à Alicante pour les plus modestes, à Marbella, à Dubai ou encore dans les quartiers huppés de Paris pour les autres.


    Je sais, tout cela est connu et l'événement du jour c'est l'incarcération d’Ahmed Ouyahia qui vient après celles de Saïd Bouteflika de Tartag et du général Mohamed Mediene et de tant d'autres personnages que l'on nous présente comme des individus peu recommandables mais qui, curieusement, n'ont pas été inquiétés pendant près d'un quart de siècle jusqu'à ce que la révolte du 22 Février dernier crée un climat politique favorable à leur arrestation.
    Imagine-t-on ce qu'il serait advenu de l'Algérie si le peuple n'avait pas envahi les rues pour crier à Dieu et aux hommes sa détresse et sa détermination ? Réalise-t-on que sans cette révolution nous serions gouvernés encore aujourd'hui par ceux-là même qui sont à El Harrach ? Arrêtons-nous un moment sur ce point et réfléchissons sur le sort de notre pays si le chef d'Etat-major de l'armée algérienne avait réussi à convaincre les manifestants de rentrer chez eux et d'accepter les compromis boiteux comme les y invitaient les bonnes âmes d'Algérie et d'ailleurs.


    Voilà pourquoi le feuilleton des incarcérations et des convocations au tribunal me laisse un arrière-goût de mauvaise finasserie. Voilà pourquoi quand j'apprends la mise sous les verrous de ces bandits je ne peux m'empêcher de penser avec un froid dans le dos qu'il aurait suffi de rien pour qu'ils soient non pas à El Harrach mais à El Mouradia à Zéralda dans les restaurants chics d'Alger à s'amuser à goûter à la vie dorée que leur procure l'argent facile, protégés par le silence de ceux qui savaient, de ceux qui avaient la charge de protéger le pays et qui, quoi qu'on dise, appartiennent au même monde, chacun profitant du silence de l'autre et qu'en fin de compte c'est cela rien que cela le système que les manifestants rejettent.
    Ils en sont aujourd’hui les juges, hier les complices, demain, qui sait, les protecteurs.
    Voilà pourquoi les manifestants crient "Partez tous", "Prenez votre monde, vos affaires vos petites concussions", "laissez s'ériger un monde nouveau", auquel vous ne comprendrez rien. Voilà ce à quoi je pense à chaque fois qu'un dirigeant d'hier ou autre malfrat sort de chez le juge pour entrer en prison.
    Je ne peux m'empêcher de penser que nous l'avons échappé belle et que l'avenir plus que jamais tient dans cette détermination qu'affiche les hommes et les femmes qui ne font pas le distingo entre les voleurs et ceux qui les ont couverts durant 20 ans.
    Oui Partez tous « Tetnahaw Ga3 » !




    Auteur
    Mohamed Benchicou



    au suivant .......
    Jeudi 13 juin 2019 - 11:42
    URGENT
    Abdelmalek Sellal placé en détention à la prison d'El Harrach

    Salutations

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