élection présidentielle en Algérie - Page 13
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    Les partisans et larbins des saouds n'ont pas d'equivalents en terme d'idiots c'est les rois incontestés et incontestables :)

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    Ne pas oublier le Qatar et les E.A.U (Je sais c'est du grand n'importe quoi )

    Ce discret duel entre le Qatar et les Émirats qui se joue derrière la bataille de la présidentielle algérienne

    Les images d’Ali Belhaj, ancien leader du FIS, ceinturé par des sécuritaires algériens venus l’arrêter non loin de chez lui n’ont fait qu’un tour. Pour témoigner d’une chose : le système craint de voir des influenceurs qui ont défrayé la chronique dite « Printemps arabe » ailleurs reproduire les mêmes schémas en Algérie. Y a-t-il pour autant des raisons valables pour craindre tout dérapage dans ce vaste pays où la colère populaire sourd épisodiquement pour culminer contre le processus engagé devant permettre au Président sortant, physiquement amoindri, de rempiler pour un mandat de trop ? Tout est à lier au contexte plus global de tension qui règne entre les pays du Conseil de coopération du Golfe, une tension qui ne se limite plus aux conflits de basse intensité au Moyen-Orient qui ravagent le Yémen, la Syrie, l’Irak, le Bahreïn et qui ont affecté aussi l’Egypte, la Libye, la Tunisie...

    Même l’Algérie n’échappe pas à ces miasmes qui opposent deux alliances aux desseins contradictoires. Celle qui est nouée par la Turquie et le Qatar d’une part, face à celle qui semble souder les Emirats Arabes Unis au Royaume Saoudien. La rivalité entre ces deux alliances qui se regardent en chiens de faïence a de quoi s’exprimer en Algérie. Car il ne faut pas oublier que dès 1981, l’actuel Président algérien avait été adopté es qualité de conseiller diplomatique du Cheikh Zayed Al-Nahyane, père de la nation Emiratie. Jouissant de la nationalité émiratie, Bouteflika qui disposait d’un important réseau iranien, a laissé une empreinte sur l’essor du partenariat commercial entre Téhéran et Abou Dhabi.


    C’est cette réalité qui prédispose les Emiratis à jouir d’un droit de regard privilégié non seulement sur le clan Bouteflika mais aussi sur ce qui se passe en Algérie depuis que le système a adopté Abdelaziz Bouteflika comme chef d’Etat. D’ailleurs, ce n’est pas un secret que de rappeler que Ahmed Gaid Salah, chef d’état-major et vice-ministre de la Défense algérien a fait pas moins de quatre séjours aux EAU cette année. Ce qui exprime la portée de cette alliance et le parrainage dont jouit le clan Bouteflika auprès des décideurs d’Abou Dhabi. Ce qui n’a pas empêche le même homme lige du système à réaliser, chemin faisant, des sauts de puce à Doha, histoire de sauvegarder un semblant d’équilibre dans les rapports avec ces pétromonarchies. De la force de cette construction là, un officier algérien basé à Londres dira que c’est elle qui a permis, en 1999, le retour en grâce de Bouteflika, en Algérie, au terme de conciliabules secrets. Et c’est l’aboutissement de ce processus qui a fait en sorte que les EAU soient devenus le plus gros investisseur dans le pays via la gestion des ports algériens, la construction d’un complexe militaire industriel dans la Wilaya de Tiaret dédié à la production de véhicules blindés sur la base de l’expertise et de la technologie allemande, l’investissement dans un parc solaire à Aïn Salah, la promotion de l’hôtellerie et l’exploitation d’une réserve de chasse de 100.000 hectares dans la région d’Al-Bayad, proche de la frontière marocaine.


    Plus, Abou Dhabi allait même se porter garant auprès de pays occidentaux (France, Italie, Espagne et USA) pour doter l’armée algérienne d’armes. Tout cela fait que l’on évalue, aujourd’hui, le poids des investissements émiratis en Algérie à 35 milliards de dollars depuis que Bouteflika est aux affaires. Ce qui n’empêche pas les Emiratis de suivre avec une grande vigilance leurs placements. Il va sans dire que ces relations dépassent le seul cadre de la solidarité arabe et ne s’expliquent, en fait, qu’à l’aune de la fuite des capitaux algériens logés à Dubaï. Plusieurs sociétés algériennes appartenant au clan Bouteflika y ont trouvé refuge. En face, les relations entretenues par le Qatar et la Turquie avec l’Algérie ne sont pas à sous-estimer. Doha a investi pas moins de 6 milliards de dollars dans une aciérie, réalisé une percée dans le secteur bancaire en implantant la Banque du Golfe
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  3. #183
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    Comment éviter une nouvelle impasse algérienne ?
    Pour une révolution « éthico-démocratique »





    La déclaration du vice-ministre de la Défense nationale invitant à destituer le président de la république en poste par l’application de l’article 102 de la constitution et de lancer, après des réaménagements à effectuer au niveau de l’épique gouvernante actuelle, un processus de consolidation de l’Etat en réalisant des actions et élections devant déboucher sur un état de satisfaction de toutes les exigences du peuple, sonne le glas de l’option de convergence des groupes hégémoniques, l’armée et les représentants politiques classiques du peuple, pour la réalisation par conventions d’un processus d’ajustements devant déboucher sur la transition douce de l’Algérie vers un Etat démocratique.

    En même temps, « entre le risque du dégagisme radical et les fausses réformes que va initier le régime », que signale l’intellectuel K. Daoud, comment maintenir en vie l’espoir de voir naître « l’Algérie nouvelle », puis, en tenant compte des contraintes et des moyens, trouver ce chemin optimal qui puisse nous permettre de cheminer dans les meilleures conditions souhaitables vers la transition démocratique la mieux désirable ? « Il faut continuer à chercher », ajoute cet intellectuel. Il faut surtout, nous rétorquons, commencer à bien chercher. Et commencer à bien chercher nécessite de repenser les termes du débat pour le réorienter, c’est-à-dire réinterroger les concepts clés. Réinterroger les concepts clés, parce que nous devons maintenant voir cette grande vérité dite par B. Mvé Ondo, que, « quand on regarde les sociétés africaines, on a l’impression que, prises dans le mouvement, dans une sorte de cinétique, elles vont d’impasse en impasse » : toutes les guerres d’indépendance africaines ont débouché sur des totalitarismes les plus abjects, les récentes révolutions arabes ont fini avec le cérémonial de consécration du Caïd en Tunisie et du Général en Egypte, et avec l’installation du désordre durable en Libye.
    Le propos de cette contribution est non pas de trouver comment assurer la continuité et la stabilité des institutions pour éviter que l’Etat ne s’affaisse, non pas de repérer les mécanismes pouvant faire que, dans ces tensions conflictuelles entre les groupes hégémoniques, les rapports se renversent, mais, à la derridienne, de rendre visibles toutes les faces de la promesse, promesse d’un avenir enchanteur, non pas seulement pour les privilégiés et le taux de croissance, mais surtout pour tout citoyen, quelque soit son origine sociale, ses capacités, ses incapacités et ce qu’il s’est choisi comme mode d’existence. Il s’agit pour l’Algérie en somme, d’ouvrir le présent avec son passé dedans aux promesses qui pourront advenir. Il s’agit, pour dire les choses autrement, d’éviter qu’une nouvelle impasse algérienne ne survienne. Pour ce faire, nous vous proposons de réinterroger deux éléments essentiels caractérisant la révolution algérienne actuelle, en procédant par destruction-construction (déconstruction), dans l’objectif de dégager de nouveaux sens qui puissent réellement enchanter nos espérances : les structures et les hommes de la transition et la notion de transition démocratique.
    Des structures et des hommes de transition

    Depuis le début du mouvement populaire, nous avons vu se multiplier deux catégories d’initiatives, toutes les deux, si elles venaient à être concrétisées, ne manqueraient pas de reproduire le statu quo : des listes de personnalités qui devraient gérer la période de transition et des feuilles de route pour la sortie de crise. Ces listes de personnalités nationales et feuilles de route proposées, il est important de le signaler ici, n’arrivent pas, malgré les moyens mobilisés par les médias et les faiseurs d’opinion classique, à gagner l’adhésion du peuple. Cela montre qu’il y a une rupture définitive entre d’une part tous les médias et toute l’élite politique et intellectuelle familiers, opposants familiers du prince ayant toujours fait « les bureaux arabes » du régime, qui cherchent à influencer le cours des événements et à donner une trajectoire au mouvement selon leur schèmes, structures et modèles du passé et, d’autre part, le peuple qui agit selon des schèmes, structures et modèles d’avenir.
    Les structures de transition démocratique

    Les feuilles de route proposées pour permettre la transition démocratique, au-delà des divergences de formes, contiennent des éléments de fond qui sont partagés, faisant que toutes tendent naturellement, lorsque les bonnes intentions y sont, à reproduire la démocratie représentative. D’abord, toutes ces propositions se réfèrent au Congrès de la Soummam ou à la déclaration du premier novembre, ou encore aux deux en même temps. Si la référence à ces documents, et donc à ces événements, est important pour inscrire notre processus dans son historicité, il est également important, c’est ce qu’aucun des promoteurs de ces listes et personnalités ne semble comprendre, de voir que ces dates historiques et leurs documents ne nous sont utiles que dans la mesure où, en nous permettant de savoir d’où nous sommes venus jusqu’ici et par quel chemin, ils nous donneraient la possibilité d’apprendre de nos expériences.
    Apprendre de ces expériences, c’est d’abord comprendre que ce sont des documents de guerre établis pour les besoins de la guerre : les six régions historiques n’ont existé pratiquement que pour le Front de Libération Nationale. C’est ensuite savoir que les consensus du premier novembre et de la Soummam sont le produit du totalitarisme contraignant : B. Krim n’avait fait accepter à M. Boudiaf le principe de délimiter la wilaya trois telle qu’elle l’a concevait que parce que la révolution était déjà en marche pour lui avec les quelques 800 hommes armés qu’il avait déjà au maquis, les Ulémas et Ferhat Abbas ont été contraints par R. Abane de rejoindre le FLN et les Berbéristes qui ne voulaient pas se dessaisir de leur revendication berbériste ont été liquidés. Ensuite, toutes ces propositions s’inscrivent dans la logique de la démocratie représentative, sachant que la crise actuelle de l’Algérie est essentiellement une crise de représentativité ; et, avertit A. Touraine, pour qu’une société puisse éviter ou sortir des crises actuelles de la modernité, « la démocratie représentative n'est pas suffisante.
    Elle doit être, ajoute-t-il, davantage directe, c'est-à-dire également délibérative et participative ». Proposer des structures délibératives et participatives, c’est d’abord tenir compte de l’histoire du territoire : A titre d’exemple, une commune en Kabylie sera plus efficacement gérée par les Temman des villages et quartier, révocable sur décision de la majorité, que par une autre forme de gouvernance, de même que les communautés des Touarègues seront plus efficacement gérées par l’Akhamouk.
    Les personnalités de la gestion de la transition

    Depuis le début du soulèvement populaire, plusieurs listes de personnalités devant gérer la transition démocratiques en Algérie ont été proposées pour parrainage au niveau des réseaux sociaux. Ce qui est naturel, puisqu’il faut des hommes et des femmes pour réaliser une transition, il est indéniable. Il est indéniable également qu’à chaque étape d’un processus particulière, il faut des hommes et des femmes particuliers, puisque ce sont des hommes et femmes d’un contexte qui, en définitive, font des situations particulières, en les façonnant d’une certaine façon, à partir de leurs schèmes et catégories mentales acquis dans l’expérience de leur vie pratique.
    En observant les différentes listes de personnalités proposées pour la gestion de la transition, on s’aperçoit que, majoritairement au moins, les personnes qui y figurent ont fait partie de ce système, en étant dans un parti du pouvoir ou dans un parti d’opposition qui ont tous failli, sachant qu’un parti d’opposition est un pouvoir et qu’au plan opposition véritable au système, R. Nekkaz et A. Melouk, disent plusieurs citoyens, « ont fait individuellement largement mieux que tous ces partis d’opposition réunis ». Pire encore, ces partis, ajoutent ces citoyens, « ont fourni des ministres au pouvoir et ils ont fait des alliances avec ses partis pour quelques strapontins ». Sur ce point, Said Sadi conclut bien qui dit que « la révolution citoyenne en cours impose de voir la réalité en face [...] Le failli, explique-t-il, ne peut pas gérer la faillite », sauf pour l’aggraver, nous nous permettons d’ajouter.
    De même, ces personnalités de l’opposition ont toutes travaillé avec ou dans des partis ayant été gérés, comme le système a géré le pays, avec le pouvoir total, et, dit A. Touraine, « les nouveaux mouvements collectifs doivent être […] en conflit avec les pouvoirs totaux » et ceux qui les ont incarnés à un moment où à un autre.
    Enfin et surtout, ces personnalités sont présentées comme nécessaires pour le salut du pays, alors qu’une société qui aspire à la démocratie et à l’éthique situe naturellement la créativité génératrice de solutions, non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur d’elle-même ; c’est une société, ajoute Gaussot, qui a toutes les capacités de détecter, « de défataliser, de dé-nécessiter, de dé-naturaliser », d’une façon systématique, tout ce qui indésirable pour elle. C’est celle qui a pareillement toutes les capacités de trouver en son sein des femmes et hommes nouveaux aptes à prendre en charge ses nouveaux défis.
    De la transition : pour une révolution éthico-démocratique

    Dans une conférence-débat organisée à l’université de Bejaia, A. Tari a, par un travail de comparaison, fait utilement remarquer que le Mouvement Berbère de 1980 à permis de se constituer, à l’université de Tizi-Ouzou et au-delà en Kabylie, de véritables communautés de destin, sur les lieux d’action toujours présentes et agissantes, qui ont produit un discours, une pensée, un projet de société ; ce qui, d’après lui, n’est pas le cas avec le « mouvement algérien de 2019 ». Si quelqu'un avait essayé de le démentir, il aurait eu toute la réalité du moment contre lui : dans ce temple du savoir, même pas rempli à moitié, personne ne prenait notes pour la symbolique, même pas les modérateurs pour un utile travail de synthèse ; et durant ce mouvement, les étudiants et les enseignants organisent leurs activités séparément, ne parvenant pas à dépasser leur clivages pour se constituer, à l’avantage du mouvement, en « communauté universitaire ». Cette situation, généralisable, de l’université, explique peut-être, au moins en partie, les insuffisances signalées, dans l’espace public et dans les réseaux sociaux, relatives aux propositions de sortie de crise faites jusqu’ici.
    Pour sa part, H. Tawfik, dans une de ses contributions, en faisant remarquer que le « discours (de l’opposition) est resté un discours de contestation, alors qu’elle doit le connecter à un autre temps politique », invite tous ceux qui participent à l’élaboration de plateformes ou feuilles de route pour le changement à ne pas perdre de vue que « les discours, comme des imaginaires, sont adoptés pour encadrer de nouvelles façons d'agir et d’interagir, et peuvent inculquer de nouvelles façons d'être, c’est-à-dire de nouvelles identités ». Nous quittons ici le registre de cette analyste pour donner sens, notre sens, aux mots : ce nouveaux temps politique, c’est celui qui tient compte des attentes des générations actuelles et futures du pays, en s’inscrivant dans les défis de l’heure de l’humanité. Les nouvelles identités sont le vivre ensemble, le convivialisme, l’inter-culturalité, la liberté, la solidarité, l’égalité et la dignité. Les plateformes ou feuilles de routes pour le changement renvoient toutes, ou peu s’en fou, par leurs propositions et les notions qui les formulent, au temps politique du passé (déclaration du premier novembre, congrès de la Soummam, transition démocratique (de l’Afrique du Sud), etc. Elles renvoient parfois aussi aux « identités meurtrières » ou aux identités autoritaires, en tout cas elles renvoient toujours aux identités non connectées au « convivialisme » universel comme explicité par A. Caillé.
    La particularité, la plus partagée, c’est-à-dire en quelque sorte l’identité de toutes ces plateformes ou feuilles de route, c’est leur inscription dans un projet global du passé qui, avec un objectif vague et imprécis, ne nous fera virevolter que pour, à la fin, nous re-livrer essoufflés à l’impasse : Le mot révolution seul est imprécis, un contenant où nous pouvons mettre mille significations et leur contraire ; le mot mouvement, pouvant être actionné de l’intérieur ou de l’extérieur, renvoie plus à un déplacement qu’à un changement ; le soulèvement, comme une tempête, déplace mais ne remplace pas ; la contestation commence par refuser et finit par désabuser ; la transition démocratique, commençant avec un projet dans l’imprécision et terminant avec des concessions entre groupes hégémoniques en négociations, ne fait que transiter d’un ordre précaire à autre ordre plus précaire (l’Afrique du Sud est devenu durant cette dernière décennie le pays ayant un taux de corruption et de criminalité des plus élevé dans le monde) ; la révolution citoyenne, printanière, fait éclore des transformations et innovations sociales qui ne résistent pas aux rigueurs du climat global, libéral ou étatique, une fois réinstallé ; enfin la deuxième république, à supposé qu’il y en a eu une première, ne fera rien de plus concrètement qu’apaiser momentanément en déplaçant, déclassant et replaçant, puisqu’en France, on est à la cinquième, et en matière de mouvements populaires on y est au ixième.
    Pour faire donc que cette révolution ne nous mène pas vers une autre impasse, nous devons tenir compte du niveau national et du niveau mondial. Au plan national, cette révolution ne se fera au profit de tous les citoyens, citoyens ayant une égale dignité, que dans la mesure où elle parviendra à faire que le soldat inconnu soit connu et reconnu autant que le soldat le plus connu, que si la dignité du citoyen le plus isolé dans son coin le plus reculé soit respectée autant que la dignité de n’importe quel autre citoyen. Au niveau mondial, il serait absurde de qualifier de révolutionnaire tout changement qui ne tiendrait pas compte de tout ce qui se produit depuis plus d’une décennie, dans les pays développés même, comme dynamiques de remise en cause des modèles dominants, qui peuvent être illustrées par le mouvement des « Gilets jaunes » en France, le Mouvement des Indignés en Espagne, au Portugal et en Angleterre, et d’autre vagues de contestation en Europe et aux USA, dynamiques qui expriment, selon J-P. Charbonneau, le désir de changer réellement la politique, en passant « de la démocratie sans le peuple à la démocratie avec le peuple » et, nous ajoutons, par le peuple. Ces deux dimension contenantes, nationale et mondiale, comme elles se présentent, font que la seule révolution que nous pouvons et devons désirer et réaliser est celle qui s’inscrit dans ce que A. Touraine désigne de « mouvements éthico-sociaux (revendiquant à la fois) la liberté, l’égalité et la dignité ». D’où l’importance de la nommer et de la réclamer révolution « éthico-démocratique : démocratique, car (…) [elle permet la] lutte contre le pouvoir total ; éthique, explique A. Touraine, parce qu’[elle] interroge une manière particulière de vivre son individualité, puis de l'inscrire dans la collectivité ».
    L’éthique

    Jusqu’ici les pouvoirs totaux des structures en Algérie, structures politiques, sociales et professionnelles, ont empêché les individus d’être des auteurs de leur destin et de celui de leur société. Sur le plan politique, l’individu est obligé de suivre la ligne idéologique de son parti et de se soumettre à ce parti qui décide à la place de lui par le biais de ses représentants. Au plan professionnel, l’individu, doit non seulement accepter de s’effacer dans et devant les structures qui représente tout, mais il doit également tenir compte du fait que ces structures agissent selon un intérêt catégoriel spécifique.
    Les pouvoirs totaux, en somme, ont toujours empêché le citoyen de faire vivre sa citoyenneté, la personne singulière de faire vivre sa singularité. Et lorsque dans toutes les marches de ce « mouvement du 22 », les marcheurs ont partout rejeté tous les partis, ce sont en vérité ces pouvoirs totaux qui sont rejetés. D’où l’importance de comprendre que par ce rejet des structures politiques dans les marches, c’est l’autonomie et l’émancipation de chaque personne, quelque soit l’âge, l’origine sociale, le sexe et la profession, qui sont demandées et réalisées.
    Contrairement à l’avis de tous les analystes, ce n’est donc pas la liberté de marcher et de se retrouver en fête dans l’espace public qui a fait sortir tout ce monde. C’est surtout d’abord le doit et la liberté de dire sa singularité par sa façon singulière. C’est surtout ensuite, le désir de faire vivre l’égalité dans un mouvement réellement égalitaire.
    C’est surtout enfin, le désir d’être présent là pour participer à la manifestation et au façonnement d’un nous où la dignité humaine est réellement et totalement respectée. Le sens profond, le seul valable, a donné en somme à cette participation massive des citoyens à ces manifestation, c’est le désire de chacun de se réaliser soi-même par sa participation active au façonnement du destin commun. Nous croyons ainsi que le message que transmettent tous les manifestants au monde et d’abord à nos analystes et politiciens est mieux résumé que quiconque par cette belle prophétie d’Alain Touraine, que « la dignité humaine est au dessus de tout, y compris des lois ».
    La démocratie

    La révolution « éthico-démocratique », parmi toutes les options possibles, va permettre le meilleur devenir, et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce que la révolution éthico-démocratique est la seule qui tient compte du fait que la contre révolution, qui menace la révolution algérienne actuelle, n’est pas seulement ce travail des personnes qui seraient favorables pour le statu quo qui les arrange, c’est surtout les principes des modèles de démocratie dominants dans le monde, qu’on tendrait à reproduire et qui, une fois reproduits chez nous, nous mèneraient inévitablement vers les échecs produits dans les pays dits développés : inégalités sociales, dégradation de l’environnement, perte de liens sociaux, fragmentation des savoirs.
    Outre cela, l’Algérie et l’Algérien d’aujourd’hui, il est incontestable, ont été façonnés par soixante ans de gouvernance bureaucratique ayant ancré à tous les niveaux la culture de l’appropriation, la soumission, la cooptation et la corruption. Vouloir aujourd’hui réaliser une révolution en mobilisant les instruments de la démocratie représentative relève de l’incohérence et de l’inconséquence.
    L’incohérence se situe dans le fait que, en vérité, toutes les déviations commises au nom, dans, par ou avec la complicité des institutions en Algérie, les structures de la démocratie représentatives les ont permises. L’inconséquence est liée au fait de considérer que des personnes habitées, plus exactement colonisées par les catégories de la théorie de la bureaucratie soient capables de mener à bon port le bateau Algérie vers un état de démocratie, alors que les catégories mentales nous font autant qu’elles nous permettent de faire.
    La démocratie à faire, notre démocratie du faire, est celle qui permet à tous de participer directement à la prise de décision, c’est la « révolution éthico-démocratique », qui tend à instaurer, dans toute situation se rapportant à la décision sur des questions d’intérêt général, plus de démocratie directe. La démocratie directe qui permet à chacun de faire vivre le moi dans le nous d’une façon permanente sans aucune restriction préalable. La démocratie directe, dit A. Touraine, passe par la « création d’espaces vitaux alternatifs et proches des sensibilités des participants », et c’est ce que les auteurs « du mouvement des 22 », plus de vingt millions de citoyens, ont compris qui commence à avoir ces espaces, comme ce groupe de jeunes qui ont décidé de faire au niveau de l’espace de la Grande poste d’Alger, une nuit blanche révolutionnaire en demandant : « laissez-nous rêver », laissez-nous réaliser nos rêves ; comme également ce groupe d’artistes et de citoyens qui ont décidé de faire de « la placette Mbarek Ait Menguellet » un espace de « la Révolte-Arts » .
    (*) Mohamed-Amokrane Zoreli, chercheur en économie sociale et solidaire et Mohand Ait-Abdellah, chercheur en sciences économiques.
    Bibliographie
    Bonaventure Mvé-Ondo, « Il faut réinterroger les concepts » pour « retrouver le sens », dans Le grenier de Kibili, Blog de Aboubacar Demba Cissokho, Publié le15 novembre 2016.
    Caillé Alain, Le convivialisme en dix questions, dans la Revue du MAUSS permanente, du 25 décembre 2015.
    Charbonneau Jean-Pierre, De la démocratie sans le peuple à la démocratie avec le peuple, Éthique publique [En ligne], vol. 7, n° 1 | 2005.
    Daoud Kamal, texte personnel posté sur facebook, repéré le 28-03-2019.
    Gaussot Ludovic, Engagement et connaissance : sens et fonction de l'utopie pour la recherche féministe, Cahiers internationaux de sociologie 2003/2 (n° 115).
    Hamel Toufik, Crise politique ou crise constitutionnelle ?, DMA, du 28-03-2019.
    Lafay Denis, Alain Touraine : Réenchanter la démocratie, dans La Tribune, du 01-11-2016.
    Sadi Saïd, texte personnel diffusé sur facebook, repéré le 28-03-2019.
    Tari Aziz, Conférence-débat, organisé à l’université de Bejaia,
    Touraine Alain, Conférence, Université Laval, Faculté des sciences sociales, FSSULTV, 29 septembre 2014
    Toussaint Eric, Venezuela, Equateur et Bolivie : la roue de l’histoire en marche, 2 novembre 2009.




    Auteur
    Mohamed-Amokrane Zoreli et Mohand Ait-Abdellah (*)





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  4. #184
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    C'est pour ça que dans un système démocratique on doit établir un système de controle stricte sur celui à qui le peuple confie le pouvoir. Comme la séparation des pouvoirs, l'alternance,etc.
    Relire Alain à ce sujet.
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  5. #185

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    Bonjour,

    A propos de sa démission, j'ai cru qu'"il" nous a fait un poisson d'avril.

  6. #186
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  7. #187
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    Mabrouk pour notre peuple Algerien



    «C’est à vous, jeunes Algériens, que revient le devoir et l’honneur de reprendre le flambeau…»



    Comme vous, nous avons assisté impuissants, depuis la mort de notre père Dghine Benali, feu le Colonel Lotfi, à la dérive de notre pays. Nous n’avons jamais cessé de questionner, de réclamer et d’exiger la vérité sur notre Histoire. Nous avons été écartés, littéralement effacés, peu d’entre vous connaissent notre existence.
    Mais nous n’avons jamais renoncé.
    Nous avons toujours gardé nos distances, nous nous sommes méfiés de tous. Toutes ces années, pas un seul saint à qui se vouer. Que la voix de notre père et celle de notre mère qui nous murmuraient d’être patients et d’honorer la mémoire de nos chouhada dignement.

    Nous savions que nous gênions, car nous n’adhérions aucunement à ces discours réchauffés, ces salamalecs de salon, ces cérémonies vides de sens, juste pour se donner bonne conscience. Et, comme dit très justement notre mère, «même mort Lotfi fait de l’ombre».
    En ce jour funeste du 27 mars 1960, jour où l’Algérie perdait un de ses fils glorieux, au cœur pur, nous souhaiterions rappeler son engagement, sa détermination ainsi que celles de ses compagnons d’armes de servir le peuple qu’il plaçait au-dessus de tout et sans lequel rien n’avait de fondement.
    Notre père avait une confiance illimitée en la jeunesse algérienne qu’il considérait comme sa plus grande richesse.

    Un certain jour en 1959, il s’était adressé à elle en ces quelques mots : «L’idéal pour lequel nous nous sommes sacrifiés doit triompher. C’est à vous, jeunes Algériens, que revient le Devoir et l’Honneur de reprendre le flambeau que nous vous passerons, c’est Vous qui êtes les garants de ce serment que nous avons prêté : nous sacrifier pour que vive la Patrie.»
    Ces paroles prononcées il y a 60 ans par Lotfi retentissent avec encore plus de force aujourd’hui.

    Belle et noble jeunesse algérienne, vous les avez finalement entendues. Vous êtes descendus dans les rues réclamer votre dû. Calmement, pacifiquement, vous êtes les dignes descendants des hommes et des femmes qui vous ont précédés, vous ont ouvert la voie et, comme vous, ont cru à tous les Possibles.
    Dupés, manipulés, humiliés, éliminés et lâchement assassinés, leur rêve a été annihilé et l’indépendance pour laquelle ils avaient tout sacrifié, aussitôt confisquée.
    Ils se doutaient de ce qui se tramait, ce qui se préparait à leur insu. Ils ont tenté désespérément d’enrayer et d’endiguer ce Mal qui menaçait notre jeune nation à peine née et qui allait la plonger dans la lutte avide pour le pouvoir.

    Malgré tout, ils n’ont jamais renoncé. Armés de leur courage et convaincus du bien-fondé de leur combat, jusqu’au bout ils se sont battus.
    Car ils savaient qu’un jour viendrait où le peuple, dans lequel ils avaient toute confiance, se réveillerait et se lèverait plus fort et plus uni que jamais. Il incarnerait ce rêve tant attendu d’une Nation Souveraine, où chacun serait libre, à sa place, disposant d’un toit, d’un emploi, de soins adéquats et d’un avenir.

    Notre père l’a écrit, l’a clamé haut et fort : «Notre pays regorge de richesses pour tous les Algériens et toutes les Algériennes. Ces richesses appartiennent au peuple ! Le temps est venu de se les réapproprier et de les redistribuer à tout un chacun. Femmes et hommes, sans distinction aucune.»
    Pendant des années, le peuple algérien a dû se démener, se débrouiller, se sacrifier, se forcer à l’exil, incapable d’exister dans un pays mal géré. Spolié, extorqué, dilapidé par ses propres dirigeants, ceux qui avaient juré de protéger ce peuple et d’honorer le serment de nos nobles chouhada, issus de ce grand peuple courageux.
    Or, cette crainte qu’avait le jeune Lotfi de voir notre pays sombrer était bien réelle. Il ne s’était pas trompé. Elle n’a pas tardé à se réaliser. «Notre Algérie, avait-il déclaré, va échouer dans les mains des colonels, autant dire d’analphabètes. J’ai observé chez le plus grand nombre d’entre eux une tendance aux méthodes fascistes. Ils rêvent tous d’être des ‘‘sultans’’ aux pouvoirs absolus.»

    Ne laissez pas, une fois de plus, ce sordide scénario se reproduire. Redoublez de vigilance et méfiez-vous des ingérences intérieures ou extérieures et de ceux qui usent de la religion à leurs propres fins, les usurpateurs, les menteurs, les fraudeurs, les «hijackers».
    Notre pays a trop souffert et a trop longtemps été le terrain de jeux des profiteurs, des complotistes et des manipulateurs en tous genres qui craignaient de le voir devenir maître de son destin, surtout sa jeunesse, sa plus grande richesse, qu’ils ont sacrifiée. Ils l’ont meurtrie, affaiblie, mais ils n’ont pas réussi. Ils ont sous-estimé sa vitalité, sa générosité et sa combativité.
    C’est à elle, aujourd’hui, qu’il appartient de choisir sa destinée et de recouvrer sa totale liberté. Le temps des sultans au pouvoir absolu est définitivement révolu !


    Par Chahida et Lotfi , Enfants de Dghine Benali, dit Colonel Lotfi et de la moudjahida Mechiche Fatima


    Unir les forces patriotiques et démocratiques


    Nous pensons que c’est seulement en libérant l’État algérien que la société pourra se libérer totalement d’une classe politique obsolète et édifier une 2ème république. Nous sommes donc rassembleur. C’est, en effet, la condition pour libérer le pays du despotisme néolibéral adossé à la rente.64/Mais le gouvernement du travail auquel nous appelons n’est pas un fourre-tout, un attrape-tout. Nous voulons agréger, dans l’action, les forces qui souhaitent le changement, l’ensemble de ceux qui souffrent de la domination étouffante du despotisme néolibéral adossé à la rente. C’est ainsi que nous concevons le front intérieur, pour en faire un levier puissant qui permette de venir à bout des obstacles dressés au plan national et international.65/Un gouvernement du travail ce n’est pas une enseigne pour couvrir un simple gouvernement national qui viendrait intégrer et en même temps contenir de nouvelles forces. Ce n’est pas un alibi pour le pouvoir, c’est une exigence pour la société et l’État Il ne s’agit pas de se couler dans le moule du pouvoir mais de prendre à bras le corps les défis.66/Un gouvernement du travail ne serait pas encore en rupture avec le type de légitimité imposé jusque-là. Mais il serait un marqueur de la décrépitude du compromis avec les forces de l’argent sale après la sanction du compromis islamo-conservateur. Il viendrait répondre aux résultats des élections législatives et locales de 2017, dans leurs aspects contradictoires. Il serait le prolongement et le dépassement des précédents gouvernements.67/Un gouvernement du travail ne devra cependant pas être celui des renoncements opportunistes et honteux sur la forme, mais un gouvernement de reprise d’initiative sur le fond. Pas seulement un cocktail arbitraire constitué pour la concertation, mais un lieu pour impulser une action décisive et préparer les conditions de l’interruption de l’ordre despotique néolibéral.68/Nous partons de l’idée qu’il est possible de dépasser les postures défensives, voire démissionnaires, et l’atomisation des forces acquises au changement dans la voie de la démocratie. Elles ne peuvent plus rester éparpillées dans différentes organisations d’identité patriotique et démocratique et à l’intérieur de certains autres partis de nature contradictoire du fait de leur intégration dans le système qui finit par les neutraliser et neutraliser certaines forces de la société civile qui leur sont rattachées par des liens clientélistes. Et celles qui ont renoncé à la revendication de l’État théocratique ne peuvent plus se contenter de demeurer au milieu du gué, hésitantes, terrifiées par les exigences démocratiques en matière de séparation du politique et du religieux. La recomposition démocratique des champs politiques doit en réalité aboutir à la constitution d’une droite et d’une gauche répondant aux critères universels des sociétés modernes.69/Pour toutes les forces acquises au changement, un gouvernement du travail serait un lieu d’adaptation et d’apprentissage qui assure l’unité pour un changement en bon ordre et dans lequel le MDS se considère appelé à travailler avec ses partenaires pour se débarrasser des éventuels compromis tacites ou explicites qui lestent encore le pays et à faire avancer positivement les décantations. Ce sera un instrument de promotion des forces patriotiques et démocratiques et qui aura une attitude d’ouverture sur tous les fronts : politique, syndical, associatif. La tâche de refondation sociale, démocratique et nationale devra être l’œuvre d’un gouvernement du travail émanant de toute la société et s’appuyant sur elle, d’un large gouvernement dans lequel le MDS aura la place qui lui revient.70/Le Mouvement Démocratique et Social a toujours été au service de l’Algérie. Il a donné à la société conscience qu’elle est l’héritière des meilleures traditions de lutte. Il l’a encouragée à assumer et régénérer les valeurs de liberté et de progrès du mouvement national, du mouvement de gauche et du mouvement démocratique. Il a accompagné toutes les luttes de la société et s’est constitué en éclaireur de leur rassemblement en articulant chaque lutte ponctuelle, sectorielle, parcellaire à la question de l’édification d’un État démocratique de droit dont le socle serait une économie productive.71/Notre courant a joué un rôle décisif dans l’unité afin de réaliser les tâches d’édification nationale. Malgré la répression dont il était victime, il a contribué à endiguer les menaces liées aux conceptions néocoloniales et à favoriser un développement comme notre pays n’en a plus connu. Notre courant a également joué un rôle déterminant dans l’arrêt du processus de cession du pouvoir aux tenants d’un État théocratique et dans la résistance au terrorisme islamiste. Il a pris une part considérable dans la lutte commune contre l’idéologie du parti des assassins et contre les illusions du printemps arabe.72/Si des millions de citoyennes et de citoyens exigent le changement, qu’ils ne le craignent plus, c’est aussi parce que le MDS leur a expliqué que le changement ce n’est le renoncement ni à leurs intérêts, ni aux intérêts supérieurs du pays, mais au contraire la meilleure manière de les défendre. Toute l’expérience de notre pays leur dit par ailleurs : il n’y a pas de rassemblement politique porteur de progrès social et démocratique en Algérie qui peut ignorer le MDS.73/Pour autant, nous ne revendiquons aucun monopole sur le changement. Nous sommes pour une entente honnête des formations patriotiques et démocratiques, pour une coopération entre partenaires conservant leur diversité, disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs, et cela sur la base d’un engagement commun à lutter effectivement contre l’argent sale et pour la transformation démocratique du pays. En ces lendemains d’élections contestées, y compris par les partis/États, un gouvernement du travail devient la seule alternative permettant d’échapper au fatalisme qui commence à gagner certains pans de la classe politique.74/Pour nous, néanmoins, l’union n’est pas un but en soi. Personne ne doit se faire d’illusion à ce sujet : le MDS ne servira en aucun cas de marchepied à des combinaisons politiciennes qui sous une étiquette ou une autre, aboutirait à installer un gouvernement de gestion de la crise par l’austérité. Un gouvernement du travail ne doit pas servir à fixer le rapport de force et le compromis avec les forces de l’argent sale alors que la résistance de la société fait avancer les décantations vers leur conclusion logique, à savoir l’exigence de rupture.75/Ce que le pays, ce que la société attendent c’est autre chose, c’est un véritable changement, une politique apportant enfin des solutions réelles et neuves aux problèmes pressants qui se posent à eux. C’est dans cet esprit que nous appelons à la constitution d’un gouvernement du travail et que nous soumettons notre programme au pays.76/Notre programme vise à dépasser positivement la situation actuelle et constitue une base d’échanges pour engager résolument les tâches de transformation nationale démocratique. Nous sommes prêts à en discuter avec les différentes forces qui sont prêtes à assumer un changement démocratique. Nous voulons parvenir à un solide accord politique, à un projet commun qui servira de véritable boussole à un gouvernement du travail.77/L’option pour un gouvernement du travail est incompatible avec la perspective de maintenir le système. Les institutions qui ont été jusque-là un instrument de reproduction du système doivent devenir l’outil de sa transformation. L’aiguisement de la crise que connaît notre pays, l’aggravation dangereuse de l’arbitraire et de l’austérité, la montée du mécontentement populaire font de cette proposition d’un large gouvernement du travail un devoir impérieux pour un mouvement démocratique de gauche. Mais vouloir en dévoyer le sens serait prendre le risque d’aggraver la crise et de le faire payer à l’Algérie par de plus grandes tragédies.78/La proposition d’un gouvernement du travail est faîte pour rassurer l’opposition patriotique et démocratique. Elle ôterait, en effet, au pouvoir l’argument critique que constitue pour lui l’absence d’une entente durable des formations de l’opposition. Mais elle s’adresse aussi aux segments du pouvoir comprenant la grave menace que fait peser le despotisme néolibéral sur l’Algérie mais qui veulent s’assurer du caractère clairement patriotique de l’alternative de changement démocratique. S’ils craignent, les uns et les autres, d’être débordés sur le fond, notre programme doit les convaincre de saisir l’exigence.79/Un large gouvernement du travail favoriserait, enfin, le développement du grand mouvement majoritaire capable de battre le despotisme néolibéral et de faire reculer toute tentative d’ingérence. Il constituerait pour la société une garantie pour l’avenir, les formations membres du gouvernement s’engageant solennellement devant le pays à réaliser ensemble un programme élaboré et défendu en commun.80/Nous sommes prêts pour une grande concertation. Cela dit notre mouvement n’a jamais conditionné sa lutte pour le changement dans la perspective d’instaurer une 2ème république au déroulement des discussions au sommet entre dirigeants. C’est avant tout dans le développement de l’action à la base que se forgera l’union de toutes les forces autour d’un projet de société commun. C’est pourquoi le MDS continuera à impulser et organiser l’action autour des revendications sociales et économiques ainsi que des libertés. C’est pourquoi, aussi, il fera largement connaître le programme de gouvernement qu’il propose.81/Toute la société est, en effet, concernée. D’abord parce que nous apportons des solutions aux problèmes qui sont les siens. Ensuite, parce que les transformations que nous préconisons ne peuvent se faire qu’avec les larges masses populaires de notre pays. Nous voulons leur appui aujourd’hui, comme nous ferons appel à leur concours demain. Nous souhaitons donc non seulement qu’elles connaissent nos propositions mais qu’elles les discutent, qu’elles nous fassent part de leur avis, qu’elles les soutiennent.82/En soumettant aux algériennes et aux algériens cette proposition de gouvernement du travail et son programme, le Mouvement Démocratique et Social fait face une nouvelle fois à ses responsabilités devant la société, les forces politiques patriotiques et démocratiques, organisées ou non, dans la société civile, parmi les cadres et intellectuels, les animateurs du mouvement associatif et syndical. Il montre sa capacité à servir tout à la fois les intérêts immédiats de la société et l’avenir de l’Algérie. Il exprime sa détermination à faire de notre pays une Algérie moderne, de progrès et démocratique, en s’appuyant sur le développement de la conscience démocratique de la société dont la lucidité et la vigilance seront les garanties dans la voie de la paix, la sécurité, la stabilité, la citoyenneté, l‘égalité, le travail, la justice, la justice sociale et l’accès aux acquis de l’universalité.83/Le MDS ne ménagera aucun effort car il faut à l’Algérie un gouvernement du travail et un programme de changement !
    Congrès Extraordinaire du Mouvement Démocratique et socialDu 27/04/2018 au 18/05/2018

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    le peuple t'as bouffé....
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    Dans une nouvelle lettre, le désormais ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika, présente ses excuses aux Algériens et affirme avoir été “sincère”.

    « Quittant mes responsabilités, il était de mon devoir de mettre fin à mon parcours présidentiel en m’adressant à vous par le biais de cette dernière lettre par laquelle je demande pardon à mes compatriotes envers lesquels j’ai été négligeant (…) je vous demande pardon en tant qu’être humain, qui n’est pas dépourvu de faire des erreurs, pour toute négligence que j’aurais pu commettre à votre encontre, que ce soit une parole ou un acte ». peut-on lire dans la lettre




  9. #189
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    Mercredi 3 avril 2019 - 09:41
    DECRYPTAGE
    La vraie raison qui a précipité la démission de Bouteflika





    Le communiqué de la réunion des plus hauts gradés de l’armée sous la présidence du chef d’état-major est venu à peine une heure avant la convocation des présidents du conseil constitutionnel et celui de la chambre haute par Abdelaziz Bouteflika pour leur remettre sa démission en mains propres face aux caméras de la télévision algérienne qui l’a transmise «séance tenante ».

    Pourquoi ces deux personnalités politiques ? Pour formaliser sa démission avec conformité à la constitution notamment ses article 102 et 8 par lesquels le président du Conseil constitutionnel réunira ses membres de plein droit, constate la vacance puis déclenche la procédure d’après qui confiera l’intérim au second qui était présent lui-même.
    Rappelons, au passage, que cette procédure constitutionnelle qui mènera le président actuel du Sénat à conduire la transition vers une nouvelle présidentielle est la clé de voûte du problème et reste fortement contestée par la rue.
    Mais là n’est pas encore la question. Car le communiqué de l’armée qui était dans sa forme trop long n’apprenait rien de nouveau aux Algériens sinon « pleurer » sur les forces occultes qui détiennent le pouvoir, le piétinement de la constitution par les proches du président Abdelaziz Bouteflika et surtout cette oligarchie qui a amassé une fortune sur dos du peuple.
    Si « dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue », laissant entendre que l'armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence, elle n’a fait en réalité qu’adhérer à la revendication populaire attendue pour le 5 avril prochain et c’est tant mieux !
    Les passages relatifs à la conformité constitutionnelle dans le communiqué pourraient créer un brassage qui compliquerait la mise en œuvre de la suite lorsqu’on ouvre la boîte de Pandore.
    En clair, ce qu’il faut retenir, en dépit de cet effort de l’attachement de l’armée à « son peuple » pour adhérer sans réserves à ses revendication n’est certainement pas la raison qui a poussé un président visiblement très fatigué, de mettre son pyjama, de faire appel à sa cellule de communication afin d’organiser cette « événement » (01) avec le témoignage du monde entier et d’insister dans sa notification que «cette décision procède de mon souci d'éviter que les excès verbaux qui marquent malencontreusement l'actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux pour la protection des personnes et des biens qui relève des prérogatives essentielles de l'Etat.» C’est incontestablement cette information inédite qui lui est parvenue et inquiète ses proches d’un règlement de compte éventuel envers les membres de sa famille notamment ses frères mais par la loi des séries toute sa famille et ses biens à l’étranger.
    En effet et c’est confirmé que six citoyens ont déposé une plainte auprès du Procureur général près la cour d’Alger, ce mardi, contre Saïd Bouteflika, conseiller spécial du désormais ex-chef de l‘Etat. Elle a été accepté sous des accusations ayant trait au « faux et usage de faux, usurpation de fonction, et du Sceau de la présidence de la République».
    Les Bouteflika espèrent que ces images transmises au monde entier donneront la preuve par 9 qu’il était aux commandes des affaires et c’est probablement la conclusion à laquelle aboutira l’aile judiciaire à laquelle le dossier sera confié par le procureur général pour la simple raison qu’il lui sera difficile d’établir des éléments probants de cette accusation.(02) En tout cas, il ne faut surtout pas se leurrer, ce vieux singe de la politique est très loin de lâcher le morceau.
    R. R.
    Renvois
    (01) -https://twitter.com/ObservAlgerie/st...54899796201473
    https://twitter.com/ObservAlgerie/st...54899796201473
    (02)- https://www.algerie-focus.com/2019/0...stre-document/




    Auteur
    Rabah Reghis



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  10. #190
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  11. #191
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    Bonjour l'Algerie

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    La mobilisation populaire a eu raison de Bouteflika : Aux suivants !

    Acte 7 : Départ de tout le système


    NAÏMA DJEKHAR
    05 AVRIL 2019 À 10 H 30 MIN
    Un seul mot d’ordre : ils partiront tous, «Itnahaw-ga3». Aujourd’hui, le combat continue pour demander aux symboles de ce système de partir, notamment le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, et le Premier ministre, Noureddine Bedoui. Les Algériens n’acceptent pas que ces symboles organisent les prochaines élections et mènent la période de transition.

    A Constantine, la place des martyrs, devenue le point de ralliement de toutes les contestations et attroupements, les citoyens, arborant l’emblème national, ont laissé libre cours à leur liesse après l’annonce de la démission de Bouteflika.
    Et de prendre le temps de savourer cette victoire qu’ils veulent la première d’une longue série à remporter. «Jusqu’à ce que tout le système parte !», n’ont-ils de cesse de scander, appuyés dans ce rassemblement nocturne par les klaxons des automobilistes.
    La vigilance reste toutefois le maître-mot. Une fois l’euphorie passée, le ton est devenu sérieux et l’heure à l’analyse des événements qui se sont bousculés ces dernières 48 heures. «La mobilisation citoyenne a remporté une première manche.
    N’oublions pas que la marche du 22 février était initiée contre le 5e mandat.
    C’était fructueux. Nous visons maintenant la fin de ce système et ce dernier vient de vaciller», explique Malik, sur un forum d’étudiants.[/COLOR]
    Certains acquiescent, d’autres opposent quelques réserves, notamment des étudiants en droit. Et à eux de décortiquer les fameux trois articles de la Constitution, pour conclure que le système, dès l’application de l’article 102, peut renaître de ces cendres. Dans la rue, le citoyen qui vaque à ses occupations est dans la projection d’une ère meilleure.
    A l’image de ces retraités croisés au square Bennacer : «Nous espérons un Etat où il y a plus de justice, que les plus vulnérables ne soient pas laissés pour compte».
    Un Etat de droit auquel tout le monde aspire. «Il faut rester vigilant, la démission de Bouteflika clôt certes le chapitre de son règne, mais pas celui du système corrompu qu’il nous lègue», avertit Hocine Z., militant de longue date et qui a été de toutes les marches et rassemblements anti-5e mandat.
    Et de rappeler qu’il a été interpellé par la police, en date du 9 septembre 2018, quand il a voulu soutenir le mouvement Mouwatana. «Maître Zoubida Assoul, Soufiane Djilali, Me Salah Debouz et Ali Bounouari et d’autres se sont déplacés à Constantine dans le cadre d’une campagne anti-5e mandat.
    La ville était quadrillée. Les sympathisants, dont moi-même, qui étions au lieu du rassemblement, à savoir la station du tramway, avons été embarqués manu militari avant même le début de la manifestation, qui d’ailleurs fut empêchée», se souvient-il de cet épisode et qu’il fait le vœu de ne plus revivre : «Nous voulons une Algérie démocratique, celle des libertés, de l’équité et de la justice.»
    Pour les Constantinois, le rendez-vous d’aujourd’hui est retenu : «Tant que le pays ne s’est pas débarrassé des affidés du système, nous maintiendrons la marche de vendredi.» .


    ################################################## ################################################## ################################################## #######

    [/COLOR]
    CHRONIQUE DU TEMPS DE BOUTEFLIKA
    Poker-menteur autour du cadavre Algérie





    Tout les décideurs le savent ; quelques-uns seulement ont le courage de le dire : avec ou sans Bouteflika, le prochain pouvoir aura pour mission presque impossible d'éviter la mort au pays. Avec peu de moyens.

    Nous n'aurons plus jamais les faramineuses recettes pétrolières dont a bénéficié le régime de Bouteflika. L'arrivée de ce dernier au pouvoir avait coïncidé avec l'augmentation de la demande chinoise qui avait fait s'envoler les prix du pétrole en quelques années.
    Aujourd'hui, nous vivons le scénario inverse. L'exploitation du pétrole non-conventionnel en Amérique du Nord va créer dans les cinq prochaines années une augmentation de l'offre qui va faire effondrer le prix du baril. Autrement dit, avec ou sans Bouteflika, le prochain régime se débrouillerait avec un pétrole à moitié prix, moins abondant, et des besoins en hausse !
    La tragédie nous arrive en effet, droit sur la gueule ! Le pétrole, les réserves financières en milliards de dollars, c’est fini ! Oui, fini. Les projections les plus optimistes donnent l’Algérie pour importatrice nette de pétrole dès 2020. Au cours des trois mandats du «pouvoir civil » de Bouteflika, il a été gaspillé l’argent du présent et celui du futur.
    Les hydrocarbures ont été si outrageusement pompées qu’il ne devrait plus rien rester dans le sous-sol d’ici quelques années, date à laquelle nous serons 40 millions d’Algériens, tous, théoriquement, voués à la précarité puisque Bouteflika aura épuisé les réserves pétrolières sans doter la maison Algérie d’une économie diversifiée pouvant prendre la relève du pétrole et du gaz naturel.
    En l’espace de cinq ans seulement, la production algérienne de pétrole est passée de 1,6 à 2 millions de barils par jour, soit un bond de 25% ou le double de la moyenne d’augmentation de la production OPEP durant la même période. Les recettes ? Sans s'étaler sur la partie supposée avoir été dérobée par la kleptocratie au pouvoir, elle a surtout engraissé la mafia de l’import via les importations qui ont explosé entre le premier et le troisième mandat de Bouteflika, passant de 9 milliards de dollars en 1999 à 49 milliards en 2012.
    Aucun investissement sérieux n'a été engagé dans la production pour doter le pays d'une économie viable qui prenne le relais des hydrocarbures. Oui, l’Algérie de Bouteflika rappelle la Russie de Boris Eltsine, toutes proportions gardées, une nation chancelante, otage de prédateurs de toutes sortes qui se sont engouffrés au sein de cette faille providentielle pour vider l’Algérie de son sang.
    Ce fut à leur seul profit qu’on a surproduit le pétrole. Aujourd'hui, il est bien tard...L’Algérie redevient pauvre ! Pauvre et sans solution de rechange : quatorze ans après Bouteflika I, le pays n’est plus en mesure de répondre à la demande d’emplois, ni peut-être même à la demande alimentaire.
    Les observateurs les plus conscients pensent même que le pire est à envisager. Après 14 années de règne, Bouteflika a mis l'État à la merci de sa population. La fronde des chômeurs peut aller dans n'importe quelle direction, y compris la plus pessimiste, Bouteflika ayant abandonné l'investissement productif, comment lutter contre le chômage ?
    Mais cela, cette vérité primordiale, celle-là qu’il faut dire non pour abattre, non pour accabler ni pour décourager, mais pour mobiliser, pour réfléchir, cette vérité qui réveille, personne ne veut la communiquer, je veux dire personne parmi ceux qui ont la responsabilité de la dire. Ou alors, quand une bouche plus courageuse que d’autres la formule, elle est immédiatement contredite par les virtuoses du poker menteur.
    Quand le PDG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine, qui sait de quoi il parle, reconnaît que les gisements de pétrole sont en "déclin" et les réserves sont "modestes", il est immédiatement contredit pas son ministre de tutelle, Youcef Yousfi pour qui «l’Algérie continuera à produire du pétrole et des hydrocarbures en général pendant « de longues années encore ». Et lorsque le ministre des Finances, Karim Djoudi laisse entendre qu'il n'y a plus d'argent en caisse, que les salaires comme les pensions ne seront plus augmentés, il est aussitôt recadré par le chef du gouvernement, Abdelmalek Sellal, qui jure ses grands dieux que tout va à merveille dans ce territoire coupé du monde qui s'appelle l'Algérie.
    Nos dirigeants fabulateurs pour qui l’art de gouverner se réduit à clamer les fausses bonnes nouvelles et à taire les vraies mauvaises nouvelles, entendent démentir la formule d’Abraham Lincoln : «Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge».
    En foi de quoi, ils entreprennent hardiment de duper l’opinion sur l’état de santé d’un président dont ils nous apprennent aujourd’hui qu’il est en convalescence prolongée après nous avoir annoncé, il y a trois semaines, qu’il était entré à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce pour de simples examens complémentaires. Le léger accident vasculaire se termine ainsi par une lourde vacance du pouvoir mais c’est tout cela, n’est-ce-pas, le charme du poker menteur auquel se livrent avec tant de zèle et si peu de classe, nos dirigeants depuis cinquante ans.
    Le jeu consiste à faire passer les vessies du bunker pour d'heureuses lanternes, c'est-à-dire produire un bobard, sinon crédible, du moins vraisemblable, quelque chose qui ait l'allure du « mensonge le plus détestable» qu'André Gide définit comme étant « celui qui se rapproche le plus de la vérité», quitte à susciter chez l'opinion une réplique par un autre mensonge, le «mensonge fructueux» dont Sacha Guitry dit qu'il « consiste à faire croire à quelqu'un qui vous ment qu'on le croit».
    L'équation est alors très simple : reconduire Bouteflika, comme le souhaite la mafia, en supposant qu'il garde ses facultés naturelles, revient à reconduire le pouvoir le plus irresponsable qu'ait connu l'Algérie en 50 ans afin qu'il parachève sa besogne de destruction. Ce serait alors un choix suicidaire, consciemment fait pour en finir avec notre pays.
    Le général Lebed disait de Boris Eltsine qu’il était, par nature, un destructeur. « Il ne comprend la politique qu'en brisant et en déstabilisant l'environnement. Cela est une qualité en période de transition, mais il est temps aujourd'hui de construire. Boris Eltsine, lui, n'est pas un bâtisseur.»
    Alors oui, reconduire Bouteflika, comme le souhaite la mafia, c'est en terminer avec l'Algérie.
    Quelle alternative reste-t-il ? Une seule, confirmée par l'histoire récente, dans tous les pays qui ont vécu une situation similaire : un gouvernement de salut national.
    Pour cela, il faut le vouloir.
    M. B.
    Chronique parue le 17 mai 2013




    Auteur
    Mohamed Benchicou

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    La villa du chemin Mackley
    « Saïd décidait de l'Algérie entre prostituées, whisky et cocaïne »





    C'était le QG de Saïd Bouteflika, nous affirment les témoins qui commencent à parler. Pour l'heure, et conformément à leur volonté, on ne dévoilera pas leur identité.

    C'était le QG de Saïd Bouteflika, disent-ils, El-Maâlem (le patron) comme l'appellent ses compagnons de soirée orgiaques. La villa du chemin Mackley, à Ben Aknoun, louée par Ali Haddad, était le véritable siège de la présidence de la république. Plusieurs jours par semaine, ils se rencontraient ici pour un programme exceptionnel : alcool, prostituées, cocaïne, politique mais surtout business ! « Ils » ce sont, outre Said et Haddad, entre autres, N. K., une ancienne et solide relation de Said, milliardaire connu sur la place, aujourd’hui associé à plusieurs entreprises grâce à Saïd Bouteflika qui lui a facilité les crédits et l’appui nécessaire ; Amine D., associé à Mourad O., propriétaire d'une grande entreprise d'importation de voitures, et connu pour les cadeaux (voitures de luxe) aux personnalités les plus influentes du pays avec qui il entretenait d'importantes relations privilégiées ; O.H., propriétaire de la promotion les Dunes et de la station de jeux à Chéraga, mais aussi un ancien ministre de Bouteflika, A. B. qui fut, dans ses heures de gloire, Monsieur Industrie et directeur de la campagne de Bouteflika pour le 4ème mandat.
    Les marchés les plus importants du pays étaient discutés dans cette belle villa. Said, alias « El- Maâlem » accordait ou facilitait l’obtention des marchés ou des appels d’offres durant ces soirées de débauche, un verre à la main, dans une ambiance de cocaïne et d'alcool coulant à flot. Pendant ces soirées, Saïd et ses amis faisaient des montages et des calculs, repèrent et listent les responsables qui refusent de jouer le jeu, les cadres honnêtes qui bloquent leurs dossiers au niveau de toutes les institutions du pays… Souvent le limogeage ou la destitution se décidait sur place.
    Ali Haddad que tout le monde connaît comme un puissant oligarque, profitait de ces soirées pour renforcer son influence qui était déjà énorme puisque ce milliardaire pouvait orienter la politique du pays, en imposant la nomination des ministres et des cadres des différents ministères afin de lui faciliter l’obtention des marchés importants (Les dossiers des différents projets de l’hydraulique est un bon exemple et il serait déjà entre les mains de la justice).
    Du reste, les ministres étaient choisis par ces milliardaires en fonction des marchés qu'ils voulaient obtenir. La réglementation ne posait pas problème pour ces individus : le milliardaire N. K., avec l'aide du ministre A.B qui lui remettait des dossiers ficelés déposés par d’autres entreprises honnêtes qui postulaient pour des appels d’offres. N.K. n'avait qu’à modifier l’entête et s’approprier le travail des autres pour obtenir les marchés.
    N.K. a obtenu des milliers d’hectares à travers tout le pays notamment à Oran et Larbatache. On note aussi des marchés importants obtenus grâce à la ministre des Télécom, Houda Feraoun, sans parler des marchés pour la construction de l’autoroute Est Ouest et des relations juteuses avec une entreprise chinoise spécialisée dans l’exploitation de gisement de phosphate. N.K. s'est offert un bouquet télé en association avec Josephe Jed (ex patron de Ooredoo), ainsi que le marché de la satine avec le même personne Joseph Jed, sur intervention des Bouteflika. Les prostituées ne sont pas oubliées : voitures de luxe et fonds de commerce leur sont attribués généreusement.
    L'une d'elles a bénéficié du soutien des compagnons de soirées pour ouvrir une agence de voyage dans le quartier chic de Hydra, bénéficiant de la consigne de Said faisant obligation à bien des entreprises et autres relations du cercle de travailler avec elle.
    Mais, nous disent nos informateurs, la situation est bien pire encore. Selon eux, on s'est activé, dans les précédents jours, à faire disparaître les traces les plus compromettantes, au niveau des impôts, de la justice, des Finances...
    Si le gouvernement

    actuel est reconduit pour la période dite de transition, ce boulot de destruction des preuves va se poursuivre.




    Auteur
    Le Matin


    ################################################## ###########

    DECRYPTAGE
    Acte VII : y aurait-il un malentendu dans la compréhension de la transition ?



    Si l’on se réfère aux communiqués de l’armée devenue par sa position constitutionnelle un acteur majeur dans la crise que vit l’Algérie, ceux de l’opposition dans sa nouvelle veste et les nombreux constitutionnalistes, tous mettent en garde contre le danger de toute démarche en perspective qui dévie de la constitution, on est amené à comprendre que la transition est « réduite » à un simple passage d’un président déchu à un autre dans un délai ne dépassant pas 90 jours.

    Quand bien même, le nouvel élu jouira d’un consensus et que cette opération se fera sans les « 3B », cela risque de ne pas venir à bout de cette crise dont les revendications se précisent d’un vendredi à l’autre.
    Tout porte à croire que le cinquième mandat ne serait que la goutte qui a fait déborder le vase et qui a permis aux Algériens de vider un cœur rempli depuis près de six décennies. On est passé donc de « non au cinquième mandat » à « non au prolongement du quatrième» à « Rouhou Gâa» enfin à «Tathasbou gaâ». En effet, dans les dernières banderoles on y lit « Bouteflika n’est pas le système, le système n’a pas duré seulement 20 ans mais 60 ans ».
    Plus intéressant et afin de mettre fin aux Fake news, Tizi Ouzou, le cœur de la Kabylie écrit « l’Algérie est une et indivisible. » Il ne s’agit donc plus d’un simple réaménagement de façade d’un Etat mais éminemment et fondamentalement un changement en profondeur que le « Hirak » revendique quelles qu’en soient les conséquences pour en finir une bonne fois pour toutes avec cet ordre établi.
    Il est manifeste qu’il n’y a aucune négociation possible lorsqu’on leur dit ouvertement « dégagez tous ». Il s’agit de rester dehors pour créer les conditions favorables pour refonder un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. L’environnement de gouvernance contiendrait des normes juridiques hiérarchisées de telle sorte que cette puissance publique s’en trouve balisée. Un tel système assurera une justice « juste et équitable » avec une juridiction indépendante. La souveraineté appartient au peuple, lequel peuple exerce le pouvoir public directement ou par l’intermédiaire de ses représentants qu’il aura à choisir lui-même en toute liberté et transparence.
    Dans ce système dont la jeunesse d’aujourd’hui longtemps marginalisée, favorise l’initiative citoyenne pour en faire des citoyens socialement présents, intéressés au corps social, convergents vers les objectifs d’intérêt général, centripètes mais pas nécessairement identiques. Il s’agit là de tout un processus qui prendra du temps et reste unique dans son modèle de manière à n’attendre de l’aide d’aucun pays limitrophe voire africain ou arabe.
    La Tunisie par exemple a débattu sa nouvelle constitution pendant plus deux ans pour obtenir un semblant de consensus le 27 janvier 2017 sans pour autant étoffer entièrement les différents aspects des libertés individuelles et l’égalité qui ont fait l’objet d’une Commission Ad hoc dit des Libertés Individuelles et de l’égalité (COLIBE) ».
    Cette commission, installée par un président » très peu consensuel » le 13 août 2017, a pris plus d’une année de discussion. Il est donc urgent que les feuilles de route revoient leurs copies pour oublier Bouteflika, les 3 B pour s’inscrire dans une option durable pour au moins un mandat présidentielle afin entre autre de ne pas entraver la démarche économique dont les réformes ne pourront en aucun cas attendre jusqu’à la mise en œuvre de ces changements revendiqués par tous les Algériens.
    Les glissements vers un retour en arrière se situent justement à ce niveau et l’Algérie n’en est pas à sa première expérience.




    Auteur
    Rabah Reghis







    - - - Mise à jour - - -

    Bonjour l'Algerie

    #########################ALD DZ################################

    TRIBUNE
    A l’ex-Président Abdelaziz Bouteflika : vos actes sont passibles des tribunaux





    Dans votre message d’adieu aux Algérie vous écrivez : « L’erreur étant humaine, je vous demande pardon pour tout manquement, par une parole ou un geste, à votre égard ». Vous ajoutez : « Aujourd’hui simple citoyen », vous êtes « fier » de votre « contribution à ce que l’Algérie ait amorcé le 21e siècle en étant dans une situation meilleure » et vous vous félicitez « des progrès notables, réalisés dans tous les domaines, en faveur du peuple algérien ».

    Tout d’abord, au cas où vous êtes le véritable rédacteur de cette lettre, permettez- moi, en tant que citoyenne, de douter de la sincérité de vos propos qui sonnent faux et qui ne visent qu’à vous absoudre des crimes commis envers la Patrie et envers le peuple qui a fini par vous rejeter, ainsi que les symboles du Pouvoir que vous incarnez.
    Vous voulez encore une fois nous berner avec votre art de l’esquive et de l’embrouille, en justifiant votre bilan désastreux par une simple erreur humaine, somme toute pardonnable. Or nous avons assisté, impuissants, face à la « déconstruction » de tout ce qui a été construit par les cadres et les travailleurs algériens. Une véritable entreprise de démolition a été savamment menée sous nos yeux.
    Aujourd’hui, grâce à votre politique économique, de capitalisme sauvage profitant aux classes de compradores et d’oligarques corrompus et corrupteurs dont vous vous êtes entouré et dont vous avez défendu les intérêts, l’Algérie a perdu son tissu industriel. Le pays ne produit plus rien et importe tout ce qu’elle consomme. Sa dépendance de la seule exportation des hydrocarbures est toujours totale. Même l’agriculture n’a pas échappé à cette politique de rapine mise en place avec votre fratrie et les affairistes véreux, puisque l’Algérie, ancienne exportatrice de blé, l’importe aujourd’hui à coup de milliards, mettant en danger la sécurité alimentaire de la population.
    Cette population que vous avez laissée sans hôpital digne de ce nom alors que vous vous soigner vous et vos frères dans les hôpitaux de l’ancienne puissance coloniale et en Suisse, avec l’argent des contribuables, tandis que nos malades ne trouvent même pas de place dans des hôpitaux, devenus des mouroirs. Cette population assistait impuissante à la harga de ses enfants, leur mort en mer, ou leur exil, leur marginalisation parle chômage et la mal vie. Les emplois crées dans le secteur public étaient réservés aux seuls enfants de la nomenklatura. Vous aves divisé l’Algérie en deux, celle d’une minorité de privilégiés et la majorité de laissés-pour-compte. ,
    Vous avez voulu transformer une république en royaume, faisant des citoyens et des fonctionnaires de l’Etat, vos obligés, comme pour imiter les monarchies du Golfe où vous avez séjourné sous leur protection (avec le retour d’ascenseur une fois devenu Président) lors de votre prétendue « traversée du désert », mais c’était en réalité pour échapper à la justice de votre pays où la Cour des comptes avait révélé des détournements effectués lorsque vous étiez Ministre des affaires étrangères.
    Aujourd’hui, les résultats catastrophiques de l’économie nationale ne sont pas dus seulement au choix du néo-libéralisme auquel vous avez solidement arrimé l’Algérie alors que le capitalisme et la mondialisation ont montré leurs limites à assurer le pain et la dignité aux millions d’êtres humains jetés dans la rue, surtout dans les pays dits en développement, pour que les capitalistes puissent continuer de s’enrichir avec nos ressources. Car même dans de telles situations, n’importe quel Algérien qui aime son pays et son peuple, n’aurait pas agi ainsi. Pour moi vous êtes plus le représentant, des intérêts des grandes puissances et des multinationales que vous avez favorisés au détriment des intérêts nationaux, en dépit de votre discours trompeur sur la nation et le nationalisme.
    Aussi, les résultats catastrophiques, dans tous les domaines, ne relèvent pas d’erreurs commises de votre part, car si tel était le cas, vous les auriez corrigées et vous en aviez le temps, en 20 ans. Surtout que les critiques et les conseils émis par des centaines de cadres et d’experts Algériens compétents dans tous les domaines, de cadres politiques, de syndicats et de simples citoyens étaient quotidiennement relayés par la presse nationale. Mêmes vos grandes réalisations d’infrastructures, elles ont surtout profité aux oligarques mafieux qui les ont construites, avec des malfaçons et un manque d’entretien, au détriment de la sécurité des citoyens, comme on l’a constaté cet hiver.
    Vous avez fait sortir de prison quelqu’un qui a été condamné pour « espionnage » au profit d’un pays tiers pour le mettre à la tète de la Première entreprise du pays, pour plaire aux Américains dit-on. Tout comme vous avez actionné votre ministre de la justice pour bloquer l’enquête contre Chakib Khelil, ministre de l’énergie, votre ami d’enfance, pour lui épargner la prison, pour faits de corruption avec des sociétés pétrolières italiennes au détriment de la compagnie nationale Sonatrach.
    Au plan politique vous avez verrouillé toutes les institutions qui pouvaient vous contredire (Conseil supérieur de l’énergie, qui ne s’est jamais réuni), Conseil national économique et social (CNES) mis en veilleuse, la Cour des comptes. Vous avez placé à la tete des autres institutions des personnes fidèles à votre personne et non aux lois de la République. Vous avez bloqué le rapport Issad et le rapport Sbih, concernant les réformes de la Justice et celle de l’Etat.
    Vous avez privatisé l’Etat en le mettant progressivement à votre service, celui de votre fratrie, de vos soutiens et alliés. Vous avez fait de la République algérienne une oligarchie de fait. La corruption, l’usage du faux, de la tromperie, ont été généralisée jusqu’au plus haut sommet de l’Etat (gouvernance par procuration au Palais présidentiel d’El Mouradia avec une présidence à vie.
    Sous votre gouvernance sans partage, en 20 ans, vous avez mis en place une démocratie de façade avec une flopée de partis, de députés et d’associations servant de simple faire-valoir en utilisant la corruption, l’emprisonnement pour faire taire toute voie critique à l’égard de vos dérives, aussi bien parmi les journalistes, les avocats, les militants politiques et même les militaires en retraite qui ont osé dire certaines vérités sur les colonnes de la presse.
    Vous avez violé la Constitution à plusieurs reprises pour la mettre à votre taille de dictateur. Vous avez programme le blocage des institutions pour empêcher l’alternance au pouvoir et une transition sereine et apaisée, quitte à provoquer le chaos, mettant en danger la sécurité nationale. « Après moi le déluge » avez-vous dit à un chef d’Etat africain en visite à Alger et qui a été choqué par vos propos.
    Au plan moral, vous avez été arrogant et revanchard, en humiliant plusieurs fois les Algériens publiquement et même à l’extérieur du pays ou dans des médias étrangers, vous qui n’avez jamais accordé d’interview à un organe national, préférant n’importe quel média étranger, européen, surtout s’il faisait la promotion de votre politique. Or dans tout régime qui se respecte, un Président doit défendre son pays, ses concitoyens. Même quand le drapeau national a été foulé dans certains pays, vous n’avez émis aucune protestation, donnant l’impression que vous ne représentiez pas l’Algérie.
    Vous avez gouverné contre le Peuple algérien durant 20 ans. Aujourd’hui c’est fini. Je remercie le Peuple, dont je fais partie, de nous avoir libéré de votre tyrannie et libéré la parole, grâce aux grandioses manifestations populaires du 22 Février. Il a mis fin à votre « règne » vous obligeant à démissionner et à sortir par la petite porte comme tous les dictateurs qui s’accrochent au Pouvoir.
    Non, Monsieur Bouteflika, vous n’êtes pas un simple citoyen. Vous avez occupé la plus haute charge de l’Etat pendant 20 ans et à ce titre, vos actes criminels contre la nation et son peuple ne peuvent être pardonné. Ils sont passibles des tribunaux. C’est à cette seule condition que l’Algérie pourra édifier dans la sérénité et la confiance une nouvelle République. Le tribunal populaire a déjà fait votre procès et le verdict est sans appel.
    Houria Ait Kaci, journaliste




    Auteur
    Houria Ait Kaci, journaliste




    DIGRESSION
    Le FLN de Saïd : entre la guitare d’Enrico et la zorna de Menaï



    Benjamin Stora nous raconte notre Histoire : Aujourd’hui dans les deux principaux pays du Maghreb au Maroc et en Algérie le passé semble donc rattraper le présent.

    Cette soudaine résurgence une histoire que l’on a voulu enterrer se comprend par les spasmes qui secouent actualité arrivée au pouvoir pratiquement en même temps de Abdelaziz Bouteflika en Algérie et du jeune roi Mohammed VI au Maroc au printemps et été 1999 bousculé bien des certitudes libéré des paroles remis en cause des évidences historiques pourtant solidement installées.
    En Algérie travers une série de discours inaugurations de lieux Abdelaziz Bouteflika tente de jeter un pont mémoriel effectuer un travail en profondeur de réappropriation une histoire algérienne en partie occultée. Il recolle une Algérie en morceaux en recomposant un passé multiforme. Il insiste par exemple sur la grandeur arabo-musulmane, il évoque les relations algéro-marocaines.
    Un discours Constantine marque une volonté de faire redécouvrir les juifs Algérie travers le patrimoine et par là même dans leur historicité en terre Islam. Il est rare que l’on s’intéresse aux paroles de nos grands-pères. Elles nous donnent une lumière qui nous guide vers le chemin de la vérité dans notre histoire. Le vieil adage de nos fellahs: la bonne année s’annonce par son automne, reflète ce que nous vivons.
    Malheureusement, cet adage n’a pas était lu et étudié au bon moment quand Bouteflika nous disait Erfaa Rasek Ya Ba. L’automne du règne de Bouteflika a commencé par un voyage au Maroc. Dans ce voyage, Bouteflika avait serré la main au Premier ministre israélien Ehud Barak et invité "personnellement" Enrico Macias, pied-noir et juif, à revenir chanter dans sa Constantine natale. Depuis sa prise de pouvoir il y a un an, Bouteflika a fait de ses rencontres avec Israël et la communauté juive un aspect spectaculaire de sa politique. Ces dires ne sont pas de mon invention, ils sont pris de la référence ‘Bouteflika et Israël: du bout des lèvres par Florence Aubenas, 19 juin 2000, Journal Libération. Elle nous fait mémoire et vaut une réflexion profonde pour comprendre le règne de l’ex-président pendant vingt ans. A cette époque, l’invitation du chanteur pied-noir faisait un ouragan dans les couloirs du FLN. Abdelaziz Belkhadem et d’autres membres du comité central ont formé un Front de refus. Ce front a essayé de faire opposition. La dictature du tyran et les intérêts des clansleur ont cousu les becs. Dictature oblique, le FLN historique doit changer de conduite et s’aligner derrière des idées contraires à ses principes. Entre la guitare d’Enrico Macias et la zorna d’Abdallah Menai !
    Le FLN devait choisir. Plus de Boualem Benhamouda, le dernier des légitimes historiques et le remplaçant d’Abdelhamid Mehri après le coup sombre des dobermans. Boualem plie bagages et prend son départ sans tambour ni musique vers sa demeure. Aujourd’hui, il sort de son silence et déclare “Un tel président est prêt à tout faire pour plonger l’Algérie dans l’arbitraire et le chaos. C’est une affaire qui ne concerne pas seulement le parti du FLN….. quand un président casse le parti qui l’a aidé à être élu, quand il ignore la démocratie et les règles de la majorité, quand il veut rester président, en pourrissant la situation politique et en orientant l’appareil de l’état vers son pouvoir personnel de couleur monarchique, quand il arrive à faire encercler un moudjahid ancien officier de l’ALN (Benhadid) qui est un héros de la guerre de libération et qui marche avec une canne actuellement“.
    Alors, Ali Benflis est élu, le 19 septembre 2001, comme secrétaire général du FLN à la place de Benhamouda. La visite de Benflis en France, en tant que premier ministre, en janvier 2003 a précipité son départ pour une seule raison. Bouteflika n’acceptait pas l’émergence d’Ali Benflis et son narcissisme sans limite refusait un Benflis comme successeur. Benflis fut écarté par Saïd Bouteflika en 2003 de la présidence mais reste secrétaire général du FLN.
    Benflis quitte le FLN après son combat contre Bouteflika. Le FLN déchiré par la guerre Bouteflika-Benflis devient un terrain libre pour la guerre des clans. Le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, un proche d’Abdelaziz Bouteflika a menacé de bloquer le huitième congrès du FLN et la candidature de Benflis à la présidentielle de 2004. Belkhadem, alors ministre des affaires étrangères réunit une trentaine de militants pro-Bouteflika et réclament l’invalidation du 8ème congrès et appellent à la tenue d’un congrès du redressement.
    Cette bataille a donné le limogeage, sans aucune justification, de six ministres FLN proches d’Ali Benflis. Ces ministres ont été remplacés par des partisans d’Abdelaziz Bouteflika. Résultat : un Abdelaziz est élu président et l’autre a remplacé Benflis. Le temps passe et les problèmes s’accumulent. En 2013 le même scénario se répète. Cette fois-ci c’est Belkhadem qui est la proie de Saïd. Dans la vie les meilleurs amis peuvent vous lâcher quand l’intérêt des clans est font de toile. A l’issue d’un vote sous la surveillance du clan Saïd au sein du FLN. 156 votes pour Belkhadem et 160 contre. Les 156 membres qui étaient pour son maintien se sont tuent et la vie continuait. Par contre, les 160 membres qui ont voté en faveur du retrait de confiance à Belkhadem étaient influencés par une réaction catalysée par le clan de Sellal. Ce clan se composait de huit gagas: Abdelaziz Ziari, Tayeb Louh, Amar Tou, Rachid Harraoubia, Moussa Benhamadi, Rachid Benaissa, Mahmoud Khoudri et Abdelkader Messahel. Ce clan a facilité le départ d’Abdelaziz Belkhadem sous la zorna de Menai. Les huit gagas ont accusé Belkhadem d’utiliser le parti pour assouvir ses ambitions personnelles, orientées vers la présidentielle de 2014.
    A cette époque de malheur, l’ex-ministre et membre du comité central du FLN Boudjemaa Haichour prétendait avoir une information inédite dans les documents Wikileaks. Cette information se résume dans ses paroles : Nous détenons des informations sur la réception à titre personnel de Belkhadem par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton dans un lieu hors du pays quatre mois avant les législatives du 10 mai 2012. Le rendez-vous entre la secrétaire d’Etat Hilary Clinton et le SG du FLN a porté sur des sujets sensibles liés aux prochaines élections présidentielles de 2014.
    Haichour a comparé le rendezvous Belkhadem-Clinton à celui de l’ex- secrétaire général du FLN Ali Benflis qui s’est déplacé en France à l’approche des présidentielles de 2004 et qui s’est matérialisée enfin de compte par la candidature de ce dernier qui s’est opposé à la candidature de Abdelaziz Bouteflika". Hélas ! Sous le règne des frères Bouteflika, de Chakib Khelil et de tout le harem qui les entoure une ambition politique est un crime constitutionnel. Belkhadem fut remplacé par Amar Saïdani.
    Le 22 octobre 2016, Amar Saïdani démissionne du poste de secrétaire général du FLN pour des raisons de santé. Une santé usée par les combines, les complots et les insultes. Ce spécimen de personne sort du fameux campus de l’UGTA qui a enfanté Saïd et Sidi Saïd. Ould Abbes remplace Amar Saïdani. Sous les feux des caméras, ils échangent des bisous et une rose sous le principe de vases communicants où la pression de Saïd dirige le flux politique vers du plus docile et plus corrompu. Ce dernier fut limogé par le fameux qui l’a nommé. Il fut replacé par l’actuel secrétaire général du FLN.
    Ce dernier fut placé à la tête du parlement d’une manière illégale après le départ de Bouhadja. Bouchareb, le quatrième B, est contesté par les marcheurs. Les marcheurs lui attribuent un certificat professionnel avec la mention dégage.
    En conclusion : après de départ de Mehri le FLN s’est transformé en un lieu malsain où les complots sordides de Saïd et ses acolytes prennent place. Le peuple "vendredira" la semaine prochaine sous la zorna de Menai.
    Attendons ses décisions pour trancher sur role de la guitare d’Enrico Macias dans la musique politique de Bedoui.
    Dr. Omar Chaalal




    Auteur
    Dr Omar Chaala



    Salutations

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    Bonne Journee

  13. #193
    Avatar de Dizzy
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    Comment se fait il que les soit disant "décideurs" aient acceptés de se mettre au garde Ã* vous et de faire carpette devant ce moins que rien de Said ??
    Dans sa vie dissolue et sa débauche on revoie son frère "le malien".
    Tout ce beau monde devrait ètre inculpé pour haute trahison.
    Mais quand ? Vu que un gang de bâtards a été remplacé par le sergent Garcia...
    Ignorance is bliss

  14. #194

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    Salut,


    Citation Envoyé par Dizzy Voir le message
    Comment se fait il que les soit disant "décideurs" aient acceptés de se mettre au garde Ã* vous et de faire carpette devant ce moins que rien de Said ??

    Soutien de la France de ce bouffon de Hollande à l'époque de son mandat...

    https://www.dzsat.org/forum/f97/elec...ml#post2176675

  15. #195
    Avatar de blida2222
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    Jolie synchronisation , avec des mots juste.....






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