élection présidentielle en Algérie - Page 15
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  1. #211
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    Depuis des décennies on est habitués au cynisme des officiels qui consiste à affirmer une chose et à faire son contraire.
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  2. #212
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    POLEMIQUE

    Pourquoi la BRI est intervenue au sein de la faculté de droit d'Alger ?





    Des unités de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) sont intervenues violemment ce mercredi 17 avril, à l’intérieur de la Fac de droit de Saïd Hamdine (Alger) pour arrêter des étudiants.

    Les étudiants étaient dans un amphithéâtre en train de suivre un cours sur le droit constitutionnel donné par leur enseignant. Est-ce interdit de parler du droit constitutionnel en Algérie ? L'explication ne doit pas se trouver dans ce cours, mais ailleurs. Cette dérive interroge à plus d'un titre. Car il est clair que certaines mains criminelles qui pourraient être celles que le mouvement de dissidence populaire gêne, agissent pour semer la pagaille dans le pays.
    Outre la question de la violation des franchises universitaires, il y a aussi le choix de la BRI pour opérer au sein de la FAC. Pourquoi donc une unité d'élite entraînée pour lutte contre le terrorisme et le grand banditisme est-elle actionnée contre les étudiants ? Qui a pris cette décision ? Le ministre de l'Intérieur en est le premier responsable.
    En attendant que la DGSN envoie un communiqué pour démentir comme elle a habitué l'opinion, il est manifeste que le régime en place est loin d'avoir oublié ses méthodes de basse police. La puissante mobilisation estudiantine tous les mardis à Alger et ailleurs agacent en haut lieu.
    Cette descente au sein d'une faculté est gravissime. Elle signe la poursuite d'une série de provocations, voire de dérives policières commencées vendredi 12 avril avec le "gazage" au sein du tunnel des Facultés, suivi de l'arrestation de 10 manifestants devant la Grande Poste samedi 13 avril. Et les révélations du scandale du commissariat de Baraki.




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  3. #213
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    Mardi 23 avril 2019 - 01:46
    Le plan du pouvoir prend forme
    Issad Rebrab passera la nuit en prison: on veut exclure la Kabylie du Hirak (Vidéo)





    Issad Rebrab a été placé sous mandat de dépôt tard dans la nuit du lundi à mardi par le procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed. Le PDG de Cevital a été conduit dans un fourgon de la gendarmerie à la prison d’El Harrach, comme un vulgaire malfrat, dans une mise en scène qui frise le ridicule, où la chaîne privée proche du pouvoir Ennahar TV, a été présente pour filmer, en gros plan, une poignée de personnes, rassemblées pour la circonstance en criant «klitou leblad Yasserakine » (vous avez pillé le pays sales malfrats).

    Cette arrestation, est survenue après que l’homme d’affaire Issad Rebrab ait subi un interrogatoire de quelques heures, apparemment suffisantes, pour que le procureur de la République décide de l’envoyer en prison.
    Les chefs d’accusation sont, selon l’ENTV et l’APS, « une fausse déclaration relative aux transferts illicites de capitaux et vers l’étranger, surfacturation d’équipements importés et importation de matériels d’occasion alors qu’il avait bénéficié d’avantages douaniers, fiscaux et bancaires ».
    Les chefs d’accusation sont bizarrement les mêmes qu’avait lancées il y a quelques années Abdeslam Bouchouareb, alors ministre de l'Industrie et des Mines, l’une des figures du Bouteflikisme, qui a été depuis démis de ses fonctions parce que éclaboussé par des affaires de corruption et dont le nom est sorti dans le scandale planétaire des "Panama Papers".
    À l’époque Bouchouareb avait mené pour le pouvoir une sale guerre pour salir Issad Rebrab sans la moindre preuve, utilisant pour la circonstance son appareil médiatique enragé d’Ennahar TV. Bouchouareb avait alors accusé l'industriel d'avoir transféré illégalement des devises à l'étranger lors de l'achat par son groupe de l'usine française Brandt. Bouchouareb avait par la suite déclaré que Rebrab a voulu introduire en Algérie « un matériel usagé déclaré à 5,7 millions d'euros alors que sa valeur réelle ne dépasse pas les 2,5 millions d'euros», ajoutant que «cet homme d'affaires a voulu offrir du matériel neuf aux Français et se débarrasser du matériel usé dans mon pays, l'Algérie». Drôle de coïncidence!
    Aujourd’hui, et au moment où tout le monde attendait que passent à la trappe des personnes qui ont été au cœur du pouvoir durant les années du règne de Bouteflika, voilà qu’on envoie en prison un homme, qui n’a non seulement pas bénéficié des largesses du pouvoir durant les vingt dernières années, mais qui a vu en plus, tous ses projets, comme le très prometteur EvCon et l'usine de trituration de graines oléagineuses, bloqués sans justifications aucune.
    Pour cela, on est en droit de se demander pourquoi cet homme est le cible de telles poursuites, alors que beaucoup le considèrent comme un industriel respectable et un symbole de réussite, surtout en Kabylie, où la population risque de voir d’un mauvais œil cette nouvelle charge des toujours nuisibles hommes du régime.
    Issad Rebrab a été depuis le début du Hirak, bien accueilli par les manifestants où il passait, et il disait marcher comme un simple citoyen. Il a très vite et avait de nombreux hommes politique pris fait et cause pour le mouvement populaire.
    Celui qui a ordonné l’emprisonnement de l’homme de 76 ans, veut semer le doute et créer la division entre ceux qui le considèrent comme un homme intègre, majoritairement en Kabylie, et ceux, qui seraient tentés, de croire en sa culpabilité.
    Le pouvoir tient là une belle carte à faire jouer pour diviser les Algériens et affaiblir le mouvement de contestation, en l’emputant de la région de la Kabylie, qui soutient majoritairement Issad Rebrab, en l’isolant et l’enfermant dans le carcan identitaire qui lui a été réservée depuis l’indépendance.
    C’est donc, à tous les Algériens de rester vigilants, en ne se laissant pas influencer par les canaux résiduels du pouvoir, qui profite de ce moment de confusion, pour régler ses comptes avec les hommes qui n’ont eu de cesse de les combattre.
    Le jour où la justice sera véritablement libre et n’obéira ni au politique, ni au gendarme, ni aux généraux, ce jour-là, et seulement ce jour-là, on lui fera confiance et on acceptera que tout le monde, sans exception, lui soit présentée. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

    https://youtu.be/c8LitNUBAl4
    https://youtu.be/r7C62k_JC8g



















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    Hebib Khalil

    une vrais mise en scene preparer a l avance ..........j ai peur ...j ai peur ..pour mon Algerie
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  4. #214

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    Méthode de voyous.
    On provoque le peuple, on infiltre les manifs, on arrête, on réprime,
    et l'armée intervient pour imposer la loi martiale, et voilà comment on mate un peuple.
    Hebib Khalil si tu nous lis,je comprends et je vis ta peur!

  5. #215
    Avatar de abou naila
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    Bonjour, mais ce que je ne comprends pas, pourquoi il y a toujours des défenseurs de Rebrab ??? Rebrab ne faisait pas partie de l'ancien système ? Rebrab n'est pas avec le clan drs dit Toufik ? Rebrab n'a pas eu les mêmes avantages que Hadad , Tahkout & co ??? Rebrab n'a pas eu le monopole des produits de première nécessité( sucre , huile , ect) en Algérie pendant une dizaine d'années ? Rebrab n'était pas un simple comptable et l'état ( l'ancien système) l'a rendu le premier milliardaire de l'Algérie ??? Alors arrêtons de voir les choses d'un seul côté, le peuple demande que tout , vraiment tout le monde doit partir et payer de ce qu'il a fait. Qu'il s'agisse de l'ancien clan ou le nouveau. À mon avis cette arrestation veut plutôt affaiblir le clan Toufik financièrement. J'espère vraiment que la kabyles ne laisseront pas les Pro Toufik rendre cette affaire comme arme pour diviser le peuple.
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  6. #216
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    Oui j ai peur pour mon Algerie....libre democratique

    Se sont des comptes qui sont entrain de se regler (personne influente ordonne un ordre une autre personne d un autre circuit ordonne un ordre ains de suite c est pour ca je dit j ai peur pour mon Algerie....
    ..c'est pour ca le mouvement populaire ne doit pas s faiblir plus de presion


    Regarde habib comme d autre habib est bien entoure photo

    Dimanche 21 avril 2019 - 22:18
    TRIBUNE
    Le mouvement populaire et l'effet Pygmalion





    Les espoirs fous que suscite la dynamique populaire actuelle nous obligent à faire tout notre possible aux fins d'éviter les impasses et les échecs fatals. Les risques et les dangers qui guettent ce mouvement sont en fait multiples et énormes. Il est primordial de s'en prémunir pour que ces espoirs fous ne deviennent pas de… faux espoirs.

    Il est vrai que le mouvement, tant par sa forme que son ampleur, constitue un phénomène sociopolitique inédit à tous égards. Les manifestations de rue, imposantes par le nombre de participants et extraordinaire quant à leur organisation, ont fini par séduire les plus sceptiques des observateurs aussi bien en Algérie qu'à l'étranger. La résignation et la longanimité d'esclave semblent avoir cédé subrepticement le pas à l'optimisme et à la révolte.
    Tout le monde s'y est mis à croire tout en voulant être l'acteur de son destin. Faut-il pour autant crier victoire et prononcer l'oraison funèbre sur le cadavre du pouvoir en place ? Sans vouloir mettre des bémols à la ferveur populaire et aux espoirs ressuscités, le régime en place n'est pas prêt encore d'aller faire son chant du cygne... Il l'a déjà fait savoir d'ailleurs à travers ses manœuvres et ses mises en scène dilatoires.
    Dans ce sens, il est nécessaire de penser les événements et de porter un regard rationnel et prospectif sur la situation actuelle en prenant en compte tous les éléments en présence, sociologiques, économiques et politiques. Car comme disait Lénine : il ne pourrait pas y avoir de révolution sans théorie révolutionnaire. Les exemples de soulèvement ayant abouti sans direction ni stratégie sont, pour ainsi dire, inexistants. Quand bien même les manifestations du mouvement sont belles et chatoyantes et quand bien même le raz de bol du peuple est évident, la partie est loin d'être gagnée.
    Aussi le miracle que certains ont cru voir dans cette fulgurante expression citoyenne pourrait-il s'avérer n'être qu'un mirage... En vérité, qualifier les événements présents de révolution (en gestation), c'est aller vite en besogne et manquer de discernement politique. Pourquoi ? Tout simplement parce que les conditions subjectives ne sont pas encore tout à fait réunies. La réalisation des conditions objectives est un facteur essentiel mais insuffisant pour la réussite d'une révolution. Quoi qu'il en soit, l'évidence est là : nous sommes devant une fin de cycle politique.
    Le changement est dès lors possible sous peu que la communion populaire demeure en l'état. Il est de la responsabilité de chacun de veiller à la pérennité de cette ferveur insoupçonnée et de cette lueur d'espoir qui parcourt en filigrane toutes les manifestations que connaît, ces derniers temps, le pays en entier. La survie de cette dynamique prometteuse dépend fondamentalement de pérennité de cette passion délirante qui anime le peuple et de l'attachement de celui-ci à cette cause qu'il a résolu de porter de façon impromptue.
    Les derniers développements intervenus en ce début d'avril, avec la mise en place d'un nouveau gouvernement fantoche, renseignent suffisamment sur les velléités du régime d'organiser sa régénération... en douceur. L'entrée en scène de cette équipe "réserve" avec en vedette des ronds de cuir, des saltimbanques et autres prébendiers, au-delà de son caractère saugrenue, rend compte de l'entêtement des décideurs à louvoyer et à s'accrocher au gouvernail. Une manière de se foutre de la greule du peuple.
    Quant à la démission de Bouteflika, actée par une lettre apocryphe comme ses précédentes, même si elle met fin à une usurpation de fonction qui n’a que trop duré, elle n'aura servi au fond qu'à déplacer le centre du pouvoir vers l'armée.
    En parallèle à cette passation de pouvoirs, le régime s'emploie à déplacer le débat ... en suggérant que la solution est dans le ravalement des façades à la faveur de quelques procès expéditifs et des élections à l'africaine. C'est dire qu’on n’est pas encore sortis de l'auberge. L’intronisation récente de Bensalah — personnage inconstitutionnel en soi — dans la fonction présidentielle n’est qu’une preuve supplémentaire que les contempteurs du peuple sont toujours aux commandes…
    D'évidence, Les tenants du pouvoir espèrent avoir raison de l'actuel mouvement populaire en misant sur les professions de foi mielleuses, les effets d'annonce, les divisions et l'usure du temps. Leur parade est, pour l'instant, de vider les slogans de la rue de leurs sens politiques en essayant de donner le change à travers des mesures insidieuses. À terme, la finalité est le détournement du mouvement de ses objectifs stratégiques. Assurément, pour y arriver, le noyau dur du régime ne fera l'économie d'aucun argument ou artifice : infiltration, noyautage, manipulation, mystification, violence... Le talon d'Achille du mouvement — et qui par endroits peut être sa force — semble résider dans l'absence d'une organisation qui le porte. En ce sens, des campagnes sont meneés, notamment sur les réseaux sociaux, en faveur de certaines figures médiatiques présentées comme les seules capables de conduire le mouvement et de mener la transition à bon port. Il se trouve cependant que beaucoup des noms suggèrés sentent le roussi ou font partie carrément de l'arrière-garde du régime en place. Au reste, le casting est d'autant plus suspect qu'il n'offre pas de place à certaines gens qui ont véritablement eu maille à partir avec le pouvoir et qui, plus est, n'ont pas de fil à la patte, et ce, à l'instar d'un Benyoucef Mellouk et d'un Djilali Hadjadj; quelqu’uns parmi d'autres voués aux gémonies pour leur dénonciation de la corruption au sein de la nomenklatura. En fait, si la structuration du mouvement est à ce point problématique, c'est parce que les vrais opposants, dans leur majorité, ont été usés par les incessants coups (de Jarnac) qui leur sont portés de toute part tandis que les apparatchiks et les militants de caviar (ou du cachir) sont promus au rang d'icônes à la faveur des jeux de rôle et les effets de substitution mis en place par le régime. Disons que, pour paraphraser le poète assassiné Lounès Matoub, on est dans un monde « où les meilleurs ont disparu, isolés ou vaincus, et les médiocres ont prit des allures d'astres scintillants" ! (Album: Regard sur l’histoire d’un pays damné, 1991) Le mieux serait donc de laisser se faire la décantation... sans perdre de vue l'essentiel.
    L'essentiel est, en somme, de maintenir le cap jusqu'au départ du régime. S'il y a un slogan qui fait consensus et qui est devenu un leitmotiv dans toutes les marches, c'est incontestablement : "système dégage". Ce faisant, il est impératif d'expliciter ce mot d'ordre portant " démantèlement du régime" de façon à lui donner une signification concrète et sans équivoque ; et éluder du coup les solutions vicieuses qu'opposent les tenants du pouvoir. Il faudrait, pour ainsi dire, traduire cette revendication prégnante à travers la mise en œuvre d'une feuille de route plus ou moins simple et pragmatique.
    Cette feuille de route pourrait s'articuler sur deux axes : la mise en place, d'une part, d'un gouvernement de transition constitué de personnalités indépendantes du pouvoir et, d'autre part, l'élection libre d'une assemblée constituante à même de consacrer, dans une nouvelle constitution, un ordre démocratique participatif et une séparation rigide des pouvoirs (notamment à travers : la suppression du tiers bloquant au sénat, la révision du mode de nomination des magistrats et la protection de l’APN des menaces de dissolution abusive).
    En outre, cette phase transitoire doit s'accompagner de la dissolution du parlement, de la police politique ainsi que la refondation de tous les partis politiques. Aussi tant que le mouvement n'aura pas conceptualisé son rejet du système, tant que ses cris seront perçus comme des mussitations d'un corps souffrant, le pouvoir ne cessera-t-il d’user de manœuvres dilatoires. En feignant répondre aux revendications de la rue, les tenants du pouvoir ont déjà dégainé leur solution à l'emporte pièces : une conférence nationale qui serait un remake de l'épisode du CNT en 1992 avec à la clé des présidentielles ficelées de bout en bout. La boucle serait ainsi bouclée... Aussi le blocage pacifique des élections programmées doit-il être inscrit dès à présent sur les tablettes du mouvement.
    La réalisation de l'objectif stratégique assigné au mouvement exige, au delà de la mobilisation, un engagement individuel à toute épreuve. Toute entreprise d'émancipation générale implique, en fait, un travail de longue haleine et nécessite une forte faculté d'anticipation. Or, ces temps-ci on assiste parfois à une certaine improvisation et un tropisme souvent inconséquent. Les actions intempestives et la gabegie d'énergie, on l'a vu dans le passé, ne mènent la plupart du temps à rien... si ce n'est à l'épuisement inutile et prématuré.
    Bref, laconisme et parcimonie doivent toujours être les maîtres mots de cette dynamique citoyenne. Plus que le déficit de structuration, ce qui peut à terme gêner le mouvement, c'est la banalisation et la lassitude qui peuvent découler du statu quo et l'absence de perspectives. C’est à juste titre, en effet, que le Che disait: "La révolution, c'est comme une bicyclette ; si elle ne roule pas, elle tombe. » Il est temps, à défaut de structuration, de lancer la tenue de forum après les marches du vendredi et ce pour débattre des perspectives du mouvement et des moyens pour y parvenir.
    À terme, ces forums pourront donner naissance à des cercles de réflexion et d'action au niveau de chaque région. Toute l'élite et tous les militants politiques doivent s'y investir.
    Pour une fois que le peuple entier s'est levé comme un seul homme, l'élite doit se hisser à la hauteur de cet ultime défi historique. L'enjeu est incommensurable; c'est celui d'éviter à toute une nation un naufrage et d'engager le pays sur la voie de sa renaissance. Les menaces qui pèsent sur le mouvement sont très nombreuses. Il est semblable à un navire naviguant à vue... et que les naufrageurs veulent à tout prix faire échouer contre les rochers du rivage.
    Malgré tout l'espoir demeure présent. Une présence évanescente, certes; mais qui fait chaud au cœur. Si tout un peuple vaillant veut croire en sa force, l'illusion pourrait devenir réalité. Quoi qu’il arrive, sauvegardons le caractère pacifique du mouvement ! Pour le reste, nous pouvons toujours compter sur l'effet… Pygmalion.
    Mohand Amara, militant de la liberté et de la citoyenneté




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  7. #217

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    Citation Envoyé par abou naila Voir le message
    Bonjour, mais ce que je ne comprends pas, pourquoi il y a toujours des défenseurs de Rebrab ??? Rebrab ne faisait pas partie de l'ancien système ? Rebrab n'est pas avec le clan drs dit Toufik ? Rebrab n'a pas eu les mêmes avantages que Hadad , Tahkout & co ??? Rebrab n'a pas eu le monopole des produits de première nécessité( sucre , huile , ect) en Algérie pendant une dizaine d'années ? Rebrab n'était pas un simple comptable et l'état ( l'ancien système) l'a rendu le premier milliardaire de l'Algérie ??? Alors arrêtons de voir les choses d'un seul côté, le peuple demande que tout , vraiment tout le monde doit partir et payer de ce qu'il a fait. Qu'il s'agisse de l'ancien clan ou le nouveau. À mon avis cette arrestation veut plutôt affaiblir le clan Toufik financièrement. J'espère vraiment que la kabyles ne laisseront pas les Pro Toufik rendre cette affaire comme arme pour diviser le peuple.

    Salut Abou naila,
    Je ne défends pas Rabrab il est assez grand pour le faire tout seul.
    Ce qui risque d'arriver c'est que tous les salariés Cevital se retrouvent au chômage et bien d'autres aussi et là ça va chauffer car ils vont défendre leur gagne pain et pas qu'avec des drapeaux.Ce qu'attend GS pour mettre sous tutelle l'Algérie.
    D'autres patrons d'entreprises vont surement suivre Rebrab car
    la tactique de l'état actuel est de faire croire que ceux qui ont mis à plat le pays c'est les patrons.
    Ils y sont surement pour quelque chose c'est vrais mais qui est derrière ?
    Connais-tu un patron qui ne magouille pas en Algérie ?L'état le lui impose s'il veut travailler et en retour il doit payer (pas des impôts mais la tchipa).
    Tu ne peux pas travailler actuellement en Algérie sans passer à la caisse (chkara).
    Demande simplement pourquoi à un marchand de fruits et légumes pourquoi il vend certains fruits exotiques hors de prix alors qu'il n'a pas d'acheteurs.Il te répondra que sans ça on ne le fournira pas.
    C'est cette gangrène qu'il faut éradiquer et non bloquer toutes les entreprises sous prétexte qu'ils sont tous des voleurs.
    Le vrai voleur c'est l'état qui à mis en place ce système et non le patron.

    Pour travailler en Algérie c'est du donnant donnant sinon on n'a rien.Tout le monde est concerné et il faut commencer par arrêter ceux qui ont mis ce système en place.C'est à dire ceux qui gouvernent ou ont gouvernés en Algérie.

  8. #218
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    Citation Envoyé par bougtone Voir le message
    Salut Abou naila,
    Je ne défends pas Rabrab il est assez grand pour le faire tout seul.
    Ce qui risque d'arriver c'est que tous les salariés Cevital se retrouvent au chômage et bien d'autres aussi et là ça va chauffer car ils vont défendre leur gagne pain et pas qu'avec des drapeaux.Ce qu'attend GS pour mettre sous tutelle l'Algérie.
    D'autres patrons d'entreprises vont surement suivre Rebrab car
    la tactique de l'état actuel est de faire croire que ceux qui ont mis à plat le pays c'est les patrons.
    Ils y sont surement pour quelque chose c'est vrais mais qui est derrière ?
    Connais-tu un patron qui ne magouille pas en Algérie ?L'état le lui impose s'il veut travailler et en retour il doit payer (pas des impôts mais la tchipa).
    Tu ne peux pas travailler actuellement en Algérie sans passer à la caisse (chkara).
    Demande simplement pourquoi à un marchand de fruits et légumes pourquoi il vend certains fruits exotiques hors de prix alors qu'il n'a pas d'acheteurs.Il te répondra que sans ça on ne le fournira pas.
    C'est cette gangrène qu'il faut éradiquer et non bloquer toutes les entreprises sous prétexte qu'ils sont tous des voleurs.
    Le vrai voleur c'est l'état qui à mis en place ce système et non le patron.

    Pour travailler en Algérie c'est du donnant donnant sinon on n'a rien.Tout le monde est concerné et il faut commencer par arrêter ceux qui ont mis ce système en place.C'est à dire ceux qui gouvernent ou ont gouvernés en Algérie.
    Bonjour, et pour Haddad ??? Selon ton raisonnement , ses employés aussi vont perdre leurs salaires ?? Non ça ne se passe pas comme ça... maintenant pour la tchippa et tout ce qui s'en suit c'est selon nos principes, celui qui est contre restera toujours contre et ne donnera ( ou demandera) jamais de tchippa . Maintenant revenant à Rebrab ce n'est pas une question de tchippa ou pas , c'est un prête nom , on a fait de lui un ultra milliardaire, lui qui n'était rien , il a profité du système, il lui ont ouvert tout , donc il ne pourra jamais passé du côté des victimes. Un petit souvenir d'un gars qui a voulu importer le sucre et qui s'était aperçu qu'il ne pourra jamais faire sortir sa marchandise parce que un certain monsieur tenait le monopole et qui a vu sa marchandise pourrir dans le port d'Alger ..... ils lui ont bâti un empire, donc qu'il assume.... Rebrab c'est comme Kahalifa , Haddad , Tahkout .... ect les premiers étaient des prêt noms de toufik , les deux derniers sont de la famille boutef .....
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  9. #219

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    Tu as mille fois raison.
    Mais il faut regarder les conséquences qu'il va en découler de cette façon de faire sur l'emploi.
    Je pense que c'est néfaste pour les salariés des entreprises de ces patrons.
    je ne veux pas dire qu'il ne faut pas les poursuivre en justice mais chaque chose en son temps.
    Commençons par ceux qui les ont couvert et qui les arrêtent pour les faire taire,
    et qui se sont enrichi sans lever le pouce.
    Et ceux là ne cherchent qu'à effacer les preuves de leurs méfaits.

  10. #220

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    je plussoie ce que dit bougtone, tout le monde trichait, participait au déclin, volait "ila men rahima rabouk" en Algérie à sa façon et à son degré, on veut changer, commençant par la haut, après il faut que les cartes soient rebattues un minimum si on veut qu'elle reste selemiya. " oua ellah yedjib el kheir"

  11. #221
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    Je crois qu'ils sont arrivés à diviser le peuple c'est bon .... quand je vois que la jsk soutient Rebrab ( Selon leur tweet) , maintenant l'Usma fera de même pour Haddad, et ainsi de suite.... dommage vraiment dommage, ils sont très fort pour diviser et surtout pour bien régner....
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  12. #222

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    Sauf que comparaison n'est pas raison, Haddad ne sera jamais un Rebrab et qui est aussi kabyle mais ne bénéficie d'aucun soutien "regional" et pour cause ;)

    Quant à Khalifa, c'est juste une blague, y a même pas à le mettre dans l'équation, guignol et vrai erreur de casting du pouvoir :)

    Car il y a ceux à qui tu "prêtes" et te rembourses avec les intérêts et d'autres qui sonnent à ta porte à chaque fois qu'ils ont liquidé le dernier cent (puits sans fond).

    Il est vrai comme le rappel abou naila que ce n'est certainement pas un perdreau de l'année mais même si certains dans les hautes sphères du pays (à une certaine epoque), lui ont mis "le pied à l’étrler" et l'ont "fait" et qu'il leur doit en partie sa fortune actuelle, il faut voir aussi ce qu'il en a fait par la suite et sa réussite parle pour lui. Il a su faire profiter le pays economiquement et ça fait toute la différence.

    Dans les pays dit "democratiques" où du moins, là où s'est imposé l'economie de marché notamment occidentaux, c'est exactement la même chose, y a un paquet de Rebrab qui ont réussi et qui ont été aidé mais qui sont capables de voler (sans jeu de mot) de leurs propres ailes.


    D'ailleurs, c'est pas un Haddad qui vit essentiellement des commandes publiques, obliger de lécher les orteils (pour rester poli) de Said afin "d'exister", Rebrab a su s'exporter et ses soutiens sont desormais tout autre...

    La France intervient en faveur d’Issad Rebrab

    Paris a demandé à Alger les raisons qui avaient conduit à l’emprisonnement lundi de l’homme d’affaires kébyle, Issad Rebrab, fréquemment reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron.

    L’emprisonnement de l’homme d’affaire kabyle Issad Rebrab, décidé par les autorités judiciaires algériennes hier lundi en début de soirée, a rapidement fait réagir les autorités françaises. L’ambassade de France à Alger a pris attache avec le ministère des Affaires Etrangères algérien pour leur demander des renseignements précis sur les éléments du dossier judiciaire dans lequel est impliqué l’homme le plus riche au Maghreb. Le patron de Cevital, premier groupe privé en Algérie, est en effet très proche de l’Elysée où l’entourage d’Emmanuel Macron l’invite régulièrement.

    De nombreux investissements en France

    Issad Rebrab à la tête d’une fortune de 3 milliards dollars a bénéficié d’un important soutien en France pour racheter Brandt et conserver ainsi des emplois en France. Le 7 novembre 2018, le groupe Cevital avait annoncé l’installation prochaine de 3 unités industrielles dans la ville de Charleville-Mézières, dans le nord-est de la France. Des projets qui devaient porter, selon le conglomérat algérien, les postes d’emplois créés dans cette région à 1.000 postes. Cevital avait également racheté en 2013 le fabricant français de fenêtres PVC Oxxo, reprenant entre 288 des 406 salariés.

    Issad Rebrab, proche de plusieurs lobbyistes français bien introduits au sein de l’Elysée, serait l’un des plus anciens clients algérien du cabinet d’avocats Mossack Fonseca, mis en cause dans l’affaire des « Panama Papers ».

    Les Emiratis sont également intervenus auprès de Gaïd Salah pour réclamer la libération rapide du milliardaire kabyle

    Alors effectivement y a une gueguerre des "clans" (c'est pas nouveau) mais ici, ceux qui ont entrepris cette action, ils vont très vite être totalement dépassés par la situation et les conséquences surtout à... l'international ;)

  13. #223
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    Bonjour l'Algerie

    #######################ALD DZ#########################

    Ils ont tous toucher la chkara....chaqu un a degres moins

    t as des riches qui investissent et crer des emlpois et pays leurs impot normal pas de soucie

    et t as des riches :c est la magouille ,l influance , propre interet,qui se foutent de l economie national qui brade l argent publics pour qu il se retrouve a port Said ou l hotel de 5 etoiles de

    Barcelone

    une chose est sur le systeme corompu mafieux feodale est entrain de caser le mouvement populaire par

    se genre d arrestations...creer la confusion la zizanie

    d envoyer des Baltachia pour casser le mouvement populaire pendants les visites de ses ministres de se gouvernement fantome

    les baltachias envoyer pour manipuler les marches des vendredi



    ###############################################
    Il est pour le moins cocasse, pour ne pas dire burlesque, qu'une justice dont on s'est empressé de proclamer qu'elle a recouvré son indépendance, se fasse les crocs sur une proie aussi singulière que Issad Rebrab, c'est à dire un de ces rares entrepreneurs qui témoigne d'une certaine foi dans le prestige algérien.

    Ils ne sont pas nombreux, les hommes qui, poussés vers l'enrichissement sans gloire, ont préféré investir dans une grandeur algérienne. Rebrab et son juge, dans cette époque où se joue le destin d'une patrie, sont supposés bâtir une même espérance.
    Mais la politique a ses règles repoussantes qui, très souvent, condamnent les hommes à saborder leurs plus chères idées.
    Je ne fais pas, ici, un plaidoyer pour Issad Rebrab. Nous ne lui sommes redevables de rien, pas même de la publicité qu'il a jugé préférable de confier à d'autres supports. Il reste que cette façon d'agir avec des industriels attachés à un idéal algérien comme d'une boule de billard pour atteindre un adversaire, cette pratique-là n'a rien de rassurant ni de gratifiant pour nos juges.
    Rebrab n'est pas au-dessus de la loi. Mais il n'en est pas au-dessous, non plus. Dans cette phase de renaissance de l'espoir algérien, il n'est ni subtil ni responsable de renvoyer d'un industriel qui a tant reçu de coups de la part du précédent régime, l'image d'un escroc du même acabit que les individus qui formaient les forces non constitutionnelles qui ont pillé le pays.
    Le général Gaïd Salah devrait savoir que si la justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est .tyrannique (Pascal)
    Prononcer, de façon si expéditive, et à minuit, l'incarcération d'un homme d'affaires qui investissait en Algérie pendant que d'autres la dépouillaient, rappelle que rien n'a changé et qu'une justice de la nuit en a remplacé une autre...




    Auteur
    Mohamed Benchicou

    ################################################## #########################

    Proche d’un P/APW FLN, le français Cieptal rafle un autre marché de 50 milliards !

    Algérie – Le français Catering international & services (CIS) est à la fête en Algérie.

    apple-system">C’est en tout cas ce que rapporte Maghreb Confidentiel dans sa dernière livraison de jeudi 18 avril.


    apple-system">Ainsi selon le magazine, sa filiale algérienne Cieptal a remporté le 9 avril le marché de restauration et gestion hôtelière de l’école de l’institut algérien du pétrole (IAP, filiale de la Sonatrach) à Skikda. Montant du contrat : un peu plus de 500 millions de dinars (50 milliards centimes).

    apple-system">Ce marché était détenu depuis un an par l’italien Ligabue Catering. Cieptal l’avait déjà « délogé » de la raffinerie de Skikda en janvier, remportant le marché pour 777 millions de dinars, là où l’italien l’avait obtenu, six mois plus tôt, pour 758 millions de dinars.
    Enfin, MC rappelle qu’en janvier, Cieptal avait déjà décroché le méga-contrat de l’Entreprise nationale de travaux pétroliers (ENTP, groupe Sonatrach) : 8 milliards de dinars sur trois ans.
    Le secret du sucés de CIS en Algérie…

    Selon ce que révèle le magazine, CIS peut s’appuyer sur Karim Bennour (FLN), Président de l’APW d’Alger et fils de Mohamed Benour, ex-PDG de l’entreprise nationale de forage (Enafor, groupe Sonatrach). Ex-gérant de CIS-Algérie au début des années 2000, il reste dans le secteur parapétrolier via la société de Catring Services Plus – où il est associé au général major à la retraite Abdelhamid Djouadi et International Service Business Co (ISBC), tous deux établis à Hassi Messaoud.


    Salutations

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    Bonne Journee

  14. #224

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  15. #225
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    Mercredi 24 avril 2019 - 21:36
    TRIBUNE
    Appel à la sagesse de l’ANP afin que l’Algérie ne sombre dans la vengeance…





    L’Algérie est en crise. Cette crise politique et sociale qui se double d’interrogations inquiètes, de peurs et d‘angoisses déchirantes, vient d’atteindre son point d’acmé avec les arrestations arbitraires, les auditions et le placement en détention d’hommes d’affaires présumés corrompus, comme Ali Haddad.

    Les auditions d'Issad Rebrab, patron de Cevital, et de l’ex-premier ministre Ahmed Ouyahia ressortent de cet ordre. Les questions qui taraudent l’esprit de beaucoup de nos concitoyens sont celles-ci : qui a ordonné de telles arrestations ? La justice civile ou militaire, et dans les deux cas, ces deux instances se fondent-elles sur quels éléments matériels fiables pour conduire sans jugements ni procès publics des hommes en prison ? Ces arrestations suivies de détention ne sont-elles pas illégales et contraires aux principes qui fondent l’Etat de droit ?
    Pourquoi ces arrestations sont opérées maintenant et non auparavant ? Si ces hommes d’affaires étaient vraiment corrompus, pourquoi la justice ne s’était-elle pas manifesté avant la date du 28 février, et disons même bien avant cette date ? Qui plus est, l’ANP est- elle habilité à ouvrir des dossiers de corruption en plaçant des présumés corrompus civils dans les geôles de « La République » et dont les procès ne relèvent pourtant point de ses prérogatives ?
    Telles sont, entre autres, les questions que se posent les citoyens et qui reviennent, tel un leitmotiv, dans toutes les conversations aussi bien publiques que confidentielles.
    Les dangers qui guettent l’Algérie et les moyens de les conjurer

    Ces hommes arrêtés ou placés en détention ne devraient pas être jugés à la sauvette, en dehors de toutes les règles du droit. Ni humiliés. D’ailleurs la manière peu amène avec laquelle ils ont été arrêtés témoigne du peu de cas fait à la dignité de la personne humaine. Les dangers qui pourraient menacer la cohésion nationale et l’unité territoriale du pays, pourrait tenir justement à la haine, aux ressentiments et aux désirs de revanche qui pourraient alimenter l’imaginaire du camp des vainqueurs du moment. En la circonstance, et afin de garantir la paix, la stabilité et la sécurité pour tous, le vainqueur de l’heure ne devrait-il pas faire preuve de magnanimité à l’égard du vaincu ?
    L’ANP dont la raison d’être est de défendre la nation et la souveraineté de l’Etat national, devrait se placer au-dessus de la mêlée. Et ne point se mêler de la justice civile, fusse-t-elle corrompue, mais de la justice militaire et de ceux qui portent de graves entorses à celle-ci.
    Elle peut, certes, contribuer puissamment à l’assainissement des mœurs politiques, à la consolidation de l’Etat de droit, et à la défense des frontières de la nation contre les convoitises des Etats étrangers, mais elle ne devrait en aucune manière interférer dans les affaires ressortant de la justice civile en s’instituant elle-même en juge civil. La haine, les règlements de compte, l’esprit tribal ou grégaire, les instincts agressifs, et la mauvaise application de la justice sociale et le droit, telles sont les sources des dangers possibles qu’il nous faudrait absolument éviter…
    La liste à rallonge des « corrompus » et des « corrupteurs » arrêtés, auditionnés et placés en détention…

    La liste des présumés corrompus et «traîtres » s’allonge de jour en jour. Je lis dans la presse le nom des frères Kouninef, celui de l’ex-premier ministre Ahmed Ouyahia , de l’ex-ministre du finance Mohamed Loukai, de Issad Rebrab et bien d’autres qui ont été soit auditionnés, soit placés en détention ou en fuite, comme le général Chentouf. Cela sans parler d’une autre liste de personnes poursuivies pour avoir comploté contre l’Etat et la nation et dont les noms ne sont pas toujours prononcés. Ainsi le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire, justifie ces arrestations par un complot qui aurait été ourdi par les ennemis du pays.
    Lors de sa « visite de travail et d’inspection », le 23 avril, à la première région militaire, il dénonce sans les citer nommément les planificateurs de ce complot attentatoire aux intérêts suprêmes du pays : « Face à ces plans, prévient-il, qui tendent à semer les graines de la discorde et de la sédition entre les Algériens et leur armée, l’Armée Nationale Populaire continue à leur faire face, conformément aux dispositions de la Constitution et des lois républicaines. Ce qui atteste de la réussite des unités de sécurité, en charge du maintien de l’ordre, à déjouer les diverses tentatives visant à semer la terreur et l’anarchie et troubler l’ambiance calme et sereine caractérisant les marches citoyennes. Ceci a été confirmé par l’interpellation, au courant de la fin de la semaine passée, d’individus en possession d’armes à feu, d’armes blanches et de grenades lacrymogènes, ainsi qu’une grande quantité de psychotropes et des moyens de communication ».
    Opération « main propre » ou règlements de contentieux entre clans antagoniques ?

    Il est possible qu’il y ait eu des « comploteurs », mais ceux-ci ne tombent pas du ciel. Ils sortent du sérail et ne concernent nullement le peuple qui, justement, n’a cure des querelles intestines internes « au Palais .» Ce qui intéresse le peuple au premier chef, c’est la refonte complète de l’Etat et l’établissement d’une justice transparente, neutre et indépendante de l’Exécutif. La justice était et reste encore inféodée au politique, et cette inféodation n’est point de nature à créer un climat de confiance entre gouvernants et gouvernés.
    L’interférence de l’armée, en cette période de vacance de pouvoir, dans la justice civile, ne favorise pas l’apaisement et risque de donner une image négative de l’armée, qui n’en a vraiment pas besoin en ce moment. Il n’est pas certain que ces poursuites judiciaires ordonnées par elle contre les comploteurs et les présumés corrompus puissent vraiment créer autour d’elle une «union sacrée». Car le peuple n’est pas dupe de ces opérations anti-corruption et sait qu’elles ressortent d’une sorte de diversion politique destinée à gagner du temps.
    Mais pour Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, la découverte des corrompus et des comploteurs justifient tout à fait à ses yeux le recours à la justice civile et sa mise au service de l’institution militaire dont il est le chef suprême. Le général Gaïd Salah ne dissimule point sa volonté d’asservir cette justice civile à des fins de purge, mais sous couvert d’une opération «main propre».
    Sa déclaration suffit à lever le mystère sur ses intentions et les objectifs poursuivis : «Par ailleurs, déclare le général, j’ai appelé l’appareil de la justice, dans mes interventions précédentes, à accélérer la cadence des poursuites judiciaires concernant les affaires de corruption et de dilapidation des deniers publics et de juger tous ceux qui ont pillé l’argent du peuple. Dans ce contexte, précisément, je valorise la réponse de la justice quant à cet appel qui représente un volet important des revendications légitimes des algériens. Je rappelle également que le Commandement de l’Armée Nationale Populaire offre des garanties suffisantes aux services judiciaires pour poursuivre avec détermination et en toute liberté, sans aucune contrainte ni pression, le jugement de ces corrupteurs, ces dispositions permettront ainsi de rassurer le peuple que son argent pillé sera récupéré par la force de la loi et avec la rigueur requise».
    Plaidoyer en faveur des présumés «corrompus » arrêtés ou détenus

    Il ressort clairement de ce qui précède que l’objectif de la mise en branle de l’appareil judiciaire avec « la cadence » que l’on on sait contre les « corrompus » et les « corrupteurs » vise, mais avec beaucoup de retard, malheureusement, à « rassurer le peuple que son argent pillé sera récupéré par la force de la loi et avec la rigueur requise.» Mais le peuple va-t-il vraiment accorder quelque crédit à cette promesse qui se veut rassurante, alors qu’il sait pertinemment que cette opération faussement apparentée à une « main propre » n’est rien de moins qu’un simulacre destiné à endormir la vigilance d’un peuple tiré soudain de sa léthargie l profonde ?
    L’honorable institution militaire, qui sait que la corruption, petite et grande, n’est pas limitée à une poignée d’hommes, mais touche quasiment toutes les couches mercantiles de la population, devrait savoir que les poursuites judiciaires engagées contre les Haddad, les Rebrab, les Ouyahia, les Kouninef, les Loukai, etc., sont vaines dans la mesure où elles ne pourront pas réhabiliter notre justice dont l’image à jamais ternie est irréversible.
    En focalisant l’attention sur ces hommes d’affaires accusés de corruption, notre général, Ahmed Gaid Salah, passe sous silence les milliers de corrompus incrustés dans toutes les interstices des institutions économiques de l’Etat. S’il fallait assainir la vie sociale et économique du pays de la corruption tentaculaire, il faudrait que ces milliers, voire ces millions de corrompus, soient également arrêtés, auditionnés et placés en détention « provisoire » qui pourrait durer des années sans qu’ils soient jugés…
    En plaçant ces hommes d’affaires dans les prisons ou en faisant une mauvaise publicité, on court le risque de voir se ralentir l’activité de leurs entreprises créatrices pourtant de richesse et d’emplois. Elles pourraient même fermer leurs portes, ce qui entraîneraient des licenciements et des pertes en termes de production de la richesse.
    En outre, une telle perspective donnerait au monde extérieur l’image d’un «pays à risque», et donc économiquement peu attrayant pour les investisseurs étrangers en notre pays. C’est pourquoi j’invite les hommes de l’ANP en les conjurant d’adopter, en l’espèce, une posture à la fois neutre et vigilante.
    L’honneur de l’ANP

    Pour préserver le crédit et le respect dont elle bénéficie auprès de larges pans du peuple algérien, l’ANP se doit de se raviser en libérant immédiatement ces détenus «corrompus » en attendant que la justice du gouvernement futur, porteur d’un sang neuf, statue de manière équitable sur leur sort. Il y va de son honneur et de son image d’armée du peuple. L’ANP devrait donc, dans l’intérêt général, se dessaisir de ce dossier « explosif», qui n’est pas le sien, et de s’atteler aux tâches urgentes que sont la formation et l’accompagnement d’un gouvernement de transition tel qu’il est réclamé et ardemment désiré par le peuple : un gouvernement dont les membres seront choisis par lui.
    De son côté le peuple devrait se défausser de l’illusion romantique selon laquelle il pourrait se passer de représentants ou de portes-paroles. Les quelques vingt millions de manifestants qui se retrouvent chaque vendredi en vue du changement du «système » ne pourront absolument pas se réunir tous ensemble autour d’une table de négociation face à leurs interlocuteurs qui ne peuvent être que ceux de l’ANP. Les retrouvailles chaque vendredi, sur les places publiques et les boulevards des grandes villes, ne devraient pas s’éterniser, car elles pourraient bien comporter le risque de dérapage qui transformerait la liesse populaire en drame irréparable…

    Rouadjia, professeur d’histoire et de sociologie politique, Université de Msila




    Auteur
    Ahmed Rouadjia (*)
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